Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 14:32

 

Amorcé dans les années 1960, le déclin des colonies d'abeilles s'accélère rapidement et inquiète l'ONU. Un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) publié jeudi estime que ce déclin pourrait être désastreux pour l'humanité.

En effet, sur les 100 espèces qui fournissent 90 % de la nourriture dans le monde, plus de 70 % sont dépendants des abeilles pour leur pollinisation. Or, d'après le rapport du PNUE, le nombre de colonies d'abeilles est en chute libre dans plusieurs régions du monde. L'organisme onusien montre du doigt une douzaine de facteurs liés aux activités humaines.

Le PNUE demande la mise en place de mesures pour restaurer les habitats favorables aux abeilles. Les agriculteurs pourraient, par exemple, entretenir des champs de fleurs à côté des cultures agricoles.

Parmi les causes mises en avant par le rapport de l'ONU pour expliquer la disparition des abeilles se trouvent :

  • La diminution des plantes à fleurs : environ 20 000 espèces de celles-ci dont dépendent les abeilles pour se nourrir pourraient avoir disparu dans les prochaines décennies. D'après une autre étude du PNUE, il y a eu depuis les années 1980 une baisse de 70 % des fleurs sauvages.


  • L'utilisation croissante des produits chimiques dans l'agriculture comme les fongicides, les herbicides et les insecticides. Utilisés ensemble, ils peuvent s'avérer 1000 fois plus toxiques pour les abeilles en affectant leur sens de l'orientation, leur mémoire et le métabolisme de leur cerveau. Ils affaiblissent également leur système immunitaire.


  • La pollution de l'air : elle interfère avec la capacité des abeilles à trouver ou retrouver leur nourriture. Les odeurs et les parfums qui circulaient en 1800 dans un rayon de plus de 800 mètres ne vont plus aujourd'hui qu'à 200 mètres.


  • Les champs électromagnétiques : comme ceux engendrés par les lignes électriques à haute tension. Ils peuvent affecter le comportement des insectes très sensibles aux champs magnétiques.


  • Les parasites et les ravageurs : certains d'entre eux, autrefois localisés dans certaines régions du monde, se retrouvent aujourd'hui sur d'autres continents.


  • La concurrence des espèces exotiques : comme les abeilles africanisées aux États-Unis ou le frelon asiatique en Europe. En France, par exemple, le frelon a colonisé près de la moitié du territoire depuis 2004.


  • Les changements climatiques : difficiles à estimer pour le moment, les conséquences du réchauffement planétaire sont considérées pourtant comme les plus majeures. Il pourrait aggraver la situation d'une multitude de manières. En modifiant par exemple les périodes de floraison des plantes et de précipitations affectant ainsi la quantité de nourriture disponible pour les abeilles.

Source: Radio Canada


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