Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


La future carte d’identité biométrique : entre fichage généralisé et business juteux

Publié par Dav sur 12 Décembre 2011, 17:59pm

Catégories : #Nouvel ordre mondial

Le projet d’instaurer une nouvelle carte d’identité est débattue ce 13 décembre à l’Assemblée nationale. Elle sera biométrique et équipée de puces électroniques, qui pourraient permettre de tracer le comportement de chaque citoyen. La création d’un fichier centralisé, croisant toutes les données et ouvrant la possibilité à la reconnaissance faciale, est également défendue par le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. Une atteinte sans précédent aux libertés publiques, et un lucratif marché offert aux entreprises du secteur.

 

« Une carte d’identité, ce n’est pas un moyen de paiement ! Cette confusion des genres est intolérable ». Jean-Claude Vitran, de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), est très remonté contre le projet de nouvelle carte d’identité biométrique. « Nous nous battrons jusqu’au bout, avec un recours auprès du Conseil d’Etat, et auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme », prévient-il. Le 13 décembre, l’Assemblée nationale examine en deuxième lecture la proposition de loi concernant la création de la nouvelle carte d’identité biométrique, qui sera délivrée en France à partir de 2012. Pourquoi tant d’inquiétudes ? Cette carte contiendra une puce « régalienne », avec les données d’identité et les données biométriques (état civil, adresse, taille et couleur des yeux, empreintes digitales, photographie). Et une puce optionnelle, « commerciale », permettant de réaliser des signatures électroniques sur Internet, grâce à un petit boîtier relié à un ordinateur.

Suivre les citoyens à la trace ?

Une option qui présente de nombreux risques, souligne la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) [1]. De telles fonctions électroniques appellent « des garanties particulières », car mal utilisées, elles pourraient permettre de suivre le comportement des citoyens, ce qu’ils achètent, là où ils voyagent. Avec la possibilité d’exploiter des informations sur les transactions privées effectuées.

Un risque mis en avant par le socialiste Serge Blisko, lors du passage de la loi devant l’Assemblée nationale en juillet dernier : « Mettre les deux puces – régalienne et commerciale – sur la carte d’identité comporte un danger plus grave : celui de rendre possible un traçage des individus, dont nous avons un aperçu avec le passe Navigo. La RATP peut suivre tous les déplacements d’un voyageur muni d’un tel titre de transport, et elle peut communiquer ces informations à la police ou à un juge d’instruction sur réquisition judiciaire. » Le député craint un tel traçage sur Internet, cette deuxième puce étant gérée par le ministère de l’Intérieur... « Avez-vous besoin, en qualité de ministre de l’Intérieur, de connaître les habitudes d’achat et de consommation ou les allées et venues de millions de citoyens ? Nous sommes là dans un monde tel que décrit par Orwell dans 1984 », dénonce Serge Blisko. Réponse de Christian Vanneste, député UMP : « Cela n’a rien à voir avec Orwell ! L’informatique n’existait pas à l’époque ! »

 

Un fichage généralisé « disproportionné »

 

Justement, l’informatique ouvre de nouvelles perspectives ! Celle d’un fichage biométrique généralisé et centralisé de 45 millions de Français de plus de 15 ans. Objectif affiché de la nouvelle carte d’identité biométrique : lutter contre l’usurpation d’identité. Le problème concernerait chaque année 13 900 personnes, selon l’Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale. On est bien loin du chiffre de 200 000 cas, contre lesquels l’État entend lutter par ce dispositif, comme le rappelle le rapport présenté au Sénat. La nouvelle carte biométrique permettra donc d’alimenter un « fichier des gens honnêtes », selon l’expression de François Pillet, sénateur UMP et rapporteur de la proposition de loi. Les données seront fusionnées dans une base centralisée commune avec celles des passeports biométriques - TES, pour Titres électroniques sécurisés. « La proportionnalité de la conservation sous forme centralisée des données biométriques, au regard de l’objectif légitime de lutte contre la fraude documentaire, n’est pas à ce jour démontrée », écrit la CNIL.

Lors de la première lecture de la proposition de loi, en 2010, le Sénat avait défendu l’option d’un « lien faible », entre données biométriques et ficher centralisé. Ce « lien faible » permettrait de vérifier, à partir de données biométriques, qu’une personne est bien recensée dans le fichier, que la photo ou les empreintes digitales correspondent mais sans donner l’identité de cette personne, avec toutes les informations qui l’accompagnent [2]. Ce qui permet d’identifier 99,9% des cas d’usurpation d’identité, sans trop attenter à la vie privée des citoyens. Au contraire, un « lien fort » rend possible l’identification d’une personne, à partir de ses seules empreintes digitales, par la consultation du fichier. Une possibilité qui ouvre la porte à bien des dérives.

 

Aucune leçon tirée de l’Histoire

 

« Le lien faible ne permet pas d’identifier des amnésiques, les victimes d’attentat, des enfants », rétorque Claude Guéant, qui a défendu avec succès devant l’Assemblée nationale le nécessité d’un « lien fort ». Une option critiquée par la CNIL : les fichiers ne doivent avoir qu’une seule finalité, pour éviter tout abus. Une base de données de carte d’identité ne peut servir à un usage policier. L’argument de Claude Guéant est loin de faire l’unanimité, y compris au sein de l’UMP. Pour le sénateur du Cher François Pillet (UMP), un tel fichier central « est susceptible de constituer, s’il n’est pas entouré des garanties requises, une bombe à retardement pour les libertés publiques ».

« Démocrates soucieux des droits protégeant les libertés publiques, nous ne pouvons pas laisser derrière nous un fichier que, dans l’avenir, d’autres, dans la configuration d’une Histoire dont nous ne serons pas les écrivains, pourront transformer en outil dangereux et liberticide », avertit l’élu. « Que pourraient alors dire les victimes en nous visant ? (…) Monsieur le Ministre, je ne veux pas qu’à ce fichier, ils puissent alors donner un nom, le vôtre, le mien ou le nôtre. »

 

Vers un système de reconnaissance faciale ?

 

L’amendement de Claude Guéant a été massivement rejeté par le Sénat (340 voix contre 4), une claque pour le ministre de l’Intérieur. Si ce profond désaccord entre députés (qui ont voté pour le « lien fort ») et sénateurs persiste, le choix sera définitivement tranché dans les prochaines semaines au sein de la commission mixte paritaire. « Quelle que soit l’option choisie, un tel fichier centralisé est intolérable et dangereux, rappelle Jean-Claude Vitran. Même en cas de "lien faible", il faut être bien naïf pour croire qu’avec une telle base de données au ministère de l’Intérieur, on ne va pas s’autoriser de temps en temps à aller y jeter un coup d’œil. »

Le Sénat s’est également opposé à l’utilisation d’images numérisées du visage, dans le cadre d’un dispositif de reconnaissance faciale. Ce qui ouvrirait la possibilité d’identifier des personnes dans la rue, dans une manifestation, dans les transports en commun, à partir de caméras de surveillance et en comparant avec les données du fichier. Face aux députés qui s’en inquiétaient, Claude Guéant enfonce le clou : « La reconnaissance faciale, qui n’apporte pas, à l’heure actuelle, toutes les garanties de fiabilité nécessaires, est une technologie qui évolue très rapidement : on peut donc penser que, très bientôt, elle sera aussi fiable que la reconnaissance digitale ».

 

Piratages possibles

 

Autre sujet de controverse : la carte d’identité sera équipée de puces RFID [3], actuellement utilisées pour les passeports biométriques. Ce sont des puces pouvant être lues par des lecteurs « sans contact », comme le pass Navigo de la RATP. Problème, relève Jean-Claude Vitran de la LDH : « N’importe qui possédant un lecteur de puce RFID pourra capter les données de la carte, sans contact ». Le pass Navigo, par exemple, peut être lu à 40 centimètres.

« Avec les nouvelles générations de puces RFID, on peut lire les données à plusieurs dizaines de mètres. Il est possible ensuite de fabriquer une fausse carte avec les données collectées ». La nouvelle carte d’identité n’empêchera donc pas les usurpations d’identité. « Avec 90 euros, on peut fabriquer un lecteur, explique le militant de la LDH. Aux États-Unis, des gens ont cloné des puces, dans les aéroports, pour montrer à l’administration les failles du système RFID ».

 

Le fichage, un sport industriel national

 

À toutes ces critiques s’ajoute un soupçon sur la finalité de cette démarche. Pour Jean-Claude Vitran, pas de doute : « Il n’est pas tant question ici de lutte contre l’usurpation d’identité, que de créer une vitrine pour l’industrie française ». Les leaders mondiaux des technologies de la carte à puce et des titres d’identité biométriques sont français : Morpho, ex-Sagem Sécurité, filiale du groupe Safran, qui fabrique le passeport biométrique français, revendique « 130 références mondiales de solutions d’identités biométriques, couvrant 70 pays »

Parmi ces entreprises, on trouve également Gemalto, Oberthur, ou encore Thales, qui a délivré 250 millions de documents sécurisés dans 25 pays, notamment le Maroc, l’Ouzbékistan, l’Éthiopie, le Royaume Uni. Morpho s’est lancé en 2010 dans un projet d’envergure : recueillir les données biométriques de 1,2 milliard d’Indiens, pour un fichier croisant empreintes digitales et empreintes de l’iris.

« Comment ignorer (…) que le passage au biométrique est une formidable opportunité de créer un marché lucratif pour les quelques entreprises spécialisées dans ce domaine ? », questionne la sénatrice Éliane Assassi, lors d’une session du Sénat. « Il y a derrière cette loi une énorme campagne de lobbying de la part du groupement professionnel des industries de composants et de systèmes électroniques (Gixel), et en particulier de Morpho », explique de son côté Jean-Marc Manach, journaliste d’Owni.fr.

 

La France à contre-courant

 

Car les temps sont durs : le Royaume-Uni, qui avait signé avec Thalès en 2008 un contrat pour la création des cartes d’identité biométriques, pour un montant de 23 millions d’euros, a changé d’avis. En 2010, le nouveau gouvernement britannique a abandonné le projet de carte d’identité biométrique et de fichage systématique. Le gouvernement néerlandais a également annoncé qu’il renonçait au stockage d’empreintes digitales et allait détruire les fichiers existants.

En Israël, un registre national comportant les données personnelles de 9 millions d’habitants circule sur Internet, après avoir été volé par un employé du gouvernement. En Algérie, la réalisation du passeport biométrique suscite de nombreuses questions, notamment sur l’opportunité de confier la réalisation d’un fichier biométrique - et donc hautement sensible - à une entreprise étrangère. En Inde, certaines entreprises qui collectent les données, vendraient ces renseignements à des fins de ciblage marketing.

 

La paranoïa du contrôle social

 

Dans ce contexte, le marché français de la carte biométrique représente une manne bienvenue de 12 millions d’euros annuels. La France « a aujourd’hui pris un retard considérable. Les entreprises françaises sont en pointe mais elles ne vendent rien en France, ce qui les pénalise à l’exportation par rapport aux concurrents américains », déplore Jean-René Lecerf, sénateur UMP du Nord, qui a déposé la proposition de loi au Sénat.

Face à ces revers, Claude Guéant veut sans doute faire un geste pour les entreprises du secteur. Et engager la France dans un processus de fichage généralisé, alors même que le nombre de fichiers policiers a doublé depuis 5 ans en France. Un Livre blanc sur la sécurité publique [4] remis en octobre à Claude Guéant, préconise la création « d’un troisième grand fichier reposant sur l’image du visage », avec le développement « du recours aux logiciels de reconnaissance automatisée » pour accélérer la résolution des « enquêtes judiciaires disposant d’indices tirés de la vidéoprotection ». À croiser sans doute avec le fichier d’identité biométrique… « On nous accuse de paranoïa, conclut Jean-Claude Vitran. Mais nous ne sommes pas dans une démocratie apaisée. Un tel outil permettrait un contrôle totale de la population. C’est vouloir ficher tout le monde qui relève de la paranoïa. »

 

Agnès Rousseaux

Notes

[1] Lire la note d’observations du 25 octobre 2011

[2] « Les empreintes du titulaire de la carte d’identité sont stockées dans un grand dossier informatique et distinguées par un numéro spécifique, évitant tout lien direct entre l’identité et les empreintes. Lors d’une vérification d’identité, la base indique seulement si cette identité correspond à une empreinte du dossier sans la désigner », indique le Sénat

[3] Radio Frequency IDentification : technologie qui permet de mémoriser et récupérer des données à distance, sans contact, en utilisant des « radio-étiquettes » collées ou incorporés dans des objets ou produits

[4] écrit par un comité de pilotage, présidé par le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, et le président de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), Alain Bauer

 

Basta.com

B-calendrier-maya-completDav   "2012 un nouveau paradigme"

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lasorciererouge 14/06/2013 21:41


La nouvelle loi sur l'immigration rend obligatoire la carte d'identité biométrique pour tous les Américains


 


 Et voilà!


 


La législation de la réforme globale de l'immigration qui est devant le Sénat implique des dispositions obscures qui imposent aux Américains de vastes systèmes
d'identification biométriques nationaux.  Sous le couvert de la "réforme", ces dispositions piétinent les droits et libertés fondamentaux.


 


Prétextant combattre l'immigration
illégale, la carte d'identité biométrique sera imposée à tous les Américains.  Tout citoyen qui souhaitera trouver un emploi sera soumis à la réglementation, soit de présenter la
photo-passeport à haute résolution numérique ou la photo du permis de conduire, informations collectées et stockées dans une base de données centralisée au Département de la Sécurité Intérieure.
 La photo sera ensuite ajoutée à une carte d'identité biométrique qui servira à la reconnaissance faciale.  Les travailleurs immigrants devront, dorénavant, se prémunir eux aussi de
cette carte d'identité biométrique.  Les citoyens ou immigrants qui refuseront de se soumettre à ces mesures seront incapables de se trouver un travail.


 


Bientôt, cette carte d'identité
nationale sera aussi obligatoire pour obtenir la sécurité sociale et l'aide alimentaire. 


 

lasorciererouge 14/04/2013 21:35


http://rustyjames.canalblog.com/archives/2013/04/14/26926088.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=rustyjames


Le monde est fou !!!

Ben.C 13/12/2012 23:30


J'dis ça parce que ça me désole de voir tout ça. A force de désolation, ya plus grand chose qui pousse...

Ben.C 13/12/2012 23:28


Soyez prêts à vous défendre physiquement, on a vu assez souvent qu'avec eux il ne sert à rien de discuter pour trouver un compromis...

lasorciererouge 13/12/2012 19:45


Visas pour la France : la biométrie privatisée !


 





Des prestataires privés assureront désormais la prise des empreintes
digitales et des photos numérisées des demandeurs de visa.







Le recueil des données biométriques dans le cadre des demandes de visa va être externalisé. © Vadim Zhernov / RIA
NOVOSTI / AFP Le recueil des données biométriques dans le cadre des demandes de visa va être externalisé. © Vadim Zhernov / RIA NOVOSTI / AFP



La France se veut à la pointe des pays de l’espace Schengen en matière d’externalisation des demandes de visa (2,2 millions en 2011). Après leur
collecte, de plus en plus souvent confiée à des sociétés privées moyennant un surcoût pour les utilisateurs (comme en Chine, en Algérie, en Thaïlande, en Russie, en Turquie…), elle s’apprête
aussi à laisser ces mêmes sociétés opérer le recueil des identifiants biométriques des demandeurs, désormais associés aux visas. Empreintes digitales, photographie d’identité numérisée et données
personnelles : des prestataires de services se chargeront de recueillir ces informations sensibles dans au moins 30 zones consulaires, à terme, soulevant des interrogations sur la sécurité de ces
données.


Un projet de décret permettant de mettre en oeuvre l’externalisation de la biométrie est en cours de validation.
Examiné en novembre par le comité technique ministériel du Quai d’Orsay, passage obligé, il a suscité un tir de barrage des syndicats. Unanimes pour rejeter le texte, ils estiment que si le
ministère en est réduit à privatiser une partie de la procédure de demande de visa – la décision de l’attribuer ou de le refuser relevant toujours des autorités françaises -, c’est en raison de
la fonte régulière des effectifs dans les consulats à l’étranger. Avec de moins en moins d’agents et des demandes de visa qui explosent dans certains pays, l’externalisation relève d’une logique…
imparable. Les représentants syndicaux ont de nouveau manifesté leur opposition au texte, présenté une seconde fois le 5 décembre devant le comité ministériel. Un avis uniquement consultatif qui
ne l’empêchera pas cependant de suivre son cours.


« Sérieuses réserves » de la Cnil


Tirant le signal d’alarme, la CFDT soulève « les risques induits par l’externalisation de la biométrie ». Le
syndicat s’inquiète de la protection des données et s’interroge sur la situation de monopole créée par cette externalisation. Peu de sociétés sont à même d’opérer ce recueil des données
biométriques et, de fait, seules deux se partagent déjà la plupart des centres de dépôt des demandes de visa pour la France. Les centres que ces prestataires exploitent à Alger, Istanbul et
Londres ont d’ailleurs expérimenté durant une année le recueil des identifiants biométriques des demandeurs de visa.


Une expérimentation conduite sous l’oeil attentif de la Cnil, la Commission nationale de l’informatique et des
libertés, qui avait exprimé « de sérieuses réserves » en amont. Elle affirmait en 2009 : « L’intervention d’un prestataire extérieur dans le processus de collecte des données comporte un risque
de compromission de l’intégrité du processus de délivrance des visas, et notamment du niveau de fiabilité et de sécurité de ce processus, ainsi que des garanties entourant la protection des
données personnelles relatives aux demandeurs de visa. »


Dans un avis rendu le 13 septembre dernier, la Cnil s’est prononcée sur la phase d’expérimentation. Elle relève que « la grande majorité des mesures se sécurisation de cette modalité
de collecte des données biométriques ont effectivement été mises en oeuvre par les postes consulaires et les ministères compétents [ceux des Affaires étrangères et de l'Intérieur]« . Elle ajoute : « La mise en oeuvre de mesures strictes de surveillance et de contrôle de l’ensemble des activités du prestataire a également été constatée.
»


Risques pour les données


Un satisfecit pour l’expérimentation et un feu vert à la généralisation du dispositif ? La Cnil tempère les élans
ministériels. Elle estime : « Les risques, notamment sur l’utilisat

lasorciererouge 05/09/2012 21:23


UDID Apple piratés : le FBI dément, AntiSec menace.


1


by globalpresseAnonymous •




Le FBI affirme qu’il est
“totalement faux” de prétendre que le fichier de plusieurs millions d’identifiants Apple obtenu par des hackers a été dérobé sur un ordinateur du FBI. AntiSec, à l’origine de la fuite,
annonce qu’il publiera de nouvelles données pour étayer ses accusations.



Mardi, nous rapportions que le groupe de hackers AntiSec a publié une base de données d’1 million d’identifiants uniques
d’appareils Apple (UDID), en affirmant en détenir au total plus de 12 millions. La base de données, qui contient également en partie des informations personnelles concernant les
propriétaires des iPhone concernés (adresse, code postal, numéro de mobile, …), aurait été découverte sur l’ordinateur portable d’un agent du FBI, suite à l’exploitation d’une faille de
sécurité dans Java. Le nom de l’agent a même été donné dans le communiqué accompagnant la divulgation des données.


Si l’affirmation d’AntiSec est exacte, cela ne peut avoir que deux explications. Soit Apple fournit des bases de données de UDIDs au FBI, ce qui paraît peu vraisemblable. Soit le FBI a tracé
les UDID envoyés sur les réseaux pour constituer lui-même sa propre base de données à des fins de surveillance, en enrichissant la base de toutes les informations complémentaires qu’il
parvenait à croiser.


Face aux interrogations, le FBI a d’abord nié mollement, en affirmant ne détenir “aucune preuve” qu’un tel fichier soit en sa possession et qu’il ait pu être piraté. Puis, devant les doutes
persistants, la police fédérale américaine a envoyé un message sur Twitter qui affirme que les allégations d’AntiSec sont “TOTALEMENT FAUSSES”, en majuscules dans le texte :





Provocateur, AntiSec rappelle que dans un passé récent, le FBI s’est déjà fait hacker. L’enregistrement d’une conférence téléphonique de programmation d’arrestations de membres d’Anonymous
avait en effet été diffusée par
Anonymous, et son authenticité avait été confirmée.


Par ailleurs, AntiSec rappelle qu’il détient toujours 3 To de données prétendument récupérées sur l’ordinateur portable de l’agent du FBI. “Nous n’avons même pas commencé“, menace le
groupe.


S’il apporte la preuve que les données sont effectivement issues d’un ordinateur du FBI, le Bureau aura nécessairement à rendre des comptes, et ne pourra plus se contenter d’un démenti, aussi
ferme soit-il.





ici

lasorciererouge 04/07/2012 21:33


Le projet "TESSERA" l'avant dernière étape avant la puce transcutanée


 







Le projet "TESSERA" a été lancé par la NSA, L'Agence de (Surveillance ECHELON) Sécurité Nationale Américaine. Le projet consiste à mettre en adéquation la technologie informatisée avec la
production de microchips implantables miniaturisés dotés de suffisamment de mémoire et gérés par le système "MOSAIC". La "tessera" était une marque distinctive portée par les prisonniers et les
esclaves sur la peau du temps des Romains. Refuser le port (obligatoire un jour ou l'autre pour raison de sécurité mondiale) équivaudra à s'extraire du système économique et ainsi se condamner à
plus ou moins brève échéance!

A l'origine, le nom "AMERIQUE" vient du nom "AMERA KU" utilisé par les indigènes d'Amérique centrale, c'est à dire le "pays du serpent". La tour de Babel du temps des derniers jours de Noé après
le déluge constituait la première tentative des hommes pour établir un système linguistique, religieux, politique et économique mondial Unique pour se rebeller contre DIEU et prendre Sa place.
Nemrod, l'initiateur de cette tentative avortée était directement inspiré par Lucifer et ses mystères Babyloniens évoqués par Jean dans son Apocalypse. Nabuchodonosor reprendra le "flambeau"
comme tente de le faire de nos jours Saddam Hussein à travers son entreprise de restauration du site historique et de la ville de Babylone.

Le citoyen du monde qui refusera cette marque d'apparence si "anodine" sera considéré comme ennemi public car il ne disposera d'aucun argument, en dehors des Ecritures, pour valider son refus. Sa
culpabilité potentielle sera ainsi "démontrée" et en fera un suspect livré à l'opprobre des citoyens "honnêtes" qui n'ont rien à cacher.

Pour pouvoir imposer une soi-disante paix "sécurisée" pour l'ensemble de l'humanité, tous les moyens seront justifiés par cette entreprise de pacification mondiale déguisée qui conduira à
l'esclavage ceux qui n'auront pas accepté le salut et leur rachat par le sacrifice de Jésus-Christ, Le Grand Libérateur de la Fin des temps.

A ceux qui liraient ce type d'informations pour la première fois de leur vie, il leur est donné de pouvoir comprendre les craintes des chrétiens qui connaissent un verset Biblique prophétique
extrait de l'Apocalypse Johannique en fin du Nouveau Testament :

" […] Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans
avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête. Car c'est un nombre d'homme, et son nombre est
six cent soixante-six. (Apoc 13/16-18).

Une " marque " est donc déposée sur la main ou sur le front et les lettres " TM " (" Trade Mark ") signifient bien, à titre d'exemple et sans faire de jeu de mots, qu'il s'agit d'une marque
enregistrée, " déposée ", lois de la protection commerciale obligent.

Le fait de tenir une carte d'identification " dans " la main est l'avant dernière étape avant de l'avoir " sur " la main. Le glissement sémantique se fait graduellement, en douceur. " Peur " est
dans " torpeur " comme " trouille " dans le mot " citrouille " symbolique d'Halloween, la fête du Diable et des démons. Leur nuit, une veille de Toussaint, avec l'horaire d'été en France a duré
25h en 1999. Un peu plus de sang sacrificiel sur le macadam pendant ce week-end réputé comme étant le plus meurtrier de l'année. A l'origine, on passait pourtant à l'heure d'hiver pendant le
dernier week-end de septembre. Mais insensiblement, " on " change les lois et le temps…

On nous trompe effrontément sur une fin de siècle et même de Millénaire tout en se référant à une mesure atomique du temps. On nous aurait menti ?

De plus, une nouvelle technologie se met en place pour remplacer les composants électroniques par des substrats biologiques créés de manière artificielle plus facilement implantables à vie chez
un individu dés sa naissance.

Une seule chose concernant ces versets est certaine : cette prophétie est potentiellement susceptible d'être en voie d'accomplissement à tout moment et elle le sera un jour ou l'autre.
L'émergence de cette technologie est un des signes que nous approchons des temps de la Fin, même si les railleurs et les moqueurs se font de plus en plus nombreux. J'en ai rencontrés en novembre
99 pour qui le seul fait de prononcer le mot " Apocalypse " était un signe risible de dégénérescence mentale à trop craindre l'arrivée de l'An 2000.

Au lendemain de Noël, entre les deux tempêtes du siècle, (qu'en sait-on puisqu'il n'est pas encore révolu), la presse affichait à la Saint Jean, ses gros titres avec le mot " Apocalypse " en
gras. En les croisant à nouveau en janvier, ce fut à mon tour d'ironiser sur leur méconnaissance des traditions calendaires Catholiques car ce "Saint Jean", le disciple bien-aimé est celui qui
justement a écrit l'Apocalypse …

L'événement du " non-Bug " aux premiers jours de janvier 2000 semble les avoir libérés définitivement de je ne sais quelle crainte intériorisée, se sentant à présent en droit de jouir d'un
optimisme débridé proche de l'euphorie, les cours de la Bourse aidant, pour un Nouveau Millénaire qui n'a pourtant pas rappelons le, lui aussi, encore commencé !

Les chrétiens sont les seuls opposants à ce " signe " de " progrès ", " très sécurisant " à première vue…

La mise en place d'une politique mondiale de standardisation mondiale avec la procédure de Certification Qualité ISO 9000, 9002 comme on en voit fleurir tous les jours et dans tous les domaines
est un des signes précurseurs qu'une entreprise ne pourra acheter ou vendre si elle n'a pas un de ces " nombres " attestant une homologation pour garantir la sécurité et le bien être des
consommateurs. Suivant son importance, le coût pour accéder à un standard de certification est énorme pour une PME ou PMI et génère plus de chômage que d'emplois. D'autre part les audits
permettent à des étrangers d'investir une entreprise et ce à tous niveaux. A titre d'exemple, le code à barres agroalimentaire classique (aux normes UCC et EAN), commun aux 7 continents, intègre
de façon non apparente à l'œil nu, les trois 6 par l'intermédiaire des trois barres séparatrices correspondant au chiffre 6 pour chacune d'elle.

D'autre part elle concerne notre génération alors que nos parents ne pouvaient même pas imaginer la croissance exponentielle de la Connaissance qui non seulement est devenue la nôtre mais encore
celle à laquelle nous avons accès, comme l'avait prophétisé Daniel de son côté dans l'Ancien Testament :

" […] Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu'au temps de la fin. Plusieurs alors le liront, et la connaissance augmentera. (Da 12:4)

Internet est la face la plus représentative de ce phénomène, la face visible de cet iceberg Titanesque si l'on considère le chargement quotidien de nouvelles pages d'informations, un nombre lui
aussi à croissance exponentielle.


 


Posté par rusty james

lasorciererouge 01/07/2012 22:51


Bientôt le permis de conduire RFID





 


 


 


Un arrêté publié hier au journal officiel vient confirmer ce que nous savions déjà, une nouvelle version du permis de conduire va bientôt voir le jour dans une version
modernisée. Ce nouveau permis de conduire entrera en vigueur le 19 janvier 2013. Il sera au format carte bancaire et intégrera une puce électronique comportant les empreintes
digitales du titulaire.


Cette puce permettra également d’accéder à son solde de points ou de régler les éventuelles amendes. Elle permettra également aux forces de l’ordre de vérifier facilement la validité du permis,
de s’assurer de son authenticité, et d’accéder à l’historique complet des infractions du conducteur. Ceci devrait permettre aux policiers et autres gendarmes, qu’ils soient français ou européens,
de s’assurer du paiement des amendes en France ou dans tout autre pays d’Europe.


Autre nouveauté, ce nouveau permis de conduire aura une date de validité de 15 ans (5 ans pour les permis C et D), alors qu’actuellement il n’y a pas de limite. Il sera toutefois automatiquement
renouvelé sans nécessité de repasser l’examen, un peu à l’image des passeports. Pour rappel, il y a actuellement en France plus de 40 millions de permis.


 





 


Après la carte d’identité et les passeports sécurisés, le permis rose vit donc ses dernières heures en attendant son passage en mode électronique et sa mise en circulation dans toute l’Europe.


Generation-nt

lasorciererouge 08/06/2012 22:07


Lancement de la Biometrie au Gabon.


par Jaba




lasorciererouge 25/05/2012 21:07






Big Brother débarque en Europe :L'UE s'apprête à imposer les cartes d'identité électronique à tous les pays
membres








Big Brother

L’Union Européenne prépare un projet de carte d’identité électronique visant à
« faciliter les transactions électroniques transfrontalières ». Depuis longtemps, il est question de transposer la carte d’identité papier au monde numérique, non pas tant pour des
raisons de sécurité que pour développer le marché commun et le commerce en ligne. Une directive avait déjà été adoptée en 1999 pour établir un cadre communautaire pour les signatures
électroniques. C’est Neelie Kroes, la commissaire européenne à la stratégie numérique, qui est en charge de ce projet, qui devrait aboutir début juin.


La carte d’identité électronique aurait un champ d’application plus vaste que la seule identification identitaire, puisqu’on
pourrait lui associer des services d’authentification auxiliaires, comme les timbres horodateurs et les scellés électroniques. Tous les pays seraient tenus de l’adopter, et de reconnaitre
celles des autres membres. « Nous proposons que tous les États membres reconnaissent et acceptent tous les documents électroniques officiels des autres États membres », indique le
document auquel Euractiv a eu accès.


Cependant, la carte d’identité électronique pose le problème de la fraude virtuelle et de l’usurpation d’identité en ligne.
Viviane Reding, la Commissaire à la justice, a déjà émis des propositions pour renforcer sa sécurité et la protection des données.


Cette carte d’identité numérique devra surmonter auparavant les réticences de quelques pays membres qui répugnent à cette
idée, en tête desquels on trouve la Grande Bretagne. La carte d’identité papier n’existe pas au Royaume Uni, et les Britanniques y sont farouchement opposés. Pour eux, ce concept évoque
irrésistiblement les contrôles d’identité systématiques de l’ère nazie et la déportation des Juifs. Le Danemark et l’Irlande n’ont pas non plus de carte d’identité.


Ailleurs, même si le passeport numérique s’est généralisé, la carte d’identité à puce reste l’apanage d’un petit nombre de
pays, dont la Belgique. L’Allemagne, l’Estonie, l'Italie et les Pays-Bas l’ont également adoptée, mais ils ne se sont pas entendus sur une harmonisation entre eux.


Des parlementaires européens d’autres pays pourraient aussi s’y opposer pour des raisons idéologiques, et la restriction de
la liberté civile qu’ils pourraient y voir.


Source:l'express.be




lasorciererouge 14/12/2011 15:54


Si je ne me trompe pas, elle a été adoptée !


Voir sur           les mots ont un sens


 


Et vive la Françe !

Dav 14/12/2011 17:58



Oui comme tu dis!



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