La cité de Tiahuanaco se trouve au Sud-Est du plus mystérieux de tous les lacs : le lac Titicaca. Il se situe à 3 800 mètres d’altitude, couvre une superficie de 6 900 Km2 et mesure environ 220 Km sur 110. Certaines profondeurs dépassent les 300 mètres. C’est l’un des rares lacs à être visible de l’espace.

 

 

Titicaca, l’un des rares lacs visibles de l’espace

 

L’histoire du lac Titicaca est assez extraordinaire. Il semblerait qu’il y a plus de cent millions d’années, une grande quantité d’eau de l’océan Pacifique est été isolée en plein milieu de la cordillère des Andes, par des bouleversements géologiques de remontés de terrain qui sont à l’origine de la formation de l’Amérique du Sud. Piégées dans cette mer intérieure, énormément d’espèces animales et végétales marines, ont continué leur évolution en dehors de leur berceau originel : l’océan Pacifique.

Dans la région, on trouve énormément de coquillages fossilisés. De plus, les pêcheurs remontent régulièrement des spécimens de la faune marine océanique, comme des hippocampes et diverses espèces d’Allorquestes (hyalella inermis, etc…), ce qui est fort surprenant pour un lac d’eau douce, à presque 4 000 mètres d’altitude.

 

 

Lac Titicaca, une mer intérieure au bord de la Cordillère des Andes

Il semblerait que bien d’autres transformations géologiques se soient produites depuis la formation de cette mer intérieure, et que les changements seraient encore en cours de nos jours. La région subit régulièrement des tremblements de terre, ce qui pourrait expliquer partiellement certains points géographiques au sujet de la cité de Tiahuanaco.

 

 

Tiahuanaco était un ancien port situé sur les rives du lac Titicaca

 

En effet, jadis, Tiahuanaco était un ancien port situé sur les rives du lac Titicaca. Seulement voilà, les ruines se situent à 18 km au Sud du lac et à 30 mètres plus haut que les côtes actuelles. Les bouleversements géologiques progressifs récents peuvent expliquer cette bizarrerie, mais pas dans un laps de temps aussi court, car d’après les historiens, le site n’aurait pas plus de 1 500 ans officiellement.

 

 

La porte du soleil, située dans l’angle Nord-Ouest d’une structure nommée Kalasasaya

 

D’autres éléments attestent d’une origine beaucoup plus ancienne que la version officielle.

Sur le site de Tiahuanaco, dans l’angle Nord-Ouest d’une structure nommée Kalasasaya, se trouve la porte du soleil. Sur la frise du linteau de ce monolithe (largeur : 3,75 mètres, hauteur : 3 mètres, épaisseur 50 cm) pensent plus de 10 tonnes, figure des animaux étranges. Par exemple, on peut identifier un éléphant, qu’on n’a jamais rencontré sur le continent américain. Seul existait des Cuvieronius, espèce préhistorique proche de l’éléphant, mais dont l’extinction date de 10 000 ans avant JC. Ce n’est pas le seul cas.

 

 

Toxodontes, mammifère amphibien, croisement entre un rhinocéros et un hippopotame

 

En effet, on retrouve également des Toxodontes (Mammifère amphibien, croisement entre un rhinocéros et un hippopotame) qui ont prospérés il y a 1,6 millions d’années, et qui se sont éteint il y a 12 000 ans, à la fin de Pléistocène. Pas moins de 46 représentations de têtes de Toxodontes ont été retrouvées sur le site, et pas seulement sur la porte du soleil. On trouve d’autres espèces disparues comme le Shelidoterium (Quadrupède diurne), et le Macrauchenia (ressemblant à un cheval).

 

 

Le Macrauchenia ressemble à un cheval

 

Un autre point va dans le sens d’une origine antédiluvienne du site. Le professeur Arthur Posnansky (1873 – 1946, Bolivien d’origine allemande), a étudier Tiahuanaco pendant 50 ans, toute sa vie. Il a fait entre autre, des recherches archéo-astronomiques sur l’orientation du Kalasasaya. L’ensemble des structures du site semblent suivre les positions azimutales du lever et du coucher du soleil, d’une façon très précise. Cependant, A. Posnansky a découvert un léger décalage. Il a démontré qu’à la construction du Kalasasaya, la terre était inclinée de 23° 8’ 48’’. Cette inclinaison de notre planète s’appelle « l’oblique de l’écliptique », et selon la Conférence Internationale des Ephémérides qui en a officialisé en 1911 la courbe de correspondance d’année en année, elle varie de 22° 1’ à 24° 5’, et 23° 8’ 48’’ correspondrait à 15 000 ans avant JC.

 

 

L’orientation du Kalasasaya suit les positions azimutales du lever et du coucher du soleil

 

Face à cette révélation, tous ces calculs ont été soigneusement revérifiés par d’autres savants, comme par exemple le Dr Hans Ludendorff (Directeur de l’Observatoire Astronomique de Potsdam, dans les années 30), le Dr Friedrich Becker de l’Institut Specula Vaticana, le Pr Arnold Kohlschutter de l’université de Bonn, et le Dr Rolf Müller de l’Institut Astrophysique de Potsdam.

 

Après 3 ans de travail, ils conclurent tous que le travail de Posnansky était juste.

15 000 ans correspondrait à la période de la fin de l’ère glaciaire, perturbée par plusieurs déluges destructeurs, qui s’abattirent sur plusieurs régions du monde, ce qui pourrait donner un début d’explication à une autre bizarrerie de ce site.

(Voir article : Cités et origines englouties)

 

Les effets dévastateurs d’un Tsunami

 

Les recherches de Posnansky ont montrées que la cité est inachevée, comme interrompue par un évènement important, comme une catastrophe, alors que les constructions étaient quasiment terminées. De plus, il y a peu de squelettes retrouvés sur le site, mais dans les environs, les squelettes retrouvés se mêlent aux restes de la faune marine, d’une façon complètement chaotique. Comment ne pas penser à un tsunami lié à une des périodes de déluge.

Bien-sûr, si on garde l’hypothèse officielle de l’âge de construction de Tiahanaco à 1 500 ans, ça n’a bien évidement aucun sens.

 

Viracocha, Dieu civilisateur, roi de la foudre et des tempêtes, et Dieu de l’eau

 

Ce site est dédié à Viracocha, dont la représentation figure au côté d’une multitude de glyphes complètement inconnus. Viracochas est le Dieu principal des Incas, il est le Dieu créateur, roi de la foudre et des tempêtes, il symbolise le Dieu de l’eau.

Selon les légendes, il était de grande taille, la peau claire et avec une longue barbe. Il aurait suivi une route allant du Nord vers le Sud, enseignant les différents peuples sur son passage et leur donnant les techniques d’agricultures et l’appropriation des arts, il les fit passer du statut de sauvage à celui d’homme civilisé. Viracocha était considéré comme le fils du soleil.

Il semblerait que les habitants de Tiahanaco, nommés également le peuple de Viracocha, maîtrisaient parfaitement l’agriculture et d’une façon hautement sophistiquée, qui troublent encore les scientifiques. Dans la région, il y eu vraisemblablement des expériences sur de nombreuses plantes toxiques pour les rendre comestibles. Les analyses montrent qu’il y a eu une sorte de technique de détoxication. Certaines terres, qui ont été aménagées à la préhistoire, utilisent des techniques qui surclassent nos cultures modernes, c’est le cas des waru waaru (nom donné par les Indiens de la région). Ces techniques agricoles sont tellement sophistiques, qu’elles ont attirées l’attention du gouvernement Bolivien et des organismes de développement internationaux. Ils projettent de faire des tests dans d’autres régions du monde, réputé pour être difficiles à cultiver.

 

 

Waru waaru, techniques agricoles ancestrales qui surclassent nos cultures modernes

 

l y a ici beaucoup de point commun avec Osiris, le grand civilisateur. Il existe même une légende locale, qui parle de Thunupa-Viracocha qui correspondrait à la légende d’Osiris sur plusieurs points.

Dans son livre l’empreinte des Dieux, Graham Hancock a analysé quelques points communs dans les deux légendes :

« Tous deux étaient de grands civilisateurs, tous deux furent victimes d’un complot, tous deux furent placés à l’intérieur d’un réceptacle (un coffre, une barque), tous deux furent jetés à l’eau, tous deux dérivèrent ensuite sur une rivière et atteignirent la mer »

Il existe d’autres indices qui renforcent les liens entre ces deux divinités.

Les anciennes barques traditionnelles, encore fabriquées sur l’île de Suriqui, sur le lac Titicaca, sont similaire aux embarcations égyptiennes qui servaient à charrier d’énormes blocs de pierres sur le Nil.

De plus, on a retrouvé les mêmes techniques de murs antisismiques qu’en Egypte, avec des renforts métalliques injectés dans la pierre, avec les mêmes précisions d’ajustement.

 

 

Barques traditionnelles fabriquées sur l’île de Suriqui, sur le lac Titicaca

 

Pour finir, Viracocha est souvent représenté avec de l’eau, avec des motifs d’écailles. Il est le Dieu de l’eau, comme Osiris, et comme Oannes et Enki d’ailleurs, qui est souvent représenté en homme-poisson. Sans oublier qu’Enki était lui aussi un grand civilisateur, et qu’il est connu pour avoir enseigné l’agriculture et d’autres techniques aux hommes, en Mésopotamie.

(Voir article : L’Atlantide sur les iles canaries)

 

  

Dans l’ordre, Viracocha – Osiris – Oannès - Enki

 

Ces 4 Dieux serraient-ils en fait le même ?

Les techniques Sumériennes auraient-elles été transmises aux Egyptiens, puis aux Incas, pendant la préhistoire ?

Mais comment ?

 

D’autres sites sembleraient également dater de la fin de l’ère glaciaire, soit avant 10 000 ans Av JC :

(Voir article : A pied joint dans l’archéologie interdite)

(Voir article : Osireion, ancien temple de Seti 1er)

(Voir article : Grande pyramide de Khéops ou d’Isis)

 

Sources principales de cet article : Livre de Graham Hancock, L’empreinte des Dieux

http://fargin.wordpress.com/2012/02/01/la-mysterieuse-cite-de-tiahuanaco/

NP le nouveau paradigme