Le Nouveau Paradigme

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La véritable année des comètes, c'est maintenant!

Publié par David Jarry - Webmaster sur 24 Janvier 2014, 16:33pm

Catégories : #Espace

 

 

Avec les arrivées annoncées des comètes PanSTARRS et ISON, 2013 avait été un peu vite baptisée « Année des Comètes ». S'il est vrai que l'actualité cométaire de l'an passé fut riche quoiqu'un brin décevante, en 2014, nous devrions encore beaucoup entendre parler des comètes.

 

Magnitude

 

Souvenez-vous, c'était il y a un an. Les astronomes du monde entier attendaient avec fébrilité l'arrivée de deux comètes potentiellement très brillantes, à savoir C/2011 L4 PanSTARRS et C/2012 S1 ISON, ce qui avait valu à l'année 2013 d'être baptisée « Année des Comètes ».

 

Las, la maxime de David Levy voulant que « les comètes sont comme sont les chats : elles ont une queue, et font absolument ce qu'elles veulent » n'a jamais été aussi vraie que cette année, puisque le double spectacle tant annoncé n'a franchement pas été à la hauteur. La comète PanSTARRS, perdue dans les lueurs crépusculaires, a souffert de conditions d'observation totalement apocalyptiques, tout du moins en Europe.

 

Quant à ISON, l'activité de son noyau a d'abord eu beaucoup de mal à se mettre en route. Malgré une hausse spectaculaire de son éclat à la mi-novembre, cette célèbre boule de neige sale n'a pas survécu à son passage au plus près du Soleil.

Deux bonnes surprises sont en revanche arrivées avec le sursaut d'éclat de la comète Lemmon, visible depuis l'Hémisphère Sud en février et mars, et avec la comète Lovejoy, superbe lot de consolations après la déception d'ISON. Ajoutons à cela que la comète C/2012 X1 LINEAR a subi un sursaut assez spectaculaire le 20 octobre, et le tableau est complet.

 

2014, la véritable année des comètes ?

 

Mais l'année 2013 est maintenant finie, et il est temps de nous intéresser aux spectacles de l'année 2014. Pour les observateurs équipés de petits instruments, deux comètes devraient être intéressantes, mais seulement depuis l'hémisphère Sud. La première est C/2012 K1 PanSTARRS (aucun lien avec la précédente comète PanSTARRS déjà évoquée), qui devrait être discernable à l'oeil nu juste après son passage au périhélie le 27 août.

Les observateurs austraux pourront tenter de la débusquer dans le ciel de l'aube durant le mois de septembre. Dans le même temps, et seulement pour quelques jours à la mi-septembre, la comète C/2013 V5 Oukaimeden (découverte le 12 novembre dernier ) devrait également être visible à l'oeil nu, dans la constellation de l'Hydre femelle.

Deux autres comètes vont sans nul doute faire beaucoup parler d'elles cette année, mais pour d'autres raisons, à savoir 67P/Churyumov-Gerasimenko et C/2013 A1 Siding Spring. La première est en effet la cible de la grande mission spatiale Rosetta. Après 10 ans de voyage dans l'espace, la sonde européenne est sortie avec succès d'hibernation le 20 janvier, prélude à la réalisation des premières images de la comète au mois de mai.

 

Les mois qui suivront seront riches en premières dans l'histoire de la conquête spatiale, puisque le 10 août, Rosetta se mettra en orbite autour du noyau de 67P/Churyumov-Gerasimenko. S'en suivra une cartographie complète du noyau, à partir du 27 août. Le 11 novembre, la tension sera à son comble puisque l'atterrisseur Philae devrait se poser à la surface de la comète. L'enjeu ? « Confirmer ou infirmer l'hypothèse que les comètes ont bien contribué à amener l'eau sur notre Terre » comme le rappelle si bien Christelle Briois dans le numéro 19 du magazine Espace & Exploration. De bien belles découvertes en perspective, et une superbe aventure spatiale !

 

Entre temps, la comète C/2013 A1 Siding Spring aura fait trembler bien des agences spatiales, puisqu'elle va frôler de très près la planète Mars le 19 octobre. Si à présent tout danger de collision avec la planète rouge est définitivement écarté, la rencontre n'en sera pas moins exceptionnelle, puisque le noyau de cette comète passera aux dernières nouvelles à environ 150 000 km de la surface martienne, ce qui est extrêmement serré ! Et si le noyau de cette comète est particulièrement actif à ce moment-là, Mars devrait essuyer une véritable tempête d'étoiles filantes. Un danger potentiel pour les rovers à la surface ou les sondes en orbite. Le comble est que l'événement aura lieu moins d'un mois après la mise en orbite des nouvelles sondes MAVEN et Mangalyaan : il serait vraiment dommage que ces deux missions soient arrêtées prématurément.

 

Voilà donc une année où l'actualité cométaire s'annonce extrêmement riche, d'autant plus qu'une comète brillante peut à tout moment être découverte. Et ce n'est pas fini : le 27 mars, la comète périodique 17P/Holmes reviendra dans la banlieue solaire, après son passage remarqué de 2007. Avec une magnitude prévue de 17, elle ne sera théoriquement accessible qu'avec de très gros instruments, mais elle a déjà montré par le passé, et ce à trois reprises, qu'elle pouvait de manière inattendue subir un très important sursaut d'éclat !. Qu'en sera-t-il cette année ? L'avenir des prochains mois nous le dira.

 

Thibaut Alexandre

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É.G.D. ☼ 24/01/2014 22:52


Ha, zut, avec les journées portes ouvertes en octobre, je n'aurai pas le temps d'aller passer le week-end des 18 et 19 octobre prochain, sur Mars, pour voir la pluie d'étoiles filantes...

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