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Fukushima : le point

Publié par Dav2012 sur 7 Mai 2011, 07:45am

Catégories : #Environnement

De plus en plus rare dans les médias, la catastrophe nucléaire de Fukushima est pourtant toujours en court. Aujourd’hui, presque deux mois après le début de l’accident, la situation des réacteurs de la centrale de Fukushima demeure « très sérieuse », comme l’écrit elle même l’AIEA.

 

 

Le bâtiment d’un réacteur exploré pour la première fois depuis l’accident

Pour la première fois depuis le séisme du 11 mars, des ouvriers sont entrés ce jeudi 5 mai dans le bâtiment du réacteur numéro 1 de la centrale. Ces ouvriers, munis de combinaisons de protection et de bouteilles d’oxygène, doivent mettre en place un système de ventilation pour faire baisser le niveau de radioactivité.
Les travailleurs sont envoyés par l’opérateur TEPCo dans le réacteur par petits groupes, pendant une durée maximum de dix minutes, pour limiter la durée d’exposition aux radiations. La limite légale de radiations autorisées pour les hommes travaillant dans le nucléaire en temps de crise a été relevée à 250 millisieverts par an depuis l’accident de Fukushima, contre 100 auparavant.

 

Photo KyodoNews

 

Inquiétudes autour de la radioactivité en mer

 

Mardi 3 mai, Le Rainbow Warrior, vaisseau amiral de Greenpeace, a entamé des mesures sur la qualité de l’eau au large de Fukushima. Ces premiers tests, menés au sud de la centrale, visent à mesurer le niveau de contamination de la faune et la flore marine et les impacts possibles sur la chaîne alimentaire. Il s’agit d’une des dernières expéditions du

Rainbow Warrior II avant le lancement du Rainbow Warrior III, prévu à l’automne.

 

 

Tepco a rendu public ses propres résultats d’analyse de sédiments marins prélevés le 29 avril, à quelques kilomètres de la centrale – précisément dans la zone où Greenpeace voulait envoyer le Rainbow Warrior. À 15 km vers le nord, Tepco a relevé 1 400 becquerels de césium 137 par kilo et 1 300 becquerels de césium 134 par kilo de sédiment. À 20 km vers le sud, il y avait 1 200 becquerels par kilo pour chacun des césium. L’opérateur a également noté une contamination en iode 131 (entre 98 et 190 becquerels par kilogramme). Dans le même temps, les autorités n’ont rien trouvé dans les sédiments à 50 km au sud de la centrale.

 

Tepco prétend aussi vouloir nettoyer la mer en pompant de l’eau et en la filtrant pour capter certains radioéléments. En effet, malgré le colmatage de la fuite, les niveaux de contamination restent élevés. La compagnie ne peut exclure que la centrale fuit toujours dans la mer, à un moindre niveau que par le passé. Les seules mesures disponibles actuellement concernent l’eau de mer. Pour les êtres vivant dans la mer, il faut multiplier ces valeurs par un facteur de concentration. Quelques valeurs de facteurs de concentration sont données ici sur le site de l’ACRO.

 

En Belgique, des traces de radioactivité « pas alarmantes » ont été retrouvées sur trois conteneurs d’un bateau provenant du Japon qui avait fait escale en Malaisie. Le bateau était parti de Yokohama, au sud de Tokyo, cinq jours après le séisme. Voir l’article du Parisien

 

Les relations incestueuses de l’OMS & de l’AIEA

 

La crédibilité des agences onusiennes, qui surveillent l’accident nucléaire au Japon, reste remise en question. Et notamment celle de l’Organisation mondiale de la santé. Une OMS soumise au bon vouloir de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et incapable d’évaluer les risques de façon indépendante. L’accord WHA 12-40 qui lie les deux institutions, ne cesse d’être dénoncé, en interne à l’OMS, par les associations de victimes du nucléaires … Lire sur Rue89 Fukushima, Tchernobyl : « L’OMS répète les chiffres de l’AIEA » target= »_blank », et l’enquête de la TSR.

 

Sur le sujet, six représentants d’un collectif anti-nucléaire ont rencontré mercredi à Genève la directrice générale de l’OMS Margaret Chan. A la sortie de l’entrevue, ils regrettent de ne pas avoir pu obtenir d’engagement ferme. Les militants espèrent qu’un gouvernement mettra la catastrophe de Fukushima à l’ordre du jour de l’Assemblée mondiale de la santé, qui s’ouvre le 16 mai à Genève. L’Allemagne pourrait prendre l’initiative, mais « rien n’est sûr ». Un article du Asahi (version anglaise) daté du mercredi 4 mai rapporte que selon des sources gouvernementales, le montant des compensations s’élèverait à 33 milliards d’euros. Tepco devrait en prendre 50 % à sa charge. Il ne s’agit que d’une première estimation puisque la catastrophe n’est pas terminée.

Source: greenpeace

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lasorciererouge 22/09/2012 17:51



Incident sur la centrale Fukushima n°1


 


 


Une grande structure métallique s'est effondrée ce samedi dans la piscine du combustible nucléaire usé de troisième unité sur la centrale
nucléaire japonaise Fukushima-1, et, heureusement, aucun des employés de la station n'a été blessé.





L'incident s'est produit lorsque les employés de l'entreprise soulevaient les débris de ciment de la piscine avec
une grue. La flèche de grue a touché une structure métallique d'une longueur de plus de 7 mètres et pesant 470 kg, qui se trouvait sur le bord de la piscine, et elle est
tombée.
Cet incident pourrait compliquer l'opération sur soulèvement des barres de combustible usé, s'il s’avère qu'elles
ont été endommagées. Selon le gouvernement du Japon, le démantèlement final de la centrale nucléaire Fukushima-1 prendra au moins 40 ans


 


 


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...la suite au prochain épisode !! 

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