Le Nouveau Paradigme

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Le changement climatique transforme en casino le marché des céréales

Publié par Dav sur 12 Février 2013, 16:18pm

Catégories : #Climat

L'agriculture a de tous temps été soumise aux caprices de la météo. Mais le réchauffement climatique et sa cohorte d'incidents extrêmes contribue à transformer le marché des céréales, désormais largement globalisé, en un investissement très spéculatif.

 

© afp. © afp. © reuters. © afp.

Pour Michel Portier, directeur général du cabinet de conseil français Agritel, le mauvais temps génèrerait 80% de l'instabilité des cours. A l'heure du changement climatique, "les années normales n'existent plus", constate Pierre du Peyroux, consultant de la société de conseil Horizon Soft Commodities. Et "la mondialisation de l'information relaie tout événement climatique sur les marchés" céréaliers et affecte les cours, souligne-t-il.

Les courtiers parlent d'un "weather market", une situation où la tendance du marché est dictée par les fluctuations de la météo. Ce marché du mauvais temps est particulièrement important en hiver et en été dans l'hémisphère nord, et de la mi-octobre à la fin du mois de février dans l'hémispère sud. "Il faut une compétence d'agronome pour évaluer le degré de gravité d'un incident météorologique sur le stade de développement d'une plantule" de blé, de maïs ou de soja, reprend Michel Portier qui regarde aussi de près les bilans mondiaux que dresse chaque mois le Département américain de l'Agriculture (USDA).

Etats-Unis et Argentine en première ligne face à la sécheresse
"Si la météo réduit la production dans un bilan déjà extrêmement tendu, le weather market aura un impact fort". D'autant plus quand le climat frappe un acteur majeur du marché. Aux Etats-Unis, premier producteur mondial de maïs, les températures record de juillet 2012, inédites depuis le début des relevés météorologiques en 1895, ont endommagé les récoltes, les faisant chuter de 100 millions de tonnes (Mt) par rapport aux projections des analystes, à environ 273 Mt.

Aujourd'hui la sécheresse continue d'affecter le Colorado, le Kansas et l'Oklahoma. Ces Etats fournissent près de 45% du blé de qualité "Hard Red Winter", le plus consommé aux Etats-Unis et aussi le plus exporté, qui se récolte à l'été en même temps que le blé européen. "Jamais les notations de cultures n'ont été aussi mauvaises dans ces Etats", prévient Paul Gaffet, analyste à Offre et demande agricole.

Le Kansas qui produit 22% du blé d'hiver faisait figure fin janvier de très mauvais élève, avec 39% des cultures jugées "mauvaises à très mauvaises", contre 12% en 2012 et 19% en moyenne quinquennale. "La situation peut encore s'inverser au printemps", mais la récolte est d'ores et déjà attendue de moyenne à faible", ajoute-t-il.

Sécheresse
Les agriculteurs américains pourraient même abandonner plus du quart des cultures de blé d'hiver, prévoyait en décembre un analyste de Plains Grains, une situation qui ne s'est produite que deux fois depuis 1920, selon des données de l'USDA. Les regards sont aussi tournés vers l'Argentine, où le déficit hydrique affecte près de la moitié des cultures de maïs: les plants qui entrent en période de floraison ont un besoin absolu d'eau, sous peine de crever sur pied.

"Une fenêtre de précipitations entre le 10 et le 25 février est absolument nécessaire" pour le soja argentin, prévient également le directeur d'Agritel. "Dans un mois, il sera trop tard." La Russie, un des premiers exportateurs mondiaux de blé, a été confrontée en 2010 à une sécheresse et une canicule sans précédent, faisant chuter sa production de céréales de plus de 35 Mt, pour la ramener à 60 Mt, et l'obligeant à imposer un embargo sur les exportations jusqu'en juillet 2011. Cet embargo avait alors favorisé une flambée des cours du blé sur les marchés mondiaux dans les semaines qui suivirent.

 

 

édité par:  
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Laurent 14/02/2013 09:38


Oui Gwendal, je pense que beaucoup de gens souhaitent une agriculture plus saine, et de pouvoir acheter directement au producteur, sans intermédiaires.


Seulement, l'Etat et l'Europe ne veulent pas de ça, ils veulent qu'il y ait des intermédiaires justement pour ramasser un max de blé à chaque intermédiaire.


Et plus il y a d'intermédiaires, plus le prix final est èlevé et moins le producteur y gagne.

gwendal 13/02/2013 00:59


@olivier: la seule solution pour retrouver ton indépendance est d'essayer de sauver ton matériel (finir de payer les emprunts finissants bientot par ex, et laisser saisir les autres) + ne plus
réclamer de subventions européennes (dégager le boulet que tu as aux pieds) + utiliser tes terres (ou en acheter) laissées en jachère pour faire du bio (qui se vendra toujours).


Le résultat sera un chiffre d'affaire peut-être en baisse (çà dépendra du rendement: quantité et qualité des terres/matériel restant/météo), mais surtout tu ne dépendra plus des technocrates
empoisonneurs... et tu fera la fièreté retrouvée des habitants de ton canton


D'habitude, pour se débarrasser d'un boulet au pied il faut un coupe-boulon ...là, ton coupe-boulon c'est ton dossier de subventions eu que tu déchire et jette à la poubelle


Si ta situation matérielle te le permet, n'hésite pas 1 seconde ...car les gens veulent des vrais paysans et de la vraie nourriture


Je ne suis pas du métier, donc si je simplifie peut-être trop je ne dois quand même pas être loin de la solultion. Courage.

olivier 12/02/2013 18:33


Bonsoir,


je ne nie pas qu'il y ait changements climatiques. Je ne nie pas pas qu'il y ait des fluctuations TRES IMPORTANTES sur le marche des produits agricoles. Celles ci ont mis d'ailleurs au TAPIS 80%
des exploitations agricoles de France qui ne survivent plus que de subventions ( =  Kolkohze mondial ) voir le compte d'exploitation d'une exploitation agricole sur le site AGRESTE, rubrique
SUBVENTIONS D'EXPLOITATION


Il n'y a aucun lien entre les fluctuations des cours et le climat ! Qu'on se le dise !


Le climat ici a bon dos, froid intense en Ukraine, pluies diluviennes en Europe, secheresse en Australie.... bla, bla bla, les cours fluctuent pour destabiliser ce qui a longtemps été la seule
profession autonome et independante des marches financiers: la paysannerie.


Les grandes banques qui reçoivent de l'argent fraichement imprimé de la FED, de la BCE ( rachat d'obligation grecques par ex) , peuvent facilement influencer les cours a la baisse ( vente a
decouvert nues ), puis a la hausse pour ramasser le pactole. Les exploitations agricoles sont obligées de se couvrir par des OPTIONS contre ces fluctuations ! mais attention, ces contrats doivent
être honorés.


Merci a Mr Delors qui a crée le concept de BANQUE UNIVERSELLE qui permet a SOC GEN, BNP, .... de jouer avec l'avenir des paysans ( et Kerviel n'y est pour rien ) avec les economies des
epargnants. et ce n'est pas MOSCOVICI qui va reinstaurer Le GLASS STEAGALL ACT en France. ( separation entre banques de depot et banques d'affaires, debat en cours actuellement ) ( Qui sont les
maitres de MOSCOVICI et de l'UMPS ???? )


Mr Delors ( socialiste en apparence ) , et ses accolytes dans les autres nations du monde vous resterez à jamais liés à la triste caste des ennemis de l'humanité.


Un agriculteur du Gers


 


 


 


 


 


 


 

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