LA GRANDE PEUR DES NANOS

Publié le 24 Mai 2012

  

 

La grande peur des nanos

 

Les nanomatériaux représenteront à l’horizon 2015 un marché de 1 000 milliards de francs suisses. Un enjeu colossal pour les industriels. Mais ces particules infiniment petites font peur à toujours plus de consommateurs. À tort ou à raison ?

 

Les nanoparticules sont désormais partout ! En Suisse, elles seraient déjà présentes dans plus de 1 000 articles de consommation courante. Des emballages alimentaires aux textiles techniques, en passant par les équipements de sport, le dentifrice ou les crèmes solaires. Plus petites qu’une cellule humaine, de la taille d’un milliardième de mètre, elles possèdent des propriétés saisissantes.

 

Dans le dentifrice, elles sont utilisées pour leur pouvoir blanchissant (dioxyde de titane), ou parce qu'elles sont capables de combler les micro-fissures de l’émail (phosphate de calcium).

Dans l'industrie textile, on les emploie car elles peuvent rendre une veste imperméable (résines de fluorocarbone) ou empêcher l'apparition des mauvaises odeurs en tuant les bactéries (nanoparticules d'argent) !

 

Dans un cadre de vélo ou dans une raquette de tennis, l'incorporation de nanotubes de carbone permet, elle, d'augmenter la résistance des produits tout en les rendant plus légers.

 

Enfin, dans l'alimentaire, on fait appel aux nanoparticules en tant qu'antiagglomérants (silicate de calcium -E552- et dioxyde de silicium -E551-). Il s'agit dans le cas des épices par exemple d'empêcher la formation de grumeaux !

 

Cependant, ces "méga-pouvoirs" inquiètent de plus en plus de personnes, simples consommateurs qui se sentent mal informés, mais aussi scientifiques... Serge Stoll, maître d'enseignement et de recherche à l'UNIGE, est l'un d'eux.

 

Ce spécialiste de physico-chimie environnementale met en garde : "Je suis intimement persuadé qu’on est en train d’ouvrir une boîte de pandore, de produire encore une fois en masse des objets dont on connaît assez peu le potentiel de toxicité."

 

 

 

Pour le chercheur, les nanomatériaux posent problème pour deux raisons : d'abord, on n'aurait pas assez étudié le danger que certaines particules représentent pour la santé, ensuite, personne ne se pose la question du rejet dans l'environnement des produit contenant des nanos.

 

Serge Stoll donne l'exemple des eaux usées. Quid du devenir des nanoparticules d'argent qui pourraient être libérées lors du lavage des vêtements techniques ?

 

Concernant toujours le dentifrice, une étude franco-suisse a montré en 2011 que le dioxyde de titane pouvait provoquer dans les poumons des inflammations similaires à celles de l’amiante !

De leur côté, les industriels s'attachent à être rassurants. En Suisse, beaucoup a été fait, d'après eux, pour encadrer l'utilisation des nanos et protéger les salariés qui les manipulent. Ils citent en particulier le Plan d'action sur les nanomatériaux mis en place en 2008 par l'Office fédéral de la santé publique.

 

À Marly, dans la banlieue de Fribourg, l'usine de papier photo ILFORD se veut exemplaire. Elle est une des seules entreprises qui a accepté de nous recevoir. Ici, on utilise du dioxyde de silicium depuis une dizaine d'années.

 

Cette nanoparticule, qui est livrée sous forme de poudre par des fournisseurs allemands, permet de donner au papier photo (pour imprimantes jet d'encre) son aspect brillant. Pendant tout le processus de fabrication, les ouvriers fribourgeois n'ont aucun contact direct avec le dioxyde de silicium.

 

Rita Hofmann, cheffe de la recherche et du développement chez ILFORD, explique : "Il faut faire la différence entre des nanoparticules libres, et des matériaux nanostructurés qui ont été faits à partir de nanoparticules. Les nanoparticules libres peuvent rentrer dans l’organisme (NDLR : surtout par inhalation), mais les matières qui ont été faites à partir des nanoparticules sont seulement des structures... Ces structures ne sont ni actives ni dangereuses."

 

Pour éviter toute mauvaise surprise à l'avenir, les associations de défense des consommateurs réclament par précaution un encadrement légal plus strict et un étiquetage obligatoire pour les nanoparticules.

 

Cette surveillance accrue semble nécessaire, aussi pour ne pas condamner trop vite les nanos... En effet, la médecine pourrait connaître grâce à elles des progrès spectaculaires, en particulier pour le traitement des cancers.

 

Un article de nouvo.ch

 

"publi 3-4Vers un nouveau paradigme"

2012 et aprés

Rédigé par Dav

Publié dans #Sciences

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lasorciererouge 24/05/2012


http://jack35.wordpress.com/2012/05/24/transformez-vos-bananes-en-clavier-video/#more-22480

lasorciererouge 29/06/2012


L’empoisonnement légal aux nanoparticules





 


 


 


Produits chimiques, minéraux et autres matériaux 40.000 fois plus petits qu'un cheveu humain sont ajoutés à un nombre étonnamment élevé de produits de consommation, de beurre
d'arachide pour chaussettes à un écran solaire. Et dans un départ inhabituel de son habitude innocente jusqu'à ce que a fait ses preuves-coupable approche dans la régulation des
biens de consommation, de la Food and Drug Administration (FDA) a émis une nouvelle déclaration en disant que cette technologie minuscule a besoin de plus de sécurité tester avant qu'il ne soit
utilisé dans les biens de consommation.


Relatif: Le 20e anniversaire de plus grande erreur de la FDA


Il s'agit ici de la nanotechnologie, la science des matériaux construction si petites qu'elles sont invisibles à la plupart des microscopes. En plus de faire des choses
comme les iPhones et les panneaux solaires possibles, la nanotechnologie a été utilisé dans les écrans solaires, où les nano-particules de la taille de dioxyde de titane et l'oxyde de zinc éviter
que des résidus blancs, et dans les emballages alimentaires, dans lesquelles les matières telles que des nanoparticules d'argent de prévenir la détérioration des aliments.


http://todayhealth.today.msnbc.msn.com/_news/2012/06/25/12340321-fda-questions-whats-creeping-into-your-food-sunscreen?lite


 


Lire aussi:


 


Nanoparticules : mais où sont-elles et quels sont les risques ?


 


Des nanoparticules dans nos assiettes

lasorciererouge 31/12/2012



Dans quels aliments se cachent les
nanoparticules dont on ne sait rien des risques sanitaires





Nanoparticules : l'ingrédient qui s'est discrètement invité à notre table


 


Le plus grand brouillard règne, aujourd'hui, sur le paysage des nanoparticules dans le champ alimentaire. Même si la situation
est amenée à s'éclaircir avec l'adoption par la France, dès le 1er janvier 2013,
d'une obligation de déclaration des produits qui en contiennent. Alors que la régulation et la transparence concernant les nanomatériaux sont encore balbutiantes, peut-on d'ores et déjà en
retrouver
dans notre assiette ?





Il y a de multiples moyens, pour une nanoparticule, de pénétrer dans notrealimentation. Et en premier lieu, de manière fortuite. Elles sont en effet utilisées
dans des domaines extrêmement variés – pneus, crèmes solaires, panneaux photovoltaïques, etc. – et peuvent donc être relâchées dans la nature. Elles sont aussi utilisées dans l'agriculture,
par exemple dans certains pesticides. Or, des chercheurs ont montré que des plants de soja pouvaient par exemple absorber, jusque dans leurs haricots,
des nanoparticules d'oxyde de zinc présentes dans des produits cosmétiques, selon the Environmental magazine.





DÉJÀ DANS LES EMBALLAGES ET LES ADDITIFS ALIMENTAIRES





Mais elles sont aussi, et de plus en plus, présentes dans le secteur alimentaire pour les innombrables propriétés qu'elles font
miroiter – pour les emballages en particulier. Enfin, elles sont directement incorporées dans les aliments via les additifs alimentaires. La silice par exemple. Selon
le ministère de l'agriculture,"des produits à l'échelle nanométrique sont utilisés depuis de nombreuses années en Europe et en France dans les aliments courants : la silice, autorisée au niveau européen
depuis des années, est produite sous formenano comme additif
anti-agglomérant".





Or, cet ingrédient – noté E 551 sur les emballages, par exemple dans des sauces tomates et vinaigrées – n'est pas identifié
comme "nano", notait l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, devenue Anses, Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail)
dans un rapport de 2008 (PDF). Car l'organisme européen en
charge des additifs alimentaires considère qu'il n'est pas conçu comme un nanomatériau visant à obtenir des propriétés bien spécifiques, différentes de celles de son cousin aux particules plus
grandes. D'après lui, d'ailleurs, "il n'y a pas d'additifs alimentaires produits par les nanotechnologies". Néanmoins, note l'Anses, "il faut souligner que les agrégats et
agglomérats de SAS [silices amorphes synthétiques] doivent être considérés comme des entités nano-structurées".


En Europe, les nanomatériaux conçus intentionnellement pour l'industriealimentaire sont encore assez marginaux, et plutôt au stade de recherche
& développement. Aux Etats-Unis par contre, une étude publiée par Environmental Science & Technology montre qu'ils ont déjà fait leur entrée dans les garde-manger :
un Américain consommerait chaque jour des nanoparticules de dioxyde de titane, utilisées comme colorant blanc (E171) dans de nombreux dentifrices et aliments – en particulier les friandises,
comme les chewing-gums Trident, les M&M's ou les Mentos. Du coup, les enfants y sont encore plus exposés.





DANS QUELS ALIMENTS TROUVE-T-ON DES NANOPARTICULES ?





Les industriels n'étant pas sommés, jusqu'ici, de déclarer les produits contenant des nanoparticules, l'information à ce sujet
se fait rare et partielle. S'il existeplusieurs inventaires de ces produits dans le commerce, ils se fondent uniquement sur ce qu'affichent les
entreprises – or, l'usage des nanotechnologies est de
moins en moins brandi comme argument commercial – sans vérification possible.