Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Guy Corneau : « La maladie nous demande un effort amoureux »

Publié par David Jarry - Webmaster sur 22 Janvier 2014, 07:15am

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Quelles sont nos capacités de réparation intérieures, et comment pouvons-nous nous connecter à elles afin de nous guérir ? D’après Guy Corneau, survivant d’un cancer, il nous faut commencer par renouer un lien d’amour et de joie avec nous-mêmes.
Psychanalyste québécois formé à l’Institut Carl Gustav Jung de Zurich, bien connu du grand public, Guy Corneau a été diagnostiqué en 2007 d’un cancer de grade 4, potentiellement terminal. Suivant différents traitements pour se soigner, à la fois conventionnels et holistiques, il a surtout contacté à travers cette épreuve la profonde nécessité de se reconnecter à la vie créative. Puissamment humain, son récit a impacté le public du congrès Nouvelle approche du vivant de Quantique Planète en novembre 2013. Témoin légitime qu’une guérison est possible, Guy Corneau nous parle de cet effort amoureux envers nous-même, que la maladie nous invite à faire.

Vous parlez de la maladie comme d’un signal pour nous réveiller à la vie
Oui. La maladie vient nous déranger et nous cherchons bien sûr à la guérir. Mais nous ne pouvons pas changer une chose en nous-mêmes, si nous ne sommes pas tout d’abord capables de la respecter et d’être à l’écoute de ce qu’elle veut dire. Qu’est-ce que la maladie vient éclairer ? Souvent elle parle d’une partie en soi que nous avons abandonnée, d’une partie de notre élan créateur qui est négligée, pour toutes sortes de raisons. Et si à la longue ces éléments-là ne sont pas écoutés, bien sûr ils se transforment en maladie pour que nous puissions les ressentir avec un peu plus d’acuité.

Donc je parle de la maladie comme faisant partie de la santé, comme une parole de l’intelligence intérieure, mais aussi universelle, qui vient nous interpeller. Car la maladie parle de toutes sortes de choses, de nos zones de fragilités personnelles certes, mais aussi de notre environnement, de nos lignées familiales et de la relation que nous entretenons avec tout ça. Les épreuves m’ont par exemple permis de trouver des ressources, autant extérieures qu’intérieures, que j’ignorais complètement. Notre corps est donc comme un témoin de notre union ou de notre désunion avec la vie. Il témoigne de notre rapport ou de notre absence de rapport avec l’unité fondamentale qui sous-tend notre monde. Les maladies sont des invitations à des retrouvailles avec la sensation, pas juste le savoir, mais la sensation, d’une union avec la vie en nous et autour de nous.

Qu’en est-il de nos capacités d’auto-guérison ?

J’ai découvert, à travers le cancer, que rien ne pouvait me sauver de moi-même. J’ai eu à sortir d’une attente irréaliste et magique, celle que la chimiothérapie, les médicaments, mon acupuncteur, mon homéopathe, mon énergéticien, mon tai chi, pouvaient me sauver. J’ai avant tout compris que toutes ces approches rassemblées constituaient un environnement soignant, favorable à l’éveil du médecin intérieur en moi. L’environnement soignant est absolument nécessaire pour stimuler nos mécanismes d’auto-réparation, mais il est important de prendre conscience que ces mécanismes viennent de l’intérieur. Les mécanismes de guérison sont constamment là, prêts à nous aider. Il n’y a pas besoin de les inventer. Tout en nous veut guérir et tout veut se régénérer. Il s’agit d’accompagner de notre volonté, de nos intentions conscientes, ce que la nature fait déjà.

Notre état intérieur est donc primordial dans cette remise en santé, pour ce processus de régénération. J’ai vu l’importance de renouer avec une présence à moi-même beaucoup plus respectueuse, tendre, qui amène inévitablement de la joie. Et c’est cette joie intérieure qui guérit. Elle donne le message à nos cellules qu’il y a de la vie, et nos cellules répondent en fabriquant de l’immunité, parce qu’elles veulent vivre.

Devons-nous donc agir sur notre état intérieur pour guérir ?

 


Notre état intérieur est la seule chose sur laquelle nous avons un peu de maîtrise. Nous avons structuré des façons d’être, des façons de faire, des croyances, des peurs, pour éviter l’impact de la répétition des blessures. Donc chez chacun, une personnalité s’est mise en place à notre insu, au départ parce qu’il fallait survivre. Mais avec le temps cette personnalité devient aussi une prison, elle se rigidifie. Alors nous cherchons le bonheur et l’ouverture, mais en même temps, nous craignons de nous ouvrir. Nous voulons changer mais ne pas bousculer notre zone de confort. Du coup, sans vraiment le vouloir, nous sommes aussi beaucoup dans la fermeture.
Donc oui, il faut agir sur nos états intérieurs pour stimuler la vie et nos capacités de guérison qui n’attendent que nous. Je ne dis pas que c’est facile, mais nous sommes beaucoup plus que le petit personnage auquel nous nous sommes identifiés. Donc ça commence par se concevoir comme un ensemble énergétique intelligent et en évolution, qui donne naissance à l’être que nous sommes, et qui est connecté au monde et à d’autres champs énergétiques intelligents visibles ou invisibles. Il faut élargir le connu pour se redécouvrir, et redécouvrir la réalité dans laquelle nous baignons. De toutes façons, si nous restons avec nos rigidités nous allons mourir avec elles alors qu’il est peut-être encore temps de suivre le chemin de la vie, de retrouver la fluidité. Mais c’est vrai que ça va toujours demander une sorte d’effort parce que le personnage a prouvé son efficacité par rapport à la survie, et on y est attachés. Et la peur de ne pas être aimé est aussi très ancrée en nous. Une voix nous dit « si tu changes, si tu oses autre chose, on ne va plus t’aimer, tu vas être rejeté, tu vas de nouveau souffrir ». Changer nous demande un effort amoureux envers nous même.

Il y aurait un choix de vie à réitérer constamment ?
 
Oui, petit à petit, nous apprenons à dépasser les peurs et les rigidités. Cela demande une attention consciente pour être en mesure de choisir la joie, l’amour, l’ouverture. C’est pour cela que les tibétains parlent du guerrier de lumière. Nous devons choisir et cultiver nos états intérieurs, et les nourrir. Vous pouvez choisir aujourd’hui d’aller vers la sérénité et tenter de rester dans cette position intérieure, qui est joyeuse et qui est tranquille en même temps. Et là, toutes sortes de choses vont venir vous percuter. Toutefois, à chaque fois, vous allez choisir de retrouver votre axe de sérénité consciemment. Peut-être faudra-t-il le faire 100 fois dans la journée pour que ça s’installe de façon plus permanente.
C’est un peu comme faire du sport, même si on sait que c’est bon pour nous, il y a toujours un petit effort à faire. Je pense que la chose la plus radicale qui puisse arriver sur notre chemin c’est de pratiquer un amour sans conditions et sans attentes, de pratiquer une joie sans raison, comme une offrande à l’univers. Peu importe ce qui arrive aujourd’hui, je choisis d’être joyeux et c’est une sorte d’ascèse. Ce qu’il faut comprendre c’est que ce choix, qui demande une auto-discipline, est au final un cadeau que l’on se fait à soi-même. Et ce cadeau, personne d’autre que nous ne peut nous l’offrir.

Plus d’informations

Revivre !, Guy Corneau
Editions Les liens qui libèrent (Janvier 2011 ; 305 pages)



Le meilleur de soi, Guy Corneau
Éditions Robert Laffont (Mars 2007 ; 312 pages)



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Commenter cet article

gwendal 23/01/2014 01:51


@ummite, salut, j'ai dans ma famille 2 cas identiques de "non-dit" (ne pas dire ce qu'on sait très bien qu'on devrait dire ...et ne pas le dire pèse sur la conscience) qui se sont fini
par 2 cancers identiques ...à la gorge (le lieu de la parole ...d'où auraient du sortir les non-dit)


Le non-dit de mon père l'a tué.


Le non-dit de mon oncle ne la pas tué (totalement guéri) mais il se laisse aller...(le non-dit n'est pas encore dit, alors il est possible qu'il risque de rejoindre bientôt son frère
dans les cieux...). Le pire est que le non-dit de mon oncle, je le connais, et je peux affirmer que c'est rien du tout! Les gens se font toute une histoire de choses finalement peu
importantes!


Normalement, c'est à la personne qui vit mal un non-dit de le briser ...en parlant, mais comme j'ai l'impression qu'il ne le fera pas, je vais le faire à sa place ...en espérant qu'il se dise "ah
ouai, t'as raison, il n'y avait rien de grave en fait", car il suffit parfois d'un autre point de vue pour mieux comprendre...

ummite 22/01/2014 14:01


bonjour david jarry


alors comment expliquez vous les enfants en bas age de 1 an à 16 ans atteints par le cancer ? la maladie leurs demandent un effort amoureux  ?


jene parles pas des animaux  qui sont eux aussi atteint de cette calamité.

David Jarry - Webmaster 22/01/2014 15:07



Le sujet est vaste et long! je ne cherche à convaincre personne, recherchez par vous même et ouvrez vous à l'extraordinaire au delà de ce que l'oeil peut percevoir! dans le cas précis que vous
prenez en exemple, il s'agit de ce qu'on appelle les maladies karmiques; il faut savoir que nul ne nait innocent mais porte déjà un bagage: ce n'est pas une religion ni une
croyance mais une loi universelle qui sera communément admise dans un futur proche


Bien cordialement  ummite



ami 22/01/2014 09:43


oui,tout cela est juste........notre histoire personnelle commence en notre "fort"


interieur.....la vie par ses epreuves, ses ecoles nous apprend a nous defendre


contre toutes agressions,certes..a la longue,l'on se bloque,l'on se ferme,l'on se


protege,et cela est bien normal :mais ce "fort" interieur est devenu fermé,blindé,


hermetique ,et toutes nos peurs,angoisses,problemes non liberés sont piégés


a l'interieur et ne peuvent plus partir:ils nous asphyxient,ils nous rendent


malade,la maladie est la,et est la simple revelatrice de cette problematique


interieure (faut bien que ça explose un jour)alors,peut-on parler de crise


de guerison ?! je pense que oui,dans le sens ou celle-ci nous libere...........


je ne reprendrai pas les propos parfaitement expliqué de sieur GUY CORNEAU,


mais terminerai en donnant une image:" ouvrez portes et fenetres de votre


"fort" interieur afin que le soleil inonde vos cellules et transmutte tous ce que


ces maux vous disent ,ainsi par votre ouverture vous redeviendrez un rayon


de soleil et pourrez a votre tour eclairer votre entourage" ...un moyen tres


simple pour cela ,mais peut-etre pas evident quand on est dans le conlit:


(c'est notre travail) LACHEZ-PRISE, au max,respirez profondement, laissez-vous


aller,reprenez confiance en vous,car oui votre soleil interieur peut faire des


MIRACLES.......................................................................

ummite 22/01/2014 09:21


quelle arnaque : si cela était vrai , cela se saurait , les victimes du cancer ont beau aimer , rien n'y fera , le seul
réconfort qu'il peut trouver dans sa souffrance quotidienne , c'est l'amour et la présence des siens !

David Jarry - Webmaster 22/01/2014 12:54



Je me permet d'intervenir pour vous dire que l'orignine d'un cancer né toujours d'un conflit intérieur non résolu! dans le milieu médical on commence à étudier cette possibilité Merci



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