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Fukushima: la contamination se poursuit un an aprés

Publié par Dav sur 11 Mars 2012, 06:30am

Catégories : #Changements terrestres

 Vendredi 11 mars, à 14h46 heure locale, un séisme suivi d'un tsunami ont dévasté les côtes japonaises, entraînant des réactions en chaîne dans le monde entier. Revivez jour après jour les grandes étapes de la catastrophe.

 

Un séisme historique dans une zone sismique complexe

Enregistrement spectaculaire du séisme survenu au Japon vendredi.
Enregistrement spectaculaire du séisme survenu au Japon vendredi.Crédits photo : DAVID MOIR/REUTERS

La secousse est liée à la rupture d'une faille très importante entre les plaques pacifique et eurasiatique. L'ampleur du phénomène pourrait avoir perturbé les autres failles de la région.

 

Le Japon est situé au carrefour de trois grandes plaques tectoniques. On appelle cela un point triple. Les plaques pacifique, eurasiatique et philippine se chevauchent ainsi les unes les autres dans un assemblage complexe à analyser. Le séisme, historique par son ampleur, survenu vendredi (magnitude 8,9) est lié à la rupture de la faille qui sépare la plaque pacifique de la plaque eurasiatique. A cet endroit, la première «plonge» sous la deuxième, dans ce que l'on appelle «une zone de subduction».

 

Les trois plaques eurasiatique, philippine et pacifique. En rouge la faille où s'est produit le séisme de vendredi. Source : Jolivet - 1997, lefigaro.fr.
Les trois plaques eurasiatique, philippine et pacifique. En rouge la faille où s'est produit une rupture vendredi. Source : Jolivet - 1997.

 

«Aux échelles de taille et de temps géologiques, la croûte terrestre est élastique», explique Clément Narteau, géophysicien à l'Institut de physique du globe (IPG). «En temps normal, la plaque pacifique plonge sous l'Eurasie qui est entraînée vers le bas par les forces de frottements», poursuit-il. On trouve donc à cet endroit une fosse océanique, appelée fosse du Japon. De temps en temps, l'accumulation de contraintes à l'interface des deux plaques provoque une rupture. La plaque eurasiatique se détend alors comme un ressort et remonte un peu. Plus le déplacement de la plaque et la taille de la faille sont importants, plus la magnitude du séisme est grande, plus le tsunami est violent. «Le Japon a probablement gagné un peu en altitude», remarque Clément Narteau qui prévoit de nombreuses répliques dans les jours à venir pour dissiper l'énergie encore emmagasinée dans la faille. «Il peut y en avoir pendant des années, mais leur intensité et leur fréquence va très rapidement diminuer», rassure-t-il.

«Le grand tremblement de terre du Kanto en 1923 était déjà lié à la rupture de cette faille», explique de son côté Robin Lacassin, responsable du laboratoire de tectonique de l'IPG. Ce séisme de magnitude 8 avait fait plus de 140.000 morts. Robin Lacassin n'a pas été surpris par la violence du nouveau séisme, la faille pacifico-eurasiatique n'ayant pas cédé depuis plusieurs dizaines d'années. Celui-ci pourrait d'ailleurs bien être le «Big one» que les spécialistes attendaient «avant 2035».

 

Aucun moyen de prédire la survenue d'un séisme

 

Le dernier grand tremblement de terre survenu au Japon, à Kobe en 1995, était pour sa part lié au plongement de la plaque philippine sous l'Eurasie, un autre secteur très actif*. Il existe encore une troisième zone de subduction dans cette région. Elle est liée au passage de la plaque pacifique sous la plaque philippine. La faille associée n'a pas rompu depuis longtemps.

Le sismologue Pascal Bernard, également chercheur à l'IPG, estimait ce matin sur RTL que le dernier séisme pourrait avoir bouleversé cette région tectonique complexe et probablement sous très forte contrainte. Les Japonais doivent donc rester vigilants, selon lui. Mais si une récente étude menée par des chercheurs du CNRS offre une piste intéressante dans la prévision des tremblements de terre, il n'existe aujourd'hui aucune technique fiable permettant d'anticiper ces catastrophes naturelles dévastatrices.

 

* Cette zone pourrait être encore plus complexe que prévu. Dans une étude de 2008 parue dans Nature Geoscience, le géologue Shinji Toda suggére l'existence d'une micro-plaque « posée » sur la plaque philippine juste en-dessous de Tokyo, sous le bassin du Kanto. Celle-ci agirait comme un tampon entre les deux plaques principales et pourrait renforcer le risque sismique.

Par Tristan Vey

 

publi 3-4"Vers un nouveau paradigme"

2012 et aprés

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lasorciererouge 16/07/2012 19:41


Importante manifestation antinucléaire à Tokyo, 16 mois après Fukushima


 


 


Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées, lundi 16 juillet en milieu de journée à Tokyo, pour exiger l'arrêt de
l'exploitation nucléaire auJapon, seize mois après la catastrophe de
Fukushima. Les organisateurs ont affirmé que 170 000 personnes avaient convergé à proximité du parc de Yoyogi (sud-ouest du centre de Tokyo), bien au-delà des 100 000 participants qu'ils
espéraient rassembler. La police n'avait pas encore fourni d'estimation vers 7 heures.


"Pas besoin d'énergie nucléaire ! Rendez-nous la région de Fukushima !", hurlaient les manifestants, munis de drapeaux
colorés indiquant leur ville d'origine et leur revendication. Les protestataires étaient venus de toutes les contrées du Japon : de la région du Tohoku (Nord-Est) où se trouve Fukushima, mais
aussi de l'île de Kyushu (Sud), de Shikoku (Sud-Est), de Hokkaido (Nord) ou de la région du Kansai (Centre-Ouest de l'île principale de Honshu).


"Je veux rendre un Japon propre à mes enfants et à mes petits-enfants", a expliqué Akiko Ichikawa, une
retraitée venue de la préfecture de Shiga (Centre). Stands régionaux, chants, prises de paroles simultanées en plusieurs points de l'esplanade accueillant le rassemblement : les organisateurs ont
voulu donnerun caractère résolument festif à leur action, alors que les manifestations antinucléaires organisées depuis des mois semblent prendre de
l'ampleur.


Un seul des 50 réacteurs du Japon est actuellement en
service, mais les compagnies d'électricité du pays voudraient en relancer davantage, malgré l'inquiétude des populations riveraines.


 


Source: Le Monde Pacifique

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