Qu'est ce que l'hypertrophie bénigne de la prostate?

 

"La prostate est une petite glande située sous la vessie et entourant l'urètre, le canal qui sort de la vessie et permet d'évacuer l'urine. L'hypertrophie bénigne de la prostate ou adénome de la prostate est une maladie bénigne et très fréquente chez l'homme qui consiste en une augmentation du volume de la prostate avec l'âge. Cette pathologie peut donner des symptômes urinaires comme des envies fréquentes d'uriner, une diminution du jet ou un défaut de vidange de la vessie. Elle touche un homme sur trois après 50 ans et sa fréquence augmente avec l'âge."

 

Quels sont les traitements ?

 

"On essaie d'abord de traiter par des médicaments, mais si ceux-ci sont inefficaces, on peut proposer une intervention chirurgicale simple et banale, la résection transurétrale de la prostate, qui consiste en un rabotage de la prostate en passant par les voies naturelles. L'intervention se déroule sous anesthésie générale ou loco-régionale. Elle consiste à retirer le tissu prostatique grâce à un instrument appelé résectoscope que l'on introduit dans l'urètre. Aucune incision de la peau n'est nécessaire. L'objectif est de faciliter l'évacuation de l'urine.

 

L'intervention proprement dite dure environ 30 minutes et nécessite généralement deux à quatre jours d'hospitalisation. Dans la très grande majorité des cas, il n'y a pas de séquelles. La complication la plus fréquente est l'infection urinaire qui peut conduire l'urologue à prescrire un traitement antibiotique."

 

L'hypertrophie bénigne de la prostate peut-elle déboucher sur un cancer? Est-ce un facteur de risque ?

 

"Ce n'est pas parce qu'on a été opéré d'une hypertrophie bénigne de la prostate qu'on a plus de chances de faire un cancer de la prostate. Les deux pathologies n'ont strictement rien à voir entre elles. L'hypertrophie bénigne n'augmente pas le risque de cancer, mais n'empêche pas non plus son développement. C'est pourquoi on profite de l'intervention afin de dépister une éventuelle tumeur cancéreuse, mais les deux pathologies ne sont absolument pas liées."

 

Le HuffPost/AFP  | 

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