Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 18:09

Ce 8 Décembre 2011 à un peu plus de 11 heures, l'équipe d'Onnouscachetout.com (ONCT) reçoit un mail de Sud Radio sollicitant poliment notre participation à une émission ayant lieu l'après midi sur le thème du Complot.

L'équipe d'ONCT, assez expérimentée dans le domaine, détermine que cela peut être une forme de « piège ». En effet, bien souvent les personnes aux théories ne collant pas avec le mouvement d'informations consensuelles sont ridiculisées. Qu'à cela ne tienne, c'est au court de l'émission que nous nous sommes décidés à y participer.

Je débarque donc dans ces émissions écrans où se déroule un faux débat, c'est-à-dire une discussion dont les conclusions sont déjà déterminées à l'avance, les arguments à développer également.

En effet, la réponse du spécialiste derrière mon intervention ne laisse pas de place au doute : bien qu'ayant avancé un discours loin d'être complotiste, il me reprend pour contrer les idées du complot, comme si je l'avais été, complotiste « elle est censée…. Mais les complotistes… […créent le manque de confiance] » suivi d'un joli argument émotionnel sur la validité des vaccins et le danger à laisser penser qu'ils pourraient être dangereux. Avançant ainsi un discours en marge totale avec la réalité, puisque la campagne de vaccination a fait un véritable flop ! Les trois quarts de la population est donc complotiste ? Derrière ce genre de discours s'efface une réalité claire et précise : la liberté de se faire vacciner ou pas.

Nous pourrions donc dans cet article traiter de la validité des médias, mais je pense que nos lecteurs savent à quoi s'en tenir sur le sujet, sinon ils ne seraient pas ici n'est-ce pas ?

Non, le sujet que nous développerons un peu ici est cette fameuse étiquette de « complotiste », « conspirationniste » née il y a quelques années et d'en analyser les conséquences. Attendu qu'ONCT est souvent étiqueté comme tel, il me semble de bon aloi de réfléchir sur le sujet.

La naissance du complot

Le complot ne date pas d'hier. Si on lit sereinement le Prince de Machiavel, pour ne citer que cet exemple, on peut légitimement peser les intentions et méthodes d'actions de la classe dirigeante et ce, depuis de nombreux siècle. Le complot et sa théorie naissent du phénomène de classe et c'est bien naturel. Quand une classe détient un certain savoir ainsi que le pouvoir, il semble naturel qu'elle s'organise, par des moyens plus ou moins discutables, de manière à conserver ce pouvoir afin d'appliquer et mettre en place ce qui lui semble le plus juste pour le bien-être du peuple.

La théorie du complot, en ce sens, n'est pas une théorie faite uniquement d'affabulations. L'imaginaire humain prend le relais certes, mais dans l'ensemble, on peut dire qu'elle prend racine dans une lecture de la réalité en fonction de faits, d'analyses de tenants et d'aboutissants, de causes et de conséquences. Des lectures plus ou moins pertinentes, on en convient, mais…

Aujourd'hui, les nouvelles technologies permettent un transfert rapide de l'information. Toute théorie, réflexion est ainsi relayée et surtout devient accessible à tous. C'est le choc des réalités. Pour reprendre les commentaires d'intervenants du forum « hardware », il est évident que des gens qui ont pour principale activité de jouer sur leur pc n'ont ni la motivation, ni la mission de réfléchir, par exemple, à l'économie, la politique, la société, les multinationales…etc. Ils sont pénards devant leur jeu, normal de lire donc ce genre de commentaires… rien de bien grave en somme.

Mais revenons au complot… kezako. De tout temps, le complot naît dans une reconnaissance de sa caste, une identification complète à elle et un favoritisme dévolu à ses membres. D'extérieur, on appelle cela de la corruption, mais de l'intérieur, c'est de l'amitié, du rapprochement d'affinités. C'est pourquoi la question de savoir si il y a complot semble vite répondue. Oui, il y en a un, voire plusieurs, nous percevons comme complot un phénomène complètement humain. Ce qui est dommageable est quand cette corruption, ce favoritisme, ne va pas dans le sens réel et avéré de l'humanité, du respect de la vie, mais prône le matérialisme, le réalisme exacerbée, une défense de ses propres intérêts (ceux communs à sa caste) au détriment de la vie et de la vérité d'autrui. Une conviction que notre vision est non seulement la meilleure, mais applicable à tous, et surtout une négation totale de la remise en question de ces propres dogmes. Un manque d'éthique, de valeurs, telles que le respect, la bienveillance, la justice, la vérité…

Le complot aujourd'hui

Comme je l'avance dans ma brève apparition radiophonique (à 24 min de la seconde partie), on peut trouver de tout et de n'importe quoi sur le net… c'est sûr. Pour nous prévenir de trop nous perdre, je trouve que partir du réel pour ensuite faire des recherches sur certains faits, événements, situations, semble être une méthode plus pragmatique ; plutôt que de lire des théories dont aucun des thèmes n'est en lien direct avec notre vie quotidienne. Outre le danger de se perdre dans ces théories, lire et relayer des informations sans lien directe avec nos expériences nous force à croire au détriment d'avoir les moyens de vérifier.

En cela, je pense que la parole d'un agriculteur, aussi simple soit il, est aussi importante que la parole d'un ingénieur en agro-alimentaire (surtout si il est jeune et que l'on considère que son éducation théorique est éloignée de la réalité du terrain voire formatée). Donc la parole du citoyen lambda, en tant qu'utilisateur du système, est aussi importante que celle du politicien. Les bases de la démocratie ne sont elles d'ailleurs pas là ?

La réalité est que sans argent, on ne peut rien faire, pas vivre. Pourquoi ? Est-ce naturel ?

La réalité est que des firmes brevettent le vivant, brevettent au final ce qui n'appartient à personne, ou à tous. Tout est tant et si bien breveté que même les idées ne sont plus libres. Si elles n'ont pas l'aval d'un spécialiste, elles sont caduques, les spécialistes n'étant pourtant pas tous d'accord… et si elles sont reprises, car en phase avec notre vision, d'un écrivain par exemple, il faut citer, voire payer… est ce naturel ?

La réalité est que l'ensemble du vivant devient une marchandise. Non pas une chose essentielle à la vie, non, une marchandise qui rend dépendant l'être vivant, quel qu'il soit, de ceux à qui appartient cette fraction du vivant. Fini le service gratuit, au final, la solidarité et l'entraide. Tout est fait avec intérêt. Et pourtant la nature est gratuite… le pommier ne demande pas d'argent pour ses fruits.

La réalité c'est qu'une radio comme sud radio, appelée radio indépendante, fait surtout partie d'un groupe de radios (dont vibration…etc) et qu'il n'y a pas de médias indépendants à proprement parler. Que les médias ne relaient qu'une partie de la réalité et en témoigne selon un point de vue en adéquation avec le système (principalement économique). Cette réalité révèle, et l'expérience de cette radio n'en est qu'un exemple, que l'information est triée, les conclusions convenues à l'avance qu'il n'y a pas de réel débat de sociétés. Ces débats que l'on voit à l'écran sont des débats de façade, mêlant langue de bois et manipulation plus ou moins volontaire. Comme ces décors de façade à Eurodisney, vous croyez écouter un débat, mais il n'y a rien derrière… pas de débat, mais un discours préparé et orienté, sans réflexion ni remise en question.

La réalité est que ce système économique n'a pas fait et ne fait pas ses preuves. Que nous vivons depuis un siècle sous une gouvernance par la crise. Qu'on crie à la crise, on est toujours en crise. Comme un humain vivant toujours malade… La crise n'est pas économique, la crise, c'est l'économie.

La réalité ce sont ces lois qu'on avale : interdiction à la culture autonome en nouvelle Calédonie, amende pour fouiller les poubelles, politique favorisant l'agriculture intensive (PAC) au détriment de l'agriculture bio (c'est-à-dire « normale »), politique dénigrant voire condamnant les médecines dîtes alternatives.

La réalité d'aujourd'hui c'est cela, devant un lourd consensus occidentalo-centré que l'on peut lire dans les médias, dans les discours mais également dans nos rues même, c'est un dénigrement de toutes pensées alternatives, méthodes alternatifs… etc. Enfin plus ou moins, puisqu'il semble que des gens se réveillent… ceux que l'on appellera aujourd'hui « complotistes ».

Plus d'alternatives possibles ?

Fin des libertés ?

Alors à partir de ces quelques réalités que l'on peut vivre au quotidien, il me semble sain de chercher à comprendre. Et c'est là que l'on tombe sur des théories discréditant même toute tentative de visions alternatives. Ces théories, événements, quelle que soit leur réalité, demeurent à ce jour invérifiable objectivement : le 11/09, L'imposture de la lune, Les lézards qui nous gouvernent…etc. Résultat des courses : le complotiste est né, c'est un fou, un parano, qui met en doute, manque de confiance et finalement gangrène la société et menace l'ordre social. L'étiquette est née, on peut diaboliser, dénigrer, monter l'opinion publique de manière à éradiquer ces individus comme de vulgaires parasites de la société. Une société que l'on ne remet plus en question, qui n'évolue plus, une société morte, pour des personnes mortes, des zombies.

Avec cette manière de pensée - propre aux membres des castes tombées dans une forme de complot, de corruption – et d'agir, c'est-à-dire d'éradiquer tout ce qui n'abonde pas dans notre vision de la réalité, d'être dans le déni d'alternatives, mathématiquement, il ne devrait pas rester grand monde. Juste quelques membres en effet, d'une ou deux castes qui se sera approprié le monde avec en dessous, ceux qui accepteront les yeux fermés, corvéables et serviles et surtout confiants ! Tiens tiens…

Qui est le complotiste

Car oui le complotiste comme ils le nomment n'est pas seulement un fou paranoïaque qui doute de tout et projette son mépris envers des élites pour finalement ne pas valoir mieux que ces élites, ce sont aussi des gens intelligents, des « Monsieur tout le monde », des gens vivants déjà en marge et ne se reconnaissant pas forcément dans les modes de fonctionnement de cette société.

Monsieur Tout le monde se questionne, et il devient le parasite à éradiquer. Monsieur tout le monde remet en cause l'économie (et il n'est pas le seul, il y a également des journalistes et intellectuels alternatifs), la politique, la société. Il se pose des questions philosophiques, se découvre un tantinet humaniste même. Et les médias traditionnels taxent ce monsieur tout le monde de fou. C'est à se demander qui, du complotiste ou de l'individu lambda bien imprégné dans la société, est dans le déni de réalité finalement.

Les motivations de ceux qu'ils appellent complotistes sont diverses : les uns recherchent la vérité (admettons :)), d'autres réalisent qu'un truc ne tourne pas rond et que la société et son fonctionnement ne concorde ni avec leurs aspirations, ni avec leurs valeurs, certains autres se sentent frustrés par le manque de transparence de l'information (fragmentée et colorée) et s'octroient un droit inaliénable : la liberté d'expression.

Conclusion

Nous voilà donc avec une nouvelle étiquette : le complotiste ! Pourtant, pas une fois je ne vous ai réellement parlé dans ce texte de complot des élites. Non, je vous parle juste de faits réels, de questionnement et de liberté d'expression. Après le terroriste, étiquette donnée aux gens qui subissent une violence et la retournent à l'envoyeur (à l'image des résistants, étiquetés sous Vichy de terroristes), nous avons le complotiste. Deux profils bien amalgamés permettant de déterminer ceux qui ne collent pas avec le système, en cours ou à venir.

Je pense qu'un thème qui a été repris dans ce débat est primordial : la confiance. Ce que ne dit pas ce spécialiste (ne m'en voulez pas si j'ai zappé son nom), c'est que poser des questions n'est pas un manque de confiance. Au contraire, c'est chercher la confiance dans la véracité et la sincérité des propos qui sont retournés aux questionneurs. En ce sens, les gens comme ce Monsieur-Spécialiste-ayant-écrit-un-livre-sur-le-sujet, qui prônent une confiance aveugle (voire inconsciente) dans le système, créent le complot au travers de la possibilité d'interprétations des faits en l'absence de discours vrais. Car ce manque de transparence dans les médias, de fait, est une grande lacune. Si vous ne répondez pas à une personne, vous prenez le risque qu'elle interprète. Vous ne créez pas un lien de confiance. C'est le principe même de la communication : ajuster les valeurs et les visions des choses.

Cette émission reste donc un bon exemple de désinformation, de débat creux, virtuel et défini d'avance, dans lequel finalement, par leur dogme et une grande malhonnêteté intellectuelle, ces personnes créent une étiquette, relayée par les médias, pour un mouvement qui existe pourtant depuis des siècles en le diabolisant comme une maladie de la société : le complotisme ; alors qu'on parle simplement de discours alternatifs qui de tout temps sont censés amener les questions visant à améliorer, faire évoluer, la société.

Dans ce débat, il faut retenir que les médias sont tenus par l'économie. Cette économie même qui est la matrice, inefficace et nécrophage, que l'on nous propose sans regarder les solutions alternatives (l'agriculture biologique s'avère peu coûteuse et présente un rendement 4 fois supérieure à celui de l'agriculture proposée par Monsanto, mais pas rentable, on l'aura compris).

En effet, ce qu'ils appellent la théorie du complot est avant tout de la remise en question, ce qui est très probablement la voie d'évolution de l'homme. Quand il y a pouvoir, il y a contre pouvoir, quand il y a info, il y a contre info, cela est très sain pour une société. La confiance est primordiale, mais elle ne vient pas sans débats, communication, liberté de penser.

La confiance ne s'impose pas, elle s'installe. Et quand il y a perte de confiance, il est juste d'aller en chercher les causes, plutôt que de diaboliser les conséquences. Mais chercher les causes, la encore, serait se remettre en question. Ne pas chercher les causes, c'est se complaire dans l'erreur, au risque de les reproduire ad vitam (ne trouvez vous pas qu'y a un goût de déjà vu dans l'air du temps actuellement ?).

Ainsi, diaboliser le « complotiste » comme l'a fait sciemment cette émission, en créant un terme fourre tout où se retrouve le malade mental en minorité et la personne censée qui se questionne, est un moyen rapide, subtil et efficace, en surfant toujours sur la peur de l'autre, de réduire la liberté d'expression.

Et pourtant ! Article 35 de la Déclaration des Droits de l'Homme de 1793 : "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

 

ONCT.com

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