Ils roulent à l’huile, au café ou à la graisse de canard

Publié le 25 Mars 2012

       
 
 

Andy PagDevant un monde toujours autant tributaire du pétrole et de sa fin programmée, en matière de transport, il y a eu de tout et n’importe quoi. En matière de véhicules écolos aussi. Mais parmi les initiatives les plus loufoques, certaines ont réellement fait leurs preuves, à défaut de pouvoir franchir le cap de la commercialisation. Focus sur ces voitures qui ne roulent ni au sans-plomb, ni au diesel ni à l’électrique, et qui révolutionnent à leur échelle notre manière de nous déplacer. Les solutions ne manquent pas pour remplacer l'aire du pétrole... il manque juste de volonté.


 

Pour rouler propre, il n’y a pas que la voiture électrique. D’autres alternatives sont possibles, à la fois simples et inattendues. De 2009 à 2010, le britannique Andy Pag a ainsi effectué un tour du monde au volant d’un vieil autobus restauré et alimenté… à l’huile de friture usagée. La finalité de sa démarche était de prouver qu’il est possible de rouler au biocarburant sans pour autant contribuer à la déforestation ou à la famine dans les pays en développement (PED). Il a traversé 25 pays au volant de son véhicule, rénobiodevé à l’intérieur à partir de matériaux récupérés, équipé de panneaux solaires et abritant un réservoir à huile de mille deux cents litres pourvu d’un système de filtrage. A noter qu’il ne s’agissait pas d’un coup d’essai pour M. Bag, qui, à Tombouctou (Mali), avait déjà conduit avec succès un camion alimenté à un biodiesel élaboré à partir de beurre de cacao.

 

huile et carburant

 

Son compatriote Martin Bacon a quant à lui recyclé une vieille Rover SD1 et l’a dotée d’un système lui permettant de la faire fonctionner au café. Explications : le véhicule brûle dans un premier temps des graines de café usagées afin de générer du dioxyde de carbone et de la vapeur d’eau. Ceux-ci sont ensuite réduits par un gazéificateur en monoxyde de carbone et dihydrogène, des gaz par la suite filtrés puis refroidis et enfin acheminés par des tuyaux dans des cylindres qui font tourner le moteur. Par ailleurs, voiture recyclée fonctionnant avec des grains de café eux aussi recyclés ne veut pas dire performance zéro. La Rover SD1 devenue « propre » a en effet remporté la course d’Elvington (Grande-Bretagne) et est entrée dans le Guinness Book des records en atteignant la vitesse de 107 km/h.

 

 

 

 

Recycler la graisse animale

 

Huile de friture, graines de café... et puis quoi encore ? La graisse de canard par exemple. Deux agriculteurs bio installés près de Périgueux (Dordogne) ont en effet eu l’idée de recycler les graisses de canards et de porcs. Il s’agissait dans leur esprit de faire d’une pierre deux coups : produire un carburant « vert » et recycler un produit local, après avoir constaté le gaspillage des graisses animales dans la région, notamment celles issues de la préparation des foies gras de canard. 24 000 litres de carburant ont été produits l’an passé et le duo espère atteindre les 40 000 litres cette année.

 

En Louisiane (Etats-Unis), c’est la graisse d’alligator qui est cette fois recyclée, sur le même principe. De nombreux alligators sont en effet élevés pour leur peau et leur viande, mais leur graisse reste inutilisée et il s’agit là d’une façon efficace de la retraiter. Enfin, pourquoi ne pas alimenter son moteur grâce à du papier, responsable d’une quantité considérable de déchets. Des chercheurs de l’Université de Tulane, à la Nouvelle-Orléans (Etats-Unis), auraient découvert une bactérie capable de transformer la cellulose dont est composé le papier en... butanol, utilisé comme biocarburant. Une autre prouesse qui méritait d’être saluée.

 

source : http://yahoo-evenements.fr/

publi 3-4"Vers un nouveau paradigme"

2012 et aprés

 

Rédigé par Dav

Publié dans #Environnement

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France 26/03/2012


Il y aussi le vélo qui ne consomme que de l'huile de mollet...

lasorciererouge 31/03/2012


http://spread-the-truth777.blogspot.fr/search/label/Autres%20info?updated-max=2012-03-11T10:44:00%2B01:00&max-results=20&start=9&by-date=false


 

lasorciererouge 12/04/2012


Carburant : attention au débit sur le compte!


Ho la belle info que voilà! Lorsque vous allez à la pompe faire le plein et qu’en payant par carte à un distributeur à paiement direct, le distributeur vous indique que vous pouvez mettre
90 euros de carburant, même si vous ne mettez que 10 euros, 90 euros seront bloqués sur votre compte durant un certain laps de temps, avec les conséquences que cela peut impliquer: refus de
paiement d’autres achats, frais de compte, etc… Moralité, ne payez qu’en liquide à la caisse!


 


 





 


Les automobilistes ne le savent pas forcément mais à chaque fois que l’on se sert en carburant à une pompe automatique, le montant maximum autorisé est gelé sur le compte bancaire pendant
plusieurs jours. Une pratique dénoncée par l’association UFC Que Choisir.



La pratique est surprenante et les pétroliers comme les banques se sont bien gardés de l’ébruiter. La somme globale autorisée qui apparaît lorsqu’on veut se servir du carburant est tout
simplement gelée entre 8 et 30 jours selon les banques.


Le montant n’est pas débité, certes, mais cela ampute la capacité maximale de paiement dont chacun dispose et l’opération se reproduit à chaque passage à la pompe. Surpris, la plupart des
automobilistes ignoraient cette pratique.


Un nouveau système serait à l’étude pour éviter le gel de la somme globale autorisée. Un système qui est en cours d’agrément et qu’il faudra ensuite faire installer dans les stations-service et
cela dépendra du bon vouloir des pétroliers.


Source: bfmtv.com via Les moutons enragés


....ou comment ils se font PLUS de fric sur votre dos ! 

lasorciererouge 13/09/2012



Une PME française produit du biocarburant via une bactérie, 1ère mondiale



PARIS - La
société française de biotechnologies Deinove a annoncé jeudi être parvenue à produire du bioéthanol de deuxième génération via une bactérie, revendiquant une première mondiale qui simplifie le
processus de fabrication habituel et permet d'en réduire le coût.

Ses équipes de recherche et de développement sont parvenues à isoler et optimiser une souche de bactéries déinocoques capable de
produire de l'éthanol à partir d'une biomasse végétale industrielle à base de blé, indique l'entreprise basée à Montpellier dans un communiqué.

Une solution contenant plus de 3% d'alcool --et donc 3% d'éthanol pouvant être utilisé dans ou à la place de l'essence-- a été
obtenue, précise Deinove.

Pour parvenir à une application industrielle, il faudrait atteindre 8%, a expliqué à l'AFP son directeur général, Jacques Biton.
Mais nous sommes partis de 0,0001%, a-t-il souligné.

Selon lui, le procédé --soutenu par le groupe français du sucre et de biocarburants Tereos et la banque publique Oséo-- pourrait
atteindre une production industrielle en 2014.

Outre qu'il n'utilise pas de matière végétale comestible, le procédé mis au point a aussi l'avantage de ne nécessiter qu'une
étape, sans l'ajout habituel d'enzymes ou de levures, souligne l'entreprise.

S'il valide son concept, Deinove pense pouvoir réduire de 20 à 30% le coût de fabrication actuel des biocarburants.

Cela faisait plusieurs années que la société du sud de la France, qui a déposé des brevets en 2009, cherchait à obtenir du
biocarburant grâce aux déinocoques. Conséquence de son annonce, son cours de Bourse a bondi de près de 50% depuis le début de la semaine.

Les biocarburants dits de 2e génération désignent l'éthanol ou le biodiesel utilisant des déchets ou des végétaux non comestibles
par l'homme, par opposition à la première génération, qui utilise les céréales, des plantes sucrières ou des oléagineux pour faire du carburant.

Cette percée technologique intervient alors que le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll vient d'annoncer mercredi une pause
de la France dans les biocarburants de première génération, accusés de contribuer à la flambée des cours des céréales.

Outre la mise au point d'un procédé compétitif, le développement des carburants de 2e génération fait aussi face à l'obstacle
logistique de l'approvisionnement en biomasse (paille, sons de céréales, bois...), moins riches en énergie que les grains par exemple.

Cela implique que d'importantes quantités soient transportées jusqu'aux usines de transformation, ce qui nécessite du transport
routier consommateur de... carburant.



Source: Romandie