Le Nouveau Paradigme

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La ligue Contre le Cancer descend la cigarette électronique : réponse de l’AIDUCE

Publié par Dav sur 28 Juin 2013, 20:55pm

Catégories : #Santé

L’Association Indépendante des Utilisateurs de la Cigarette Électronique (AIDUCE) a envoyé très récement une lettre ouverte à la Ligue Nationale Contre le Cancer. Déjà relayée par le docteur Jacques Le Houezec, nous nous permettons de la publier à notre tour.

 

Un-feu-vert-prudent-a-la-cigarette-electronique_article_popinLa cigarette électronique descendue par la ligue contre le cancer

Elle est signée par Brice Lepoutre, administrateur du plus gros forum d’utilisateur de cigarette électronique et président de l’AIDUCE. Elle fait suite à un communiqué de la ligue nationale contre le cancer qui s’est déclaré contre les cigarettes électroniques. L’AIDUCE s’insurge contre cette décision, avec un argument simple et fort : « Si [le combat de la ligue nationale contre le cancer] est de lutter contre le cancer, [celui de l'AIDUCE] est de ne pas le contracter ». C’est un peu comme si la police perpétrait des larcins pour pouvoir ensuite enquêter !

La lutte des vapoteurs pour faire entendre leur voix au près des très frileuses institutions officielles est loin d’être gagnée. D’ailleurs, n’oubliez pas la pétition de l’AIDUCE. Bonne lecture !

Madame, Monsieur;
Le 2 mai dernier, vous avez publié un avis relatif à la cigarette électronique. On peut d’ailleurs se délecter de votre position sur votre site.

Dans ce texte, vous affirmez entre autres que le statut actuel des vaporisateurs électroniques n’est pas satisfaisant, que l’on peut douter que ce soit une réelle aide à l’arrêt du tabac, que cet horrible produit ne participe pas à la « dénormalisation du tabac », que de « nombreuses réserves ont été émises quant aux composants des cigarettes électroniques et leur toxicité potentielle », et, la cerise sur le gâteau, qu’elle précède souvent l’entrée en tabagie des jeunes.
Votre verdict est sans appel : vous entendez recommander son retrait du marché. Rien de moins.

Malgré tout le respect et l’admiration que nous devons à votre noble cause, l’AIDUCE ne peut que s’opposer fermement à votre prise de position sur la cigarette électronique. Nous déplorons en effet que cette dernière soit bien étroite, partisane et s’appuie sur une démonstration souvent faussée. Nous allons donc le démontrer point par point.

Tout d’abord, avançons quelques chiffres, histoire de bien poser le débat. Comme vous le savez certainement, les statistiques officielles indiquent que le tabac provoque chaque année la mort de plus de 60 000 personnes en France et 5 millions dans le monde. Sans compter, bien évidemment, la cohorte de maladies et autres complications que peut entraîner le tabac. La ligue contre le cancer est bien placée pour le savoir.

A contrario, aucun cas de décès n’est imputé à la cigarette électronique à ce jour. Aucun cas de cancer déclaré non plus. On peut donc s’étonner que ce produit suscite autant votre courroux et on se peut aussi se demander pourquoi vous souhaitez intervenir sur ce sujet qui, de prime abord, ne concerne pas directement la ligue contre le cancer.

Vous écrivez que de très nombreuses réserves ont été émises sur les composants des cigarettes électroniques et leur toxicité potentielle. Cependant, vous citez peu d’études, ce qui contraste singulièrement avec l’expression «nombreuses réserves». Qui plus est, la plupart de vos sources sont relativement anciennes. De plus, vous passez bien vite sur les études plus favorables à la cigarette électronique, notamment celles qui concluent que le risque lié aux vaporisateurs électroniques semble sensiblement moins élevé que celui lié au tabac. Vous omettez d’ailleurs de préciser les références de ces études. C’est fortement regrettable.

Les utilisateurs de ces produits électroniques viennent du tabac. Aussi savoir si les vaporisateurs personnels sont des réducteurs de risque par rapport aux conséquences reconnues du tabac a du sens pour nombre d’utilisateurs. Si j’utilise un vaporisateur sur une courte période après avoir abandonné le tabac, aurais-je un gain sur le plan de la santé ou au contraire vais-je subir des effets désastreux ? Et si j’utilise ce produit sur du long terme, quels sont les effets ou les risques identifiés ? Quel gain ou risque supplémentaire j’encours par rapport au tabac ? Le fait d’utiliser un produit sans combustion et ne distillant pas monoxyde de carbone et goudron, est-il un progrès par rapport à la fumée de cigarette ?

Mais, outre le fait d’être subjectif dans le choix des études référencées, il vous arrive de traduire à votre avantage certains propos. C’est très certainement la conséquence d’une lecture distraite, espérons-le.
Par exemple, vous citez la fiche toxicologique de l’INRS relative au propylène glycol. Fort bien. Vous écrivez : « le propylène-glycol (représentant 80 à 90% de la composition de la cartouche de recharge) qui, présentant peu de risques dans des conditions d’utilisation normales, est considéré par l’INRS comme toxique lors d’une consommation à chaud, en aérosol et en utilisation prolongée. »
Or, voici ce qu’en dit l’INRS :
« le propylène glycol présente peu de risques dans les conditions normales d’utilisation. Toutefois, des mesures de prévention sont nécessaires dans certaines situations, en particulier si le produit est utilisé à chaud, s’il peut y avoir formation d’aérosols, également s’il existe un risque d’exposition cutanée prolongée ou étendue ».
L’INRS semble beaucoup plus prudente que vous quant à une éventuelle toxicité du propylène glycol.

Vous affirmez qu’il n’est pas certain que les vaporisateurs électroniques soient efficaces pour arrêter le tabac, estimant que les études sur ce sujet sont contradictoires. Bien que nous n’ayons pas les mêmes données que vous, nous n’allons pas entrer dans de soporifiques et fumeuses querelles de chiffres. Permettez-nous simplement de constater que l’intérêt des fumeurs pour ce produit, l’engouement qu’il suscite depuis son apparition en Europe en 2008, la croissance forte et continue du marché par le simple bouche à oreille, et ce, malgré tous les appels à la prudence, malgré les recommandations de ne pas l’utiliser émanant d’organismes comme le vôtre, malgré les jugements sévères voire subjectifs distillés par certains professionnels de la santé, contraste furieusement avec vos doutes. Il y a un décalage tellement saisissant entre votre questionnement et les retours de bon nombre d’utilisateurs ! Il existe un tel fossé entre votre perplexité et ce que nous vivons au quotidien ! Et puis, entre nous, si ce produit n’était qu’un gadget de plus, un bidule sans réel effet sur l’arrêt du tabac, un simple phénomène de mode, il est évident que vous ne seriez pas obligés de demander son retrait du marché. Le phénomène finirait par se dégonfler de lui-même, comme une vulgaire baudruche.

Vous terminez votre démonstration en indiquant la cigarette électronique précède souvent l’entrée en tabagie des jeunes. Cette affirmation balaye d’un revers de main tout ce que l’on sait sur le tabac et oublie tous les aspects historiques et sociologiques liés à la cigarette classique. Depuis l’apparition de cette dernière, des générations entières l’ont essayé, se sont adonnés à ce « plaisir », en sont souvent devenus dépendants, alors que la cigarette électronique n’existait même pas. Ils l’ont fait parce que c’était à la mode, parce que leurs idoles s’affichaient ostensiblement avec une cigarette aux lèvres, parce que des proches fumaient, parce que leurs copains ou copines les incitaient, ou bien parce qu’ils l’ont voulu, tout simplement. Aujourd’hui, plus d’un milliard d’êtres humains fument. Combien ont commencé par la cigarette électronique, comme votre phrase peut le laisser penser incidemment. Combien de jeunes arborent fièrement une cigarette électronique à la sortie des lycées ?
Toujours concernant les mineurs, sachez que, alors qu’on ne leur demandait rien, par simple souci de responsabilité, les forums les plus importants sur le sujet ont interdit leur accès aux mineurs, des sites de vente sur internet et des magasins physiques ont interdit la vente à ces derniers. Certes, cela reste perfectible mais ce phénomène existe et atténue grandement vos propos alarmistes. Il y a aussi des gens responsables dans le milieu des vaporisateurs électroniques.

Au début de votre prose, vous affirmez aussi que « le produit échappe à toute réglementation ». Nous sommes navrés de devoir vous reprendre mais le propos est inexact. D’ailleurs, plus loin dans le texte, vous indiquez que le produit n’est soumis à aucune réglementation spécifique, ce qui est déjà un peu plus proche de la réalité. En fait, sauf cas particuliers précisés par l’ANSM, les vaporisateurs personnels sont soumis à la réglementation des produits de consommation courante. Ils sont donc placés sous le contrôle de la DGCCRF, comme vous l’écrivez. De plus, des contrôles ont déjà eu lieu, notamment des saisies exercées par les douanes. Bien évidemment, vous êtes libres de penser que ce statut est très loin d’être adapté aux vaporisateurs électroniques, que les contrôles sont totalement insuffisants. Vous pouvez demander un statut spécifique (même si on peut se demander si la classification des produits à la vente est de votre ressort), mais de là à asséner des contre-vérités, il y a une marge.

Abordons maintenant ce qui nous paraît être le point central de votre démonstration et qui, à notre avis, éclaire votre position. En effet, vous écrivez que la cigarette électronique ne participe pas à la « dénormalisation du tabac ». Expression un tantinet intellectualisée derrière laquelle se cache une philosophie. Peut-être même une idéologie. Pire même : on pourrait presque parler de dogme. Cette expression signifie que tout ce qui rappelle la cigarette doit être pourchassé, combattu voire interdit. Même si ce n’est pas une cigarette. C’est ainsi que l’on a interdit les cigarettes au chocolat. C’est comme cela aussi qu’il est aujourd’hui difficile de visionner un film dans lequel des acteurs fument. Il ne faudrait pas que les spectateurs puissent être tentés d’en griller une. On combat tout ce qui rappelle la cigarette alors même que cette dernière continue à être disponible dans tous les bureaux de tabac, liberté individuelle oblige.

Voilà donc où nous en sommes en France : parce qu’un produit ressemble vaguement à une cigarette et en reproduit certains aspects, parce qu’elle ne s’intègre pas dans votre schéma de pensée dogmatisante, il faut donc demander son retrait, même temporaire. Parce que les vaporisateurs personnels ne participent pas à la « dénormalisation du tabac », vous êtes prêts à renvoyer sans sourciller plus de 500000 personnes vers le tabac, qui resterait accessible, lui.

Croyez-vous que les vapoteurs obligés de repousser la porte des bureaux de tabac participeront alors à la « dénormalisation du tabac » ? Est-il normal que la ligue contre le cancer soit prête à renvoyer des anciens fumeurs de tabac vers leur ancien vice comprenant des dizaines de substances toxiques ou cancérigènes avérées ?

Tant pis, direz-vous certainement, ils n’ont qu’à se tourner vers les méthodes de sevrage classiques : patchs, gommes et autres champix. Nombre d’entre eux ont essayé maintes fois ces méthodes en pure perte ? Pas grave, ils recommenceront ! Ils échoueront peut-être encore, il n’y a pas de raison, mais, au moins, ce sera avec des méthodes qui participent à la « dénormalisation du tabac ». Et puis, en désespoir de cause, ils finiront peut-être à adhérer à votre ligue. Vous pourrez fêter dignement un prétendu recul de la mode tabagique et votre victoire idéologique. Votre dogme aura alors triomphé. En apparence seulement et à quel prix. L’enfer est décidément pavé de bonnes intentions.

Nous, utilisateurs des vaporisateurs électroniques, nous venons de la tabagie pour une immense majorité d’entre nous. Loin de participer à relancer la vente du tabac comme vous le prétendez, nous montrons au contraire qu’une autre voie est possible.

Bien sûr, nous ne déclarons pas que les vaporisateurs électroniques sont une solution miracle susceptible de convenir à tous les fumeurs. D’autres méthodes existent : l’arrêt sans substitut, les méthodes proposées par les laboratoires pharmaceutiques et les méthodes alternatives. Il ne nous appartient pas de juger quelle est la meilleure. Tout simplement, les vaporisateurs électroniques nous conviennent et nous ne demandons rien à personne. Que vous le compreniez ou pas, ils représentent un formidable espoir pour des millions de fumeurs qui n’ont jamais réussi à se débarrasser du tabac. C’est une possibilité supplémentaire laissée aux fumeurs avec ses qualités et ses défauts.

Bien évidemment, nous comprenons que les vaporisateurs électroniques fassent débat. Nous acceptons sans aucun problème que des acteurs de la santé puissent ne pas approuver ou ne pas recommander leur utilisation en l’absence de données scientifiques sur les effets à long terme. Nous sommes ouverts à des discussions sur la mise en place éventuelle d’un statut spécifique. Nous sommes aussi favorables à plus d’études sur le vapotage, afin d’être mieux informés, et à plus de contrôles, afin d’être mieux protégés.

Mais nous nous opposerons à tout retrait du marché sans autres certitudes que celles, bien discutables, que vous avancez. Sous le prétexte que notre choix ne reçoit pas votre assentiment, nous ne sommes pas disposés à nous laisser imposer votre diktat. Si votre combat est de lutter contre le cancer, le nôtre est de ne pas le contracter.

Veuillez agréer l’expression de nos salutations distinguées.

Pour L’AIDUCE ,
Son Président,
Brice LEPOUTRE

PS: Nous avons également joint en annexe un document de 73 pages regroupant les études sur la cigarette électronique et ses composants.

Source : Cigarette Electronique Recherche & Développement

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Braccini 16/05/2016 22:42

Bonsoir,je vapote depuis 4 ans et tout va bien j'ai retrouvé l'odorat que j'avais perdue en partie avec le tabac je ne suis plus essoufflé comme avec le tabac,et ça m' emmer....de retourner ver le tabac.Alors qu'ils nous foute la paix .

boby 30/06/2013 10:37


C'était prévisible, l'industrie du cancer à tout intéret à empecher l'emergence de remede préventif ou curatif .(le cancer rapporte énormement)


 


Alors pensez-vous, la ecig , outils de sevrage hyper-efficace, empiéte sur le terrain des cigarettiers et des vendeurs de chimio.

gwendal 30/06/2013 00:40


@sunburst, je suis suffisament renseigné et connais plutôt bien le fonctionnement d'une association "dite à but non lucratif".


Pour info, il y a des salariés (ou "permanents" indemnisés ...souvent gassement) dans beaucoup d'assos. L'appellation dite non lucrative veut dire qu'en fin d'exercice, il ne doit pas y
avoir de bénéfice ou, sur dérogation, que ce bénéfice est déjà affecté à une utilisation bien définie l'année suivante (pour le fonctionnement nécéssaire ou le dévelloppement supposé
nécéssaire).


De plus, il y a un nombre hallucinant de commerces qui fonctionnent officiellement en mode associatif loi 1901. Quelques exemples: les mutuelles et les assurances "classiques" (qui par des
montages douteux peuvent récupérer le bénéfice), des bar tabac, des boulangeries, des centres commerciaux, qui tous trichent avec les status et obligations de la loi de 1901 (la ville de Morlaix dans le Finistère, par exemple, à beaucoup de ces
commerçants sous ce statut...)

Tempérance 29/06/2013 17:40


Mais qu'attend donc notre magnifique Président Hollande pour taxer l'éléctro-clope ?  Si une partie des pépettes revenait dans les caisses de l'état, cet objet honni serait soudainement
encensé par tout le monde, et même surement prescrit par les toubibs aux fumeurs de tabac... Et si ça se trouve, il y aurait du coup effectivement moins de cancers en France !! Ah mais non,
j'oubliais, il vaut mieux taxer les revenus des gens qui bossent... ça, c'est socialiste !!! -_-

tourneboeuf 29/06/2013 14:45


Je suis étonnée de constater que personne ne s'interroge sur le danger de porter à la bouche ces cigarettes électroniques car leurs embouts sont en plastique bourré de bisphénol A.

sunburst 29/06/2013 14:12


En France, une association est légalement un groupement de personne à but non lucrative, donc pas de revenu pour les participants. Si revenu il y a, cela devient une entreprise. Merci de se
renseigner avant de dire n'importe quoi dans ses commentaires.

Christian 29/06/2013 14:02


Se poser une question:à qui profite cet argumentaire aussi mal construit parceque n'ayant pas d'arguments valables? Nous remarquons très souvent des objections manupilatoires émises soit par le
professeur "X" le journaliste "Z" (n'ayant pas enquété sur le sujet). Il y aurait il des lobbies particuliers derrière tout ceci ? Nous sommes responsables d'un laissé faire, ouvrons les yeux !
Critiques !

gwendal 29/06/2013 00:49


  " L’Association Indépendante des Utilisateurs de la Cigarette Électronique
(AIDUCE)"...


Il y a vraiment des associations de tout en france ...subventionnées pour la pluaprt
par nos impôts, sans qu'on soit questionné sur leur utilité. La ligue contre le cancer est aussi une association ...subventionnée ...et qui a des "casserolles"...


Il sagit donc d'une bataille d'associations qui n'ont en général quasi pas d'autre
utlité d'existance que de garantir un bon salaire et des indemnités de tout genre à ses "permanents" ...un peu
comme pour les syndicats...de travail, d'intercommunalités, etc

lasorciererouge 28/06/2013 23:22


La ligue contre le cancer...roule pour la SEITA ??


S'ont franchement mal placés pour faire la leçon aux autres...z'ont la mémoire courte.


Le contrôle absolu..et les pepettes en plus, comme pour le télé-thon, on connait la suite.


Ils se soucient de notre santé (?)..et moi je suis la joconde!!


Je vapotte et je les merde..mais, mais bientôt interdictions, amendes et tout le toutim.


Propylène glycol..pas que dans les cigarettes électroniques..., mais là on entends un grand silence.


Le fric, encore et toujours le fric et le contrôle ABSOLU !!

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