Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


L'autonomie est-elle l'avenir de notre société?

Publié par Dav sur 27 Mai 2012, 20:53pm

Catégories : #Société

 

L'autonomie est-elle l'avenir de notre société?Le capitalisme d'aujourd'hui semble s'être laissé piéger par sa complexité et son obsession du profit.

afp.com/Remy Gabalda

 

 

Le capitalisme d'aujourd'hui semble s'être laissé piéger par sa complexité et son obsession du profit. Et nous, citoyens-consommateurs, courons chaque jour derrière la consommation, l'épargne, le travail, la sécu, la retraite... Est-ce vraiment la bonne réponse à notre quête personnelle de sens et de bien-être? Une solution est en marche qui pourrait résoudre une partie de nos difficultés: l'autonomie.

 

Chaque homme doit inventer son chemin... mais est-ce véritablement le cas dans nos sociétés modernes? Perdu dans ses finances incontrôlables, ses productions mondialisées et ses entreprises où l'humain et la nature ne pèsent pas bien lourds, le capitalisme d'aujourd'hui semble s'être laissé piéger par sa complexité et son obsession du profit. Et nous, citoyens-consommateurs, courons chaque jour derrière la consommation, l'épargne, le travail, la sécu, la retraite... Est-ce vraiment la bonne réponse à notre quête personnelle de sens et de bien-être? Est-ce la bonne voie pour pérenniser notre économie et réinventer l'imaginaire de notre avenir collectif?

 

Une solution est en marche qui pourrait résoudre une partie de nos difficultés: l'autonomie. Du grec autos et nomos, l'autonomie est la faculté d'agir par soi-même en se donnant ses propres règles de conduite. C'est par exemple l'histoire du philosophe humaniste Pierre Rabhi qui décide au début des années 60 de s'extraire de la vie urbaine pour s'installer en Ardêche où il devient agriculteur auto-suffisant tout en adoptant une simplicité volontaire -le fameux "retour à la terre" dont les joies et les affres ont été immortalisés avec humour par les BD de Larcenet et Ferri.

 

 

Le royaume des "créateurs-fabricants"

 

C'est aussi le royaume du do-it-yourself, ce mouvement d'individus qui cherchent à tout fabriquer par eux-mêmes. Ainsi pour fédérer ce type de communauté d'inventeurs-bricoleurs en pleine expansion aux Etats-Unis, Dale Dougherty a créé le magazine à succès Make magazine et les foires Maker Faire tout en proclamant "We are all makers!" (nous sommes tous des créateurs-fabricants).

 

 

Enfin, c'est aussi un autre mouvement, celui qui consiste -grâce à des solutions techniques adaptées- à se débrancher de l'ensemble des lignes et canalisations centralisées (électricité, gaz, eau, égouts). Ce mouvement Off the grid1 et ce choix de vie assumé, concernerait par exemple déjà 750 000 foyers américains, pas tout à fait une goutte d'eau...

Car imaginons... que nos maisons soient autonomes en énergie, eau et déchets, voir l'expérience pilote accessible à tous Heol près de Nantes avec des consommations divisées par quatre (à noter que même IBM travaille sur des projets d'auto-alimentation énergétique par la chaleur dégagée par nos ordinateurs, le mouvement de l'eau dans nos canalisations, la marche, le jogging...); imaginons que nos villes soient aussi un grand terrain de jeu de l'autonomie avec les jardins partagés, les composts, les toits végétalisés, les poules, potagers et ruches sur les balcons-terrasses, les panneaux solaires, les mini-éoliennes...; imaginons que notre alimentation provienne principalement de nos jardins (potagers, vergers, ruches, poules...), de cueillette ou de circuits courts comme les AMAP (distribution directe de fruits et légumes de l'agriculteur vers le consommateur à travers une association); imaginons qu'une grande partie des objets et des services dont nous avons besoin provienne du troc, d'une fabrication maison, de réseaux d'échanges de savoirs, d'accorderies (voir la nouvelle expérience soutenue par la Mairie de Paris dans le 19e arrondissement); imaginons que nous devenions acteurs de notre santé au travers de méthodes préventives (style de vie, plantes, médecines naturelles...); et imaginons enfin que notre épargne finance en toute transparence des projets durables de proximité.

 

 

Plus d'indépendance pour un meilleur contrôle des budgets

 

Grâce à ces changements d'habitudes qui nous concernent tous, grâce à ces individus qui se débranchent en partie du "système", imaginons nos sociétés occidentales consommant moins de pétrole, moins d'électricité, moins de finance internationale, moins de médecines technologiques, moins d'objets, et générant moins de déchets, moins de gaspillages...

N'est-ce pas la voie pour que chaque économie trouve une plus grande indépendance et donc un meilleur contrôle sur ses budgets et son destin? Pour que les tensions et conflits géo-politiques mondiaux (Irak, Iran, Afghanistan...) autour des ressources naturelles et énergétiques puissent être évitées? Pour que la préservation des éco-systèmes puisse enfin devenir une priorité? Pour que la lutte contre la pauvreté puisse trouver de nouvelles solutions? "Demandez-vous non pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays" proclamait J.F Kennedy.

Vers "l'autonomie heureuse"

 

Alors qu'est-ce qu'on attend -comme dans certains cantons Suisse où toute nouvelle construction a dorénavant obligation de produire sa propre chaleur- pour faire évoluer notre réglementation vers une plus grande autonomie des citoyens? Qu'est-ce qu'on attend pour assumer notre propre responsabilité individuelle vis-à-vis de notre bien commun en faisant ce pas en avant vers "l'autonomie heureuse"?

 

Et en plus ce n'est que du bonheur! Car même si, en tant qu'individu, s'arracher du conditionnement collectif - l'homme restant un incorrigible animal social -et de l'inertie ambiante, et prendre un meilleur contrôle sur sa vie n'est pas une mince affaire, elle est source d'une réelle satisfaction personnelle. Les américains nomment cela l'empowerment, littéralement "se mettre en pouvoir de". Dans la langue de Molière nommons-là l'autonomisation.

 

"L'homme n'était pas destiné à faire partie d'un troupeau comme un animal domestique, mais d'une ruche comme les abeilles" nous disait Kant, alors prenons exemple sur nos amies les abeilles! Et, facilité par la montée en puissance d'une société de l'être plutôt que de l'avoir, et par une économie de l'immatériel (réseaux en partage, connaissances, bien-être...) prenant le relai de notre bonne vieille économie industrielle, créons des sociétés réellement plus autonomes.

 

Et misons sur les personnes qui, en agissant, deviennent maîtres de leurs destins, comme les nouvelles forces de nos communautés... Bon, bien sûr "Le chemin le plus court d'un point à un autre c'est de ne pas y aller!" comme dirait le chat de Geluck, mais avons-nous vraiment encore le choix?

 

Par , l'express.fr

 

"publi 3-4Vers un nouveau paradigme"

2012 et aprés

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lasorciererouge 07/10/2012 13:34


L’obsolescence programmée : un fléau dont il faut se débarrasser (vidéo)



     


07/10/2012




Quand certains de vos appareils électroniques tombent en panne, vous pensez que c’est un hasard ou que c’est vous ou
un de vos proches qui a effectué une manipulation hasardeuse, mais c’est faux dans la plupart des cas et c’est uniquement à cause de l’obsolescence programmée.




En effet, prenons exemple sur un informaticien qui possède une imprimante
jet d’encre de la marque Epson :au bout d’un certain temps, cette dernière a cessé de fonctionner, il s’est rendu compte que la durée de vie d’une imprimante était fixée dès le
départ par ses constructeurs.


Après plusieurs recherches sur le Net, cet informaticien n’était pas le seul à avoir ce problème. Il s’est alors rendu dans divers magasins pour faire réparer son imprimante, cependant,
tous les réparateurs lui ont répondu qu’il était préférable d’en acheter une nouvelle.


Mais après plusieurs jours de recherches, il a finalement découvert que ce problème était lié à la puce EEPROM qui mémorise le nombre de pages imprimées (18 000 pour son
imprimante). Une fois ce nombre dépassé, l’imprimante se bloque automatiquement et affiche la phrase « une pièce de l’imprimante doit être changée ».





Prenons un autre exemple, les iPod, en effet, les batteries de ces derniers rendent l’âme après seulement 18 mois, une durée de vie définie manuellement par les ingénieurs, ce
problème souvent constaté fut dénoncé par des manifestations et des procès contre Apple aux États-Unis.


D’ailleurs, quand les malheureux possesseurs d’iPod appelaient le service technique d’Apple pour essayer de changer leurs batteries, ce dernier répondait gentiment que
changer cette dernière n’était pas possible et qu’il fallait acheter un nouvel iPod.


Finalement, après le procès, Apple a mis en place un service qui s’occupe de changer lesdites batteries et a dédommagé les plaignants.





Tout cela pour vous prévenir que certains appareils, consoles, batteries, cartes mémoire, etc. peuvent s’arrêter à tout moment à cause de l’obsolescence programmée par ses
constructeurs, pour faire dépenser encore plus les utilisateurs et ainsi permettre aux constructeurs de gagner davantage.


N’oublions pas qu’à cause de cette pratique la pollution ainsi que la diminution des ressources naturelles engendrées par cette surconsommation ne cesse de continuer et ainsi détruire notre
environnement.


Signez la pétition pour
atteindre un million de voix et ainsi obliger les constructeurs à mentionner la durée de vie de leurs appareils.


(Source : ps3gen.fr)


Voici le reportage d’Arte sur le sujet.









lasorciererouge 06/08/2012 21:56


http://bodyspiritzen.wordpress.com/2012/08/06/les-super-aliments-qui-font-rajeunir-et-cest-gratuit%e2%80%8f/

lasorciererouge 27/06/2012 18:41



La nourriture du futur que nous concocte l’industrie agroalimentaire





PAR AGNÈS ROUSSEAUX



Hamburgers in vitro, fromages de synthèse, glu de porc, vache ou poisson transgénique… Le tout agrémenté d’une bonne
pincée de chimie. L’industrie agroalimentaire multiplie les expérimentations, et commence à inonder le marché de ces nouveaux produits, davantage fabriqués en usines ou en labos que dans les
champs. Objectif : nourrir la planète au moindre coût. Sans trop s’attarder sur les conséquences sanitaires et écologiques. Et sans pitié pour les cobayes que nous sommes. Basta !
vous présente le menu agro-industriel de demain. Miam !




En entrée : une saucisse de glu de porc
malaxée


Cela ressemble à de la guimauve rose liquide. Cette mixture de viande est obtenue en passant les carcasses de poulet ou de porc
dans une centrifugeuse à haute température, ce qui permet de récupérer le moindre morceau de barbaque. Les tendons, graisses, tissus conjonctifs sont transformés en pâte. À l’arrivée dans
l’assiette, le « lean finely textured beef » (bœuf maigre à texture fine) est utilisé depuis quinze ans « sans
restrictions » aux États-Unis.


Petit détail : ce hachis liquide provient des parties les plus prédisposées à la bactérie E.coli et aux salmonelles. Ce qui rend
nécessaire, pour tuer tous les éléments pathogènes, un traitement à l’ammoniaque, substance considérée comme non dangereuse par les autorités sanitaires, et utilisée par ailleurs pour la
fabrication d’engrais, le détartrage des métaux, ou la fabrication d’explosifs… Aux États-Unis, le produit est ajouté depuis des années à la viande hachée ou aux hamburgers. Vous en
reprendrez bien un peu ?


Ce pink slime – ou « glu rose », tel qu’il a été rebaptisé par ses détracteurs – a déclenché récemment une tempête aux
États-Unis. Des parents d’élèves se sont mobilisés lorsque le ministère de l’Agriculture a annoncé qu’il prévoyait d’acheter plus de 3 000 tonnes de cette mixture pour les cantines scolaires.
Devant la fronde populaire, McDonalds et Burger King ont annoncé en janvier qu’ils cessaient d’en ajouter à leurs steaks hachés. Beef Products Inc., le plus grand producteur de pink slime, a
dû fermer (momentanément) ses usines. Le géant de l’agroalimentaire Cargill, qui utilise un produit similaire dans ses hamburgers, traité à l’acide citrique au lieu de l’ammoniaque, a annoncé
en mars qu’il réduisait sa production.


En plat : la « viande séparée mécaniquement »


Pourquoi l’agro-industrie se donne-t-elle tant de mal ? Pour rentabiliser la moindre calorie bien sûr. « Nos installations
traitent 4 500 à 6 000 têtes de bétail chaque jour, et il y a beaucoup de déchets dans le processus de fabrication », a expliqué un
porte-parole de Cargill. Du coup, ces restes sont broyés, traités, compactés, et utilisés comme additif dans la viande sortie des chaînes de fabrication. Ajouter du pink slime
permet à Cargill « d’économiser » l’équivalent de 1,5 million d’animaux chaque année. Impossible de savoir quelle quantité de cette mixture est ajoutée à la viande. Secret industriel. Aucune
mention sur l’étiquetage, puisque le pink slime est considéré comme « 100 % bœuf ». Le ministère de l’Agriculture impose une limite de 15 % du fait du traitement à l’ammoniaque. Difficile à
contrôler. 70 % des produits de bœuf haché contiendraient du pink slime, affirme Beef Products Inc.


En France aussi, on pratique le « VSM », pour «
viande séparée mécaniquement ». Même objectif : récupérer toute la substance « comestible » possible. La VSM est produite en forçant les os à travers un tamis, sous haute pression. Ce qui
provoque la destruction de la structure fibreuse des muscles. Le produit obtenu n’est donc plus vraiment de la viande. La Commission européenne a statué en 2001 qu’un étiquetage différencié
était nécessaire, car la viande mécaniquement séparée « ne correspond pas à la perception de la viande par le consommateur et ne permet pas de l’informer de la nature réelle du produit
»... Les petits morceaux d’os contenus dans la VSM ont aussi une taille réglementée.


Où trouver cette appétissante substance ? Notamment dans les saucisses. 700 000 tonnes de VSM sont produites par
an en Europe. Un marché de 400 à 900 millio


lasorciererouge 23/06/2012 19:11


Quand l’industrie de la viande dévore la planète


 


Les projections démographiques moyennes de l’Organisation des Nations unies (ONU) montrent que la planète
accueillera neuf milliards de personnes en 2050, date à laquelle la population mondiale commencera à se stabiliser. Un vent de panique souffle sur la planète, certains Etats agitant le spectre de
la surpopulation… Y aura-t-il alors suffisamment de ressources et de nourriture pour tous alors que déjà, en 2011, plus d’un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim ?


Depuis quelques années, les pays qui craignent une pénurie se sont lancés dans une course effrénée pour acquérir de
nouvelles terres arables que se disputent les industries de l’agroalimentaire et des agrocarburants. Et une violente controverse oppose ceux qui veulent utiliser les produits agricoles pour faire
tourner les moteurs à ceux qui préféreraient qu’on nourrisse les êtres humains.


Mais peu dénoncent un business encore plus vorace en ressources naturelles, en produits agricoles et en espace :
celui de l’industrie de la viande.


L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) explique dans son rapport 2009 : «
Du fait de l’expansion rapide du secteur de l’élevage, les terres et les autres ressources productives font l’objet de rivalités croissantes, ce qui pousse les prix des céréales de base à la
hausse et met à rude épreuve la base de ressources naturelles, un mécanisme qui pourrait affecter la sécurité alimentaire [1]. »


« L’intervention publique est nécessaire pour atténuer l’impact de l’élevage sur l’environnement et s’assurer
que ce secteur fournit une contribution durable à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté. La production animale, comme toute autre activité économique, peut être associée à des
dommages environnementaux. Le manque de clarté des droits de propriété et d’accès aux ressources et l’absence de bonne gouvernance du secteur contribuent à l’épuisement et à la dégradation des
terres, de l’eau et de la biodiversité », précise-t-elle.


Nous sommes deux milliards à
trop manger


La production animale n’a rien d’une activité marginale : en 2009, elle représentait 40 % de la production agricole
mondiale. Fondé au tout début du XXe siècle aux Etats-Unis sur le modèle productiviste de l’industrie automobile, l’élevage industriel n’a cessé de croître tout au long du siècle, d’abord en
Amérique du Nord et du Sud, puis en Europe et enfin en Chine.






L’envol des poulets


En 2009, la Chine était le premier producteur mondial de viande avec un peu plus de soixante-dix-huit millions de
tonnes produites, devant les Etats-Unis, le Brésil et l’Allemagne.
Infographie : Agnès Stienne



Bien que ce mode de production se soit révélé calamiteux — pour l’environnement mais pas seulement — la FAO a
soutenu sans faille l’industrie de la viande au prétexte qu’elle serait nécessaire pour éradiquer la faim dans le monde. Une promesse loin d’avoir été tenue ; c’est la santé de ceux qui en
mangent le plus qui est affectée.






Production mondiale de viande en 2009


Infographie : Agnès Stienne



L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait en 2008 à 1,5 milliard le nombre de personnes atteintes de
surcharge pondérale, 2,3 milliards d’ici 2015. Les boissons sucrées et les chips, à juste titre incriminées, sont associées à ce fléau sanitaire typiquement occidental. La viande rouge et la
charcuterie sont elles aussi explicitement identifiées comme facteurs de dysfonctionnement à forte dose. Obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires et cancers du côlon sont des effets
secondaires indésirables et dangereux d’une alimentation trop riche en protéines animales.





lasorciererouge 15/06/2012 13:15



LE SCANDALE DU GASPILLAGE ALIMENTAIRE - Sommes-nous conscients ?




Le scandale du gaspillage alimentaire, est un reportage (0h51) sur ce gâchis à grande échelle de notre société de consommation et de ses influences, une
enquête au constat effrayant et aberrant.

 


A moins de trouver une autre planète à coloniser, que fera l’homme quand il aura épuisé les ressources de la Terre ? Un américain consomme cinquante fois plus
qu'un habitant du Bangladesh. Notre planète est-elle capable de faire vivre décemment 7 milliards d’individus ?
Si l’humanité continue sur sa lancée, c’est assez peu probable. Le modèle de développement actuel n’est pas soutenable à long terme. Il est basé sur la
destruction de l’environnement et l’épuisement des ressources naturelles. La seule façon de changer la donne serait de consommer moins, de rompre avec les habitudes de gaspillage encouragées
par l’économie mondialisée.



Dans l’arrière-cour des grandes surfaces, des poubelles accueillent chaque jour des tonnes d’aliments parfaitement consommables. Pour rien au monde, les
supermarchés ne divulgueraient leur pourcentage de déchets. C’est l’industrie agroalimentaire qui définit les dates de péremption sur les produits, et non une quelconque autorité
officielle.
Moins pour des raisons de santé que pour accélérer la rotation des stocks, ces délais sont de plus en plus courts. Dépasser la date limite de consommation n’est
dangereux que pour les aliments crus et frais tels que la viande, le poisson, les fruits de mer, les oeufs, mais beaucoup de gens l’ignorent. Ils pensent que la mention “à consommer de
préférence avant le” est une règle absolue. Alors, ils jettent.
D’un bout à l’autre de la chaîne alimentaire, tout le monde jette : Les ménages, les détaillants, les grossistes, les restaurants, les cantines, les
producteurs.



En fait, le gaspillage commence dès la récolte car le commerce impose des critères qui n’ont rien à voir avec la qualité nutritive des aliments. Les tomates
doivent avoir une certaine couleur, les concombres ne doivent pas être tordus, les bananes doivent être calibrées. Les producteurs qui ne se plient pas à ces normes sont exclus du
marché.
Du champ à nos assiettes, l’ensemble des pertes alimentaires est estimé à plus de 50 % de la production agricole mondiale ! Rien qu’en Europe, les foyers jettent
pour 100 milliards d’euros de nourriture chaque année. C’est un gâchis phénoménal, dont le consommateur moyen ne semble pas avoir conscience.
La démesure de l’offre, la multiplicité des sollicitations, les promotions, les emballages séduisants, l’ambiance musicale euphorisante lui donnent envie de se
surpasser. Charmé par les sirènes du marketing agroalimentaire, il “libère sa pulsion d’achat”, comme on s’abandonne dans l’orgasme.



“Nous n’achetons plus par réel besoin. Nous achetons des produits pour le cas où ils nous seraient utiles. Nous tentons de prévoir toutes les situations qui
peuvent se présenter dans la vie, toutes les ambiances possibles. De temps en temps, nous nous rendons compte que ce choix est trop vaste par rapport à notre petite existence, alors nous jetons
une fois de plus”, analyse Stephan Grünewald, directeur de l’Institut Rheingold de Cologne, spécialisé dans les études de marché.
De même que l’économie est déconnectée de la réalité, l’homme moderne est coupé de ses besoins réels. Centré sur la satisfaction immédiate de ses désirs et
intolérant à la frustration, il surconsomme pour compenser la banalité de la vie quotidienne. Bien souvent, il ne sait pas exactement ce qu’il achète. A l’instar de ces enfants des villes qui
confondent les tomates et les pommes, qui croient que la viande pousse sous plastique, qui se demandent d’où vient le miel, il a oublié que la nourriture provient d’organismes vivants.



Mais qu’importe, il consomme, et c’est finalement tout ce qu’on lui demande. C’est son rôle dans la chaîne alimentaire. Cette gabegie invraisemblable donne la
nausée. Pour produire ces aliments, il a fallu consommer d’énormes quantités d’énergie, détruire des forêts entières. L’agriculture mondiale est à l’origine d’un tiers des gaz à effet de serre.
Si nous réduisions de moitié la quantité de nos déchets alimentaires, cela équivaudrait à supprimer une voiture sur deux.
Outre son impact sur l’environnement, ce gaspillage a une incidence sur le prix des matières premières. La demande internationale de blé ne cesse d’augmenter, et
la hausse des cours frappe des millions de gens dans le monde, les plus pauvres. La plupart des pays africains, qui doivent importer la majeure partie de leur blé au prix fort, sont notamment
touchés et, selon un économiste spécialiste de ces questions, une nouvelle crise alimentaire mondiale est à prévoir. Souvenons-nous de 2008, de la flambée des cours du blé, des manifestations
dans 40 pays, des émeutes et des morts.
Tout cela, à en croire Joachim von Braun, directeur général de l’Institut International de Recherche sur les Politiques alimentaires, va se reproduire. Et le
gaspillage de l’Occident y aura contribué de manière indirecte.
(Eric de Saint-Angel)


source: inexpliquéendébat

lasorciererouge 29/05/2012 09:24


http://www.connaissancessansfrontieres.net/Humour/HumourVideo3.html


 


...clin d'oeil de mère nature !  

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