Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


L’humain a survécu grâce à une mutation génétique

Publié par Dav sur 11 Juillet 2012, 13:59pm

Catégories : #Sciences

Sans cette mutation, l'espèce humaine aurait pu disparaître il y a 200.000 à 100.000 ans.

Selon une étude dirigée par un groupe internationale de biologistes et paléoanthropologues, l’humain n’aurait pu survivre comme il l’a fait sans désactiver deux gènes ayant une incidence sur le système immunitaire.

L’espèce humaine a failli disparaître il y a entre 200.000 et 100.000 ans. A cette période, la population humaine s'est effondrée à un nombre critique de 5.000 à 10.000 individus. Différentes hypothèses existent pour expliquer ce phénomène, notamment les changements climatiques, des événements naturels (éruption volcanique) ou même des évolutions culturelles (langage).

Toutefois, une nouvelle théorie vient d’être proposée par un groupe international de 13 biologistes et paléoanthropologues. Pour ces scientifiques, un facteur fondamental est à prendre en compte pour expliquer l'état critique auquel est arrivée la population humaine de l'époque : les maladies infectieuses.

Ainsi, dans la revue Proceedings of National Academy of Sciences, Ermanno Rizzi, jeune chercheur de l'Institut de Technologies Biomédicales du Cnr (Centre national des recherches), explique "qu’il y a environ 100.000 ans, une mutation entrainant la désactivation de deux gènes ayant une incidence sur le système immunitaire s'est diffusée au sein de notre espèce. Cette évolution a permis une meilleure protection contre certaines souches bactériennes comme Escherichia Coli K1 et des streptocoques du groupe B ". Or, "ces bactéries constituaient la principale cause de mortalité des fœtus et des nouveaux nés".

Des recherches menées sur l'ADN antique grâce à l'utilisation de technologies de séquençage ultra-massif de dernière génération ("Next Generation Sequencing") ont permis de découvrir "deux gènes qui ne sont plus fonctionnels chez les êtres humains, alors qu'ils le sont chez les primates les plus proches de nous, et qui auraient pu être la cible de bactéries pathogènes létales pour les nouveaux nés et les enfants", souligne M. Rizzi. "La mort des plus petits peut avoir eu un impact significatif sur la capacité reproductive de notre espèce. La survie de l'espèce a pu être liée au développement d'une résistance au pathogène ou à l'élimination des protéines que le pathogène utilise pour prendre le dessus".

C'est ce qui serait arrivé chez nos ancêtres avec une mutation génétique entraînant  la désactivation de deux récepteurs de l'acide sialique qui régulent les réponses immunitaires. Le gène codant pour la protéine Siglec-13 notamment ne fait plus partie de notre génome, alors qu'il est encore présent et fonctionnel chez les chimpanzés. Le gène codant pour la protéine Siglec-17, lui, s'exprime encore chez les êtres humains, mais a été légèrement modifié et détermine une protéine plus courte, sans aucune utilité pour les agents pathogènes, rapporte techno-science.net.
MAXISCIENCES
publi 3-4Vers un nouveau paradigme
2012 et apres

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lasorciererouge 12/06/2013 21:42


LE PLACENTA HUMAIN EST UN HÉRITAGE REPTILIEN…





Suite à une rencontre où Aldaïra nous informait que nous avions tous du reptilien en nous, j’ai trouvé cet article plus qu’intéressant qui vient corroborer le sujet
traité il y a quelques semaines.


 


Les scientifiques ignoraient jusqu’à présent l’origine évolutionnaire du placenta humain. Une équipe de
recherche conduite par Julie Baker, une biologiste moléculaire de la Stanford University (Californie) vient d’en percer quelques secrets.


Le placenta humain ne se rencontre sous cette forme aussi complexe que chez les mammifères placentaires, appelés aussi
mammifères euthériens, et il est constitué de l’embryon et de la muqueuse utérine de la mère. Un de ses
rôles les plus fondamentaux est de permettre l’échange des substances contenues dans le sang de la mère et celui du fœtus, apportés par des canaux
différents, sans jamais les mettre en contact direct, et ainsi apporter à l’embryon nutriments et dioxygène tout en évacuant les déchets (dioxyde de carbone, urée…).


Ces substances traversent la membrane dite hémato-placentaire, qui constitue une barrière efficace contre certains pathogènes. Par contre, les drogues, l’alcool, mais aussi les virus et
certains parasites peuvent passer d’un organisme à l’autre et provoquer, dans certains cas, des malformations (retard de développement, retard
mental, anomalies physiques).


Le placenta étant aussi présent, mais sous d’autres formes, chez d’autres animaux supérieurs (marsupiaux, requins), et même végétaux, il était évident que l’on
pouvait remonter à une origine commune. Cependant, assez curieusement, personne n’avait aucune idée quant à ses origines évolutionnaires, et c’est cette lacune que Julie Baker s’est attelée à
combler. « J’étais enceinte de ma première fille, et je voulais vraiment en savoir plus à son sujet », déclare-t-elle.


Julie Baker. Crédit : Université Stanford (Californie)


Pour cela, elle a entrepris de déterminer quels gènes en particulier sont actifs dans les cellules placentaires tout
au long de la grossesse. L’équipe a découvert que le placenta se développe en deux étapes distinctes. Durant la première période, qui s’étend
approximativement du début de la grossesse jusqu’à environ la moitié du développement du fœtus, on remarque que les cellules activent principalement les gènes qui existent en commun entre l’homme
et les reptiles ou les oiseaux.


Un perfectionnement « inventé » par les reptiles


Cette constatation suggère fortement que le placenta a commencé à évoluer lorsque les premiers mammifères ont trouvé de nouvelles fonctions à des gènes hérités des
ancêtres reptiliens, d’où sont aussi issus les oiseaux. Par exemple, l’œuf actuel de leurs descendants, constitué de matière poreuse, comporte à l’intérieur une membrane qui laisse pénétrer
l’oxygène de l’air afin de pouvoir être absorbé par l’embryon. Le placenta tel que nous le connaissons pourrait avoir évolué de tissus semblables, avant
d’atteindre le niveau de complexité que nous lui connaissons.


La seconde étape est marquée par un changement génétiquement important, particulier à chaque espèce, alimentant des
milliers de gènes qui n’avaient précédemment pas été activés. Ainsi par exemple, les rongeurs déclencheront des gènes spécifiques aux rongeurs, les
singes déclencheront des gènes spécifiques aux singes. Chaque espèce utilisera ainsi l’ensemble de gènes dont il a besoin, explique Baker.


« Une orque enceinte a des besoins différents qu’une souris, et ces animaux ont ainsi dû fournir différentes
solutions hormonales pour résoudre leurs problèmes », précise la chercheuse, qui insiste sur le besoin de placentas parfois très différents. Le placenta d’une éléphante doit ainsi nourrir un
fœtus généralement unique pendant 660 jours, alors que celui d’une souris femelle entretiendra une progéniture d’une douzaine d’embryons durant 20 jours.


Encore beaucoup d’interrogations


Mais beaucoup de choses restent à apprendre. Le placenta des mammifères est issu d’un groupe de cellules dites trophoblastes, que l’on ne retrouve chez aucun autre
genre animal, ni même chez les mammifères ovipares. L’origine de ce groupe de cellules reste un mystère, et c’est actuellement un des buts de recherches
de l’équipe de Julie Baker.


Une meilleure connaissance du placenta et de son fonctionnement pourrait aider à mieux comprendre certains troubles de grossesse dans lesquels il pourrait être
impliqué. On suspecte aussi cet organe d’être à l’origine de certaines naissances prématurées.


Cette recherche fait l’objet d’une publication du journal Genome Research, sous le titre « Genomic evolution of the placenta using co-option and duplication and divergence ».


 

Léandre 12/07/2012 14:15


Ce qui peut correspondre à la modification de notre génétique par une ou des races extérieures à notre planète. En lien aussi avec le saut évolutif vécu il y a environ 100 000 ans sans que les
scientifiques en comprennent l'explication. Une race plus évoluée serait venue bidouiller les gènes de nos ancêtres pour renforcir la race humaine et en profiter aussi pour les exploiter
énergétiquement par la suite.

Dav 12/07/2012 15:42



Alors là bravo cela rejoint en effet ma théorie



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