Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


La mammographie AUGMENTE l’incidence du cancer

Publié par Dav sur 1 Avril 2013, 16:03pm

Catégories : #Santé

  « Si le dépistage était un médicament, il aurait été retiré ». Quel est donc le dangereux gourou qui tient de tels propos ? Quel est l’abominable chef de secte qui se permet de critiquer un axe majeur de la médecine classique ? Quel « thérapeute » illuminé risque ainsi de priver des patients d’un traitement médical approprié grâce au diagnostic précoce ?
Désolé pour les services policiers qui analysent les articles de Néosanté à la loupe, mais cette phrase n’est pas de nous : elle a été prononcée par Peter Götzsche, biochimiste et docteur en médecine, professeur de méthodologie de la recherche clinique à l’Université de Copenhague, cofondateur de la collaboration Cochrane, directeur du Centre nordique Cochrane et auteur de plus de 50 publications dans les plus grandes revues médicales. Son nom ne vous dit rien ? Normal : cela fait 12 ans que ce chercheur danois remet en cause le dépistage du cancer du sein et cela fait 12 ans que la presse francophone ignore superbement ses travaux.
  
Une exception notable cependant : le magazine suisse Femina l’a interviewé le 26 février dernier à l’occasion de la sortie de son ouvrage « Mammography screening : truth, lies and controversy » ( Radclife Publishing, 2012).

Puisqu’on pourrait m’accuser de déformer ses déclarations, je me permets d’en reprendre un paragraphe entier :

« Il ressort des deux grands essais inclus dans notre évaluation Cochrane que l’auto-examen régulier des seins n’a pas démontré d’efficacité sur la mortalité par cancer du sein, voire qu’il est dommageable, car il entraîne une augmentation du nombre de biopsies. Même l’American Cancer Society, pourtant très favorable au dépistage, ne le recommande plus. En ce qui concerne le dépistage par mammographie, des études rigoureuses et récentes montrent qu’il ne réduit pas l’incidence des cancers avancés et n’a pas d’effet sur la mortalité par cancer du sein. En revanche, le dépistage transforme des femmes en bonne santé en patientes cancéreuses, et entraîne une augmentation du nombre de masectomies, parce qu’il détecte des tumeurs qui n’auraient pas mis la santé de ces femmes en danger, voire n’auraient jamais été détectées si ces femmes n’avaient pas participé au dépistage. Dans les pays dotés de programmes, le taux de surdiagnostic est d’environ 50%. En évitant le dépistage, les femmes de la tranche d’âge concernée peuvent réduire d’un tiers leur risque de se faire diagnostiquer un cancer du sein. Le meilleur moyen de réduire l’incidence du cancer du sein, c’est donc de stopper le dépistage ». Vous en voulez encore ? Voici un deuxième passage ébouriffant : « Les femmes ne devraient plus accepter la désinformation à laquelle on les expose. Le mépris du principe du consentement éclairé, le déni collectif, la manipulation des données concernant le surdiagnostic et le faible bénéfice du dépistage, tout cela représente peut-être le plus grand scandale éthique qu’ait jamais connu la santé. Des centaines de millions de femmes ont été séduites par l’idée du dépistage sans savoir qu’il pouvait leur porter préjudice. Il est temps que cela cesse. »

Tu parles, Charles. Entre deux campagnes pour le dépistage du cancer du côlon, celui de la prostate ou celui du col de l’utérus, les autorités de santé continuent invariablement à inciter le public féminin à « aller montrer ses seins à son médecin » et à se plier au mammotest.

Un piège à c...

Contre cette propagande criminelle, un seule solution : prendre la peine d’aller chercher la bonne information. Peu accessible au commun des lecteurs, le livre de Peter Götzsche n’a pas (encore) été traduit en français. En revanche, la « journaliste citoyenne » Rachel Campergue (1) avait déjà vulgarisé ses travaux dans son livre-enquête « No Mammo ? » (Voir « Les ravages du dépistage », Néosanté N° 10). Interviewé trois mois plus tard (Néosanté N° 13), le chercheur français Bernard
Junod s’en inspire aussi pour contester le dépistage organisé. Sur leurs blogue et site respectifs, le Dr Jean Claude Grange (2) et le Dr Marc Girard (3) mettent également les recherches du scientifique danois à la portée des internautes. Dans son dernier livre (4), celui-ci consacre tout un chapitre à la mammographie, dont il démonte les arguments favorables et démontre qu’ils sont faux. Paraphrasant Peter Götzsche, Marc Girard écrit carrément que le dépistage des tumeurs mammaires est en réalité « un piège à c…. ». Si vous ne l’êtes pas, gardez votre poitrine à l’abri de la médecine !

Yves Rasir

(1) www.expertisecitoyenne.com
(2) http://docteurdu16.blogspot.fr/
(3) www.rolandsimion.org
(4) « La brutalisation du corps féminin dans la médecine moderne »

Source : Néosanté n° 22 avril 2013
par Hélios
NP le nouveau paradigme

Commenter cet article

Tempérance 03/04/2013 16:55


J'ajoute qu'on a trop tendance à nous vendre pour de la "prévention" ce qui n'est que du dépistage.


Dans le cas du cancer du sein, la mammographie, ayant pour but de détecter une maladie existante, c'est un dépistage !!! Ce n'est EN RIEN une méthode de prévention !!!


La prévention, pour ce type de cancers, ce serait d'éviter l'obésité, les traitements hormonaux à tort et à travers, ainsi que, très probablement, les déodorants à base de sels d'aluminium ( tous
ceux du commerce conventionnel ou presque !! ) et sans doute aussi le lait de vache à l'âge adulte...


Mais, là, ça ne rapporterait plus de sousous à personne... Donc bizarrement, pas l'ombre d'une "campagne de sensibilisation" à l'horizon... -_-

LaMoucheDuCoche 03/04/2013 10:45


Cet article et les liens associés m'ont laissé perplexe!


Je suis d'accord avec @Yann et @Tempérence.


Le problème, encore et toujours, est que l'objectif de la médecine devient de plus en plus mercantile et forcément on devient méfiant!


Le but n'est pas de soigner ou de faire de la vraie prévention mais d'utiliser au maximum le patient comme ressource financière.


A partie de là, on peut connaître de vraie dérives dans un sens (surmédication, surprescription d'analyses) ou à l'inverse l'abandon pur et simple de tout soins (au sens large!!).


 


Il y a un vrai problème dans cette société et nous devons tous nous battre pour obtenir des "soins" nous correspondant et qui ne vont pas à l'encontre de notre santé.


 


Un exemple tout simple.


Nous sommes en 2013 et les médecins arrivent parfois à faire des prodiges. Pourtant il existe un gouffre en dentisterie. On estime "entre 7 et 15 % le pourcentage de la population adulte dentée
présentant une parodontite destructive demandant à être traitée".


Lorsque vous allez voir votre dentiste, il ne vous propose aucun traitement et en substance vous avez droit à un : "on ne peut rien faire, brosser vous les dents!". (ben mon cochon, je ne t'ai
pas attendu pour passer les chicos au karcher!)


 


Merde! Moi qui croyait qu'on traitait des cancers, qu'on envoyait des sondes sur Mars, on peut pas soigner une parodontite???


Ben non! Car lorsque la parodontite vous a bien massacré, vos dents se déchaussent (c'est une question de mois ou d'années) elles tombent et on vous propose implants et  autres bidules
foireux  ET COUTEUX qui tiennent peu ou pas.....et ça fait marcher le commerce!!!


 


Cette  prévention par mammographie systématique donc n'est qu'un vaste enfumage car si elle peut être utile à ceux qui vraiment sont malades, elle nuit aux autres car la prévention, comme
elle est prescrite aujourd'hui, vous culpabilise, vous apporte le spectre de la maladie et de la mort, pas de la santé encore moins de la guérison.


 


Il existe d'autres méthodes , notamment génétiques, qui peuvent apporter une plus grande "certitude" mais là c'est un autre sujet sensible!


 

Tempérance 02/04/2013 17:06


@Yann : C'est vrai, mais pour un "vrai" cancer détecté, combien de femmes en bonne santé mutilées ?? Combien de mastectomies, de chimio et de radiothérapies inutiles ???


Bien sûr pour celle sur qui la vraie tumeur n'aura pas été détectée à temps, c'est une catastrophe. Mais il s'agit ici d'évaluer le rapport bénéfice-risque à l'échelle de toute une population. Et
là, n'en déplaise aux vendeurs de mammographes, le verdict n'est pas en faveur des campagnes de dépistage systématique. C'est un fait, et chaque femme devrait en être informée avant de décider,
pour elle-même, si elle souhaite ou non faire des mammographies !

Yann 02/04/2013 14:35


Gwendal a encore raison... mais après, ne venez pas vous plaindre quand vous apprendrez que vous avez une tumeur phase 3 et quelques semaines à vivre.

gwendal 02/04/2013 02:10


Exellentissime 


Et "pan dans les dents" des "services policiers qui analysent les articles de Néosanté à la loupe"


Cette phrase a vraiment du bon sens: "Si vous ne l’êtes pas [con], gardez votre poitrine à l’abri de la médecine !" C'est même pour tout le corps qu'elle
s'applique

Nous sommes sociaux !

Articles récents