Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


l’impact d'une guerre avec la Russie serait catastrophique sur l’approvisionnement énergétique de l’UE

Publié par David Jarry - Webmaster sur 3 Mars 2014, 13:17pm

Catégories : #Société

l’impact sur l’approvisionnement énergétique de l’UE si les situations venaient à se tendre ? Quels pays sont les plus dépendants de l’énergie russe ?

L’impact serait énorme, et pour certains pays insoutenable. La Russie exporte la majeure partie de son gaz et de son pétrole vers l’ouest. L’Union européenne et les pays européens sont ses premiers clients au niveau des matières premières énergétiques.

Si l’on rajoute la partie technologique de ce volet énergétique, énormément de pays européens sont équipés de centrales nucléaires russes, ont des contrats d’approvisionnement avec la Russie pour l’uranium ; Atomener-goprom l’entreprise russe de construction de centrales nucléaires, opère en République-Tchèque, en Slovaquie…  Cette société a aussi passé des contrats de fourniture d’uranium avec Areva, pour alimenter des centrales au Royaume-Uni.

L’Allemagne est le pays le plus dépendant à la Russie. Elle s’est construite depuis les années 1990 comme le hub énergétique de la Russie en Europe. Le siège de Gazprom Europe est en Allemagne et le pays est le premier client en export-pétrole de la Russie. L’Allemagne, au tout premier chef, serait le pays d’Europe le plus affecté. Mais tous les pays qui se situent entre elle et la Russie, c’est-à-dire toute l’Europe centrale et orientale, sont aussi extrêmement dépendants. Ces pays, comme la Pologne, la Slovaquie ou la République tchèque avaient déjà extrêmement souffert lors des guerres gazières entre la Russie et l’Ukraine en 2006-2008.

La Russie a aussi diversifié ses voies d’approvisionnement vers l’Europe, en construisant le gazoduc North Stream et actuellement le gazoduc South Stream, ce qui veut dire que des pays qui étaient peu dépendants de la Russie le deviennent de plus en plus. Pour la France, par exemple, on est passé de 12% à 15% d’approvisionnement gazier russe en 5 ans. Ce n’est pas énorme, mais on voit que la Russie renforce son poids dans les relations.

Pour l’Union, une rupture des relations aurait donc un impact majeur – ce qui accrédite l’idée que cela ne se produira pas – et cet impact serait vraiment dramatique pour l’Allemagne et l’Europe orientale.

La relation énergétique entre Européens et Russes date maintenant d’il y a plus de 30 ans, avec les accords de 1981 prévoyant des livraisons de gaz soviétique à des Etats de la CEE. Ces accords ont résisté à toutes les crises, notamment à la colère de l’administration Reagan, dès leur mise en place. Peut-on envisager une rupture diplomatique qui ne toucherait pas au sujet énergique, trop sensible pour les deux parties ?

Les deux volets sont interconnectés. La Russie fournit de l’énergie à des tarifs préférentiels en fonction des relations qu’elle entretient avec les pays. Elle fournit très peu à court marché, mais plutôt à long marché, avec des facilités pour des pays qui lui sont proches, comme l’Allemagne. Si demain elle décide de vendre à court marché, on n’aura pas une rupture des relations énergétiques, mais l’impact sera tout de même très important. Ça a été parfaitement compris par Vladimir Poutine dès son arrivée au pouvoir, et c’est l’un des éléments de son « arme diplomatique gazière ».

Et ça ne s’entend pas que dans l’énergie. La Russie est un champion des matières premières toute catégorie : métaux rares ou stratégiques – la Russie est l’un des premiers fournisseurs de titane d’Airbus – ou matières premières agricoles, comme le blé. Pour toutes les industries agro-alimentaires européennes qui vont se fournir en Russie, il peut y avoir un problème.

Tout ce système d’exportation de matières premières est tenu de manière plus ou moins directe par le Kremlin. VSMPO-Avisma, le producteur de titane, appartient ainsi aux deux-tiers à l’Etat russe.


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/crise-ukrainienne-que-couterait-vraiment-clash-russieeurope-nicolas-mazzucchi-998400.html#poLud4BXop2s7A18.99

 

L’impact serait énorme, et pour certains pays impensable

 

 

La Russie exporte la presque totalité des besoins en gaz à l’ouest. L’Union européenne est le premier importateur de matières premières énergétiques.

 

En outre la plupart des pays de l'Europe disposent de centrales nucléaires russes, dont l'approvisionnement en uranium est exclusivement russe.

 

L’Allemagne étant le pays qui dépend le plus de la Russie avec un contrat sur le pétrole serait le pays le plus touché avec en suivant toute l’Europe centrale et orientale, tout aussi dépendante.

Avec la mise en place des gazoducs North Stream et South Stream, la plupart des pays sont devenus dépendants de la Russie.

la France quant à elle, importe 15% de ses besoins gazier sur 5 ans.

 

Une guerre avec rupture des relations serait vraiment dramatique pour l’Allemagne et l’Europe orientale.

La Russie est aussi leader des matières premières en métaux rares (le titane d’Airbus ,le blé...)

Le Kremlin est le détenteur exclusif des importations: le plus important est VSMPO-Avisma producteur de titane

 

David Jarry ©2014

Le nouveau Paradigme

NP-le-nouveau-paradigme-copie-1

Nous sommes sociaux !

Articles récents