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Halo lumineux du 29 septembre 2013 : la preuve par trois

Publié par Dav sur 3 Octobre 2013, 12:15pm

Catégories : #UFO

Dans un précédent article, nous vous faisions part d'une très grande similitude entre les passages de la fusée Falcon 9 lancée une heure plus tôt, et celui d'un halo lumineux bien mystérieux dans le ciel du Sud de l'Océan Indien, dans la soirée du 29 septembre 2013. Les preuves en faveur d'un largage de carburant effectué par la fusée pour expliquer ce halo étaient fort nombreuses. Depuis lors, d'autres indices n'ont cessé de s'accumuler, et il est même possible de reconstituer ce mystérieux phénomène sur logiciel.

 

 

Suite à notre précédente publication, vous avez été nombreux, que ce soit sur le site ou sur notre page Facebook , à nous demander des précisions ou à nous faire des remarques pertinentes au sujet de notre explication. L'équipe de Ciel des Hommes vous remercie tout d'abord de l'intérêt que vous avez porté à ses travaux. Il est vrai que l'explication du phénomène observé dimanche soir par un largage de carburant de fusée peut poser de nombreuses interrogations, tant ce type de phénomène est plutôt rare à observer, ce qui n'en facilite évidemment pas sa compréhension.

C'est pourquoi nous avons choisi de vous expliquer ce phénomène en image, grâce à un simulateur de suivi de satellites. Il est en effet désormais possible de reconstituer l'observation du 29 septembre sur logiciel.

 

Avant toute chose, il convient de caractériser l'observation du halo dans ses grandes lignes : le phénomène a été observé depuis le Sud de l'Océan Indien, vers 21h00 à la Réunion et l'Ile Maurice, vers 20h00 à Madagascar et Mayotte (ce qui correspond au même horaire, puisque Madagascar et Mayotte ont une heure de décalage avec les Mascareignes). Le halo lumineux se déplaçait du Sud vers le Nord, était visible vers l'Ouest depuis la Réunion et Maurice. L'observation a duré au total environ dix minutes. Une vidéo assez complète du phénomène réalisée depuis l'Ile Maurice ainsi que différents témoignages concordent sur le fait qu'en fin d'observation, le halo lumineux s'est assombri avant de disparaître en plein ciel. Ce dernier détail est assez caractéristique de l'entrée d'un satellite dans l'ombre de la Terre : n'étant plus éclairé par le Soleil, il disparaît à vue d'oeil.

 

D'un autre côté, nous avons également des éléments très concrets concernant le lancement de la fusée Falcon 9 : elle a décollé à 16h00 TU (18h00 heure de Paris, ou bien encore 20h00 heure de la Réunion) depuis la base Vandenberg, située en Californie, juste au Nord de la ville de Los Angeles. Le lancement s'est effectué sur une orbite quasi-polaire, puisque son inclinaison orbitale est de 80°.

 

Pour cette simulation, nous appellerons la fusée Falcon 9 et ses différents satellites « Objet A ». En fait, les éléments orbitaux correspondent à ceux du satellite CASSIOPE, charge utile principale du lancement, mais cela importe peu, car CASSIOPE était très peu éloigné de l'étage de fusée Falcon 9 lors de son passage au-dessus de l'Océan Indien.

Pour vérifier dans un premier temps que les éléments orbitaux utilisés sont corrects, il est utile de vérifier que l'objet testé se trouve à l'endroit d'où il a été lancé, à l'heure où il a été lancé. La première image montre que c'est effectivement le cas, avec toutefois un petit décalage dans le temps, car les éléments orbitaux utilisés sont valables pour un objet à 1500 km d'altitude, ce qui n'est effectivement pas le cas au moment du lancement. Néanmoins, la simulation montre que la trajectoire du satellite passe exactement sur la base de Vandenberg, à 16h06 TU au lieu de 16h00 TU.

D'après le planning des opérations de lancement, les différentes charges utiles ont été larguées entre 15 et 20 minutes après le lancement. A ce moment là de la mission, l'étage de la Falcon 9 (et les différents satellites lancés) survolaient le Sud du Pacifique, dans la région de l'Ile de Pâques. En comparant les deux premières images, on s'aperçoit bien que les objets fonçaient alors plein Sud. Vers 16h37 TU, l'ensemble atteignait son point le plus au Sud de son orbite, par 80° de latitude au-dessus de l'Antarctique. Et qui dit point le plus au Sud, dit remontée ensuite vers le Nord...

A 16h49 TU, les choses deviennent très intéressantes. Le cercle jaune entourant l'Objet A montre sa zone de visibilité au sol. Quiconque se trouve dans ce cercle peut donc en théorie observer l'objet, pour peu qu'il fasse nuit au sol, et que le satellite soit éclairé. Or, c'est justement le cas ici, et pour deux raisons :

- la zone d'observation du halo lumineux était alors plongée dans la nuit (zone grisâtre sur la carte)

- le satellite était éclairé par le Soleil, puisque sa zone de visibilité recoupe en partie la partie éclairée de la Terre (zone non grisâtre).

Bref, à 16h49 TU, soit 20h49 heure de la Réunion et Maurice, 19h49 heure de Madagascar, l'Objet A commence à devenir observable depuis les îles précitées, puisque la zone de visibilité de l'Objet A commence à les englober. On peut noter que l'Objet A arrive par le Sud, et que sa trajectoire l'amène à passer à la verticale de la côte orientale de Madagascar. Par déduction, cela signifie qu'il était visible vers l'Ouest depuis la Réunion et Maurice, exactement ce que décrivent les témoignages ! Et ce n'est pas tout, car 20h49 (heure de la Réunion et Maurice), cela correspond tout simplement... au début de l'horaire d'observation du phénomène de halo lumineux ! Coïncidence troublante, n'est ce pas ?

Si on laisse défiler la simulation, un détail très intéressant apparaît quelques minutes plus tard : à 17h01/17h02 TU, soit 21h01/21h02 à la Réunion et Maurice, ou bien encore 20h01/20h02 à Mayotte et Madagascar, la zone de visibilité de l'Objet A entre entièrement dans la zone de la Terre plongée alors dans la nuit. Cela signifie qu'à partir de ce moment là, l'étage de fusée entre dans l'ombre de la Terre, et disparaît visuellement parlant. Or, comme rappelé en début d'article, c'est exactement ce qui est décrit par les témoins, à l'heure où le phénomène a disparu... Une nouvelle coïncidence troublante.

 

Et ce n'est pas tout : en comparant ces deux dernières images, cela signifie qu'en théorie, l'Objet A a été visible à l'oeil nu pendant 13 minutes, une valeur extrêmement proche de la durée d'observation du halo lumineux.

Bref, la simulation sur logiciel permet de retrouver, dans le bon créneau horaire, les différents éléments des témoignages : trajectoire Nord-Sud, visibilité d'environ dix minutes, et disparition/assombrissement en plein ciel.

Nous pouvons en déduire que si l'étage de fusée de la Falcon 9 effectuait alors un largage de carburant, un halo gazeux avait toutes les chances de pouvoir être observé depuis le Sud de l'Océan Indien. Et justement, la société SpaceX a confirmé avoir effectué une vidange contrôlée de carburant après les opérations de lancement des satellites, ceci afin de neutraliser l'étage de fusée qui va désormais rester en orbite pour les années à venir. Il s'agit d'une procédure désormais classique lors des lancements de fusée, car les cycles de gel et de dégel des ergols en orbite peuvent entraîner leur explosion, pouvant alors engendrer des débris spatiaux extrêmement dangereux pour les autres satellites.

 

Une question nous a été posé de savoir pourquoi ce halo lumineux n'avait pas été observé ailleurs dans le monde. La réponse à cette question est assez simple, et pour plusieurs raisons. Tout d'abord, les bulles de gaz engendrées par les vidanges de carburant en orbite n'ont qu'une durée éphémère (quelques minutes à quelques dizaines de minutes), après quoi la bulle est bien trop diffuse pour pouvoir être visible à l'oeil nu. Enfin, la zone de visibilité de l'Objet A à 17h01 TU montre qu'en théorie, celui-ci était visible depuis une très grande partie de l'Afrique australe. Néanmoins, et étant donné que les pays à l'Ouest du Mozambique et de la Tanzanie étaient alors proches de la limite jour/nuit, cela signifie que le ciel était alors crépusculaire, plus ou moins clair, rendant alors difficile l'observation potentielle du halo lumineux.

 

La simulation montre qu'en théorie, les pays de la Corne de l'Afrique étaient bien placé pour l'observation, et qu'on peut, en théorie, y trouver également des témoignages. En théorie, car la situation géopolitique ainsi que les infrastructures internet de cette région du monde va rendre ardu le recueil de témoignages. La météorologie peut également y avoir empêcher toute observation du halo.

 

On peut également souligner que la société SpaceX avait prévu une opération de réallumage du dernier étage de la fusée Falcon 9, en vue de démontrer son potentiel. Ceci suppose un emport non négligeable de carburant supplémentaire. Or, cette opération de réallumage s'est soldée par un échec, contrairement à la vidange de carburant : on peut donc supposer que cette vidange a bénéficié d'une quantité de matière non négligeable, rendant l'observation du halo encore plus spectaculaire.

Enfin, des simulations sur des sites de prévisions de passages satellitaires montrent que la trajectoire de la fusée Falcon 9 correspond exactement à celle du halo lumineux observé dimanche soir.

Avec tous ces éléments en poche, le doute n'est désormais plus permis : le halo lumineux correspondait bien à une vidange de carburant du dernier étage de la fusée Falcon 9.

 

 

Thibaut Alexandre cidehom

NP le nouveau paradigme

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Chikungunya 22/10/2013 19:34


Vous dites que le décollage s'est effectué à 1600 TU (2000 local Réunion) et que l'observation s'est faite à 1950 local...


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