Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 19:34

 © afp.

Une association mahoraise de protection des animaux a découvert en fin de semaine dernière les cadavres d'une cinquantaine de makis, ces petits lémuriens protégés, sur un îlot appartenant à une réserve naturelle, a-t-on appris mardi auprès de la préfecture de Mayotte.

La préfecture et l'association des Naturalistes de Mayotte, gestionnaire de la réserve naturelle de M'Bouzi où s'est déroulée l'hécatombe, vont porter plainte. Les makis sont en effet une espèce protégée par la convention de Washington sur la faune et la flore menacées d'extinction. Les animaux ont peut-être été empoisonnés, les médias locaux parlant d'un usage de raticide, mais la préfecture n'a pas confirmé cette hypothèse, attendant le résultat d'analyses pratiquées sur les cadavres.

Ce sont des bénévoles de Maecha Komba na Zoumbé (MKZ), association de protection notamment des lémuriens, qui ont fait la macabre découverte vendredi dernier, dans cet îlot situé à peine à deux kilomètres de Mamoudzou, dans le lagon. Ils s'y rendaient dans le cadre d'une campagne de contraception de ces petits lémuriens emblématiques de Mayotte qui, introduits il y a plusieurs années par l'association Terre d'Asile dans cette île, y ont proliféré de manière excessive, mettant en péril le milieu insulaire.

L'îlot M'Bouzi est devenu une réserve naturelle nationale depuis 2007 et abrite un des derniers reliquats de forêt sèche primaire existant à Mayotte. Selon l'association Terre d'Asile, qui continue de les nourrir en approvisionnant des mangeoires, la population de makis est actuellement estimée entre 600 et 800 individus. Elle augmente de 10% chaque année, a souligné la préfecture.

Source: afp.com

 

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