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Les barres de combustible nucléaire à l’air libre dans les piscines asséchées et fissurées pourraient relâcher bientôt 130 tonnes d’uranium directement dans l’environnement

 

Natural news:  Ethan A. Huff, 20 mars 2011

 

 

Pendant que la plupart des grands médias semblent se désintéresser de la débâcle nucléaire imminente de Fukushima Daiichi, la Nuclear Regulatory Commission (NRC, Commission de contrôle du nucléaire) a publié les dernières nouvelles sur la piscine des barres de combustible usagé désormais vide (asséchée) du réacteur 4 de la centrale.

 

Selon la NRC, une fissure ou un trou dans la piscine empêche toute tentative de la remplir et, puisqu’elle ne dispose pas des mêmes appareils de confinement que les vrais réacteurs, un incendie ou une explosion pourrait libérer directement dans l’environnement les 130 tonnes d’uranium qu’elle contient.

 

Sans eau dans la piscine, il n’existe aucun moyen de refroidir les milliers de barres de combustible irradiés  pour les empêcher de prendre feu, d’exploser, et de libérer des tonnes d’uranium toxique directement dans l’atmosphère.

 

Aucun rapport officiel n’a confirmé l’état de l’unité 4.

Selon le Los Angeles Times, en se basant sur des informations qui lui ont été fournies par des entrepreneurs zuniens qui auraient été dans la centrale de Fukushima au moment du tremblement de terre, la NRC soupçonne que la piscine de l’unité 4 est fissurée. Et Edwin Lyman, un physicien de l’Union of Concerned Scientists (UCS, Syndicat des scientifiques responsables), estime qu’il n’existe aucune solution possible:

 

« Mon intuition est que c’est une situation terrible et qu’elle ne fera qu’empirer, » a-t-il dit. « Il se pourrait qu’il n’y ait aucun moyen d’y faire face. »

Dans l’intervalle, les panaches faiblement radioactifs des premiers dégagements ont commencé à toucher l’Ouest zunien, avec possiblement les jours prochains dans leur sillage des panaches de plus forte intensité, car les radiations des derniers feux et explosions voyagent à travers l’océan Pacifique. Et malgré un quasi black-out médiatique sur la situation, il y a toujours la menace très sérieuse de retombées radioactives.


Source: "l'éveil 2011" , NatureAlerte  

 

 

                                                               SIMULATION DU NUAGE RADIOACTIF IRSN