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Le danger des supervolcans

Publié par Dav2012 sur 26 Février 2011, 23:15pm

Catégories : #Sciences

Eruption Eyjafjöll

 

                                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          

 

 

 

Le mot supervolcan a été inventé en 2000 par les producteurs de la BBC responsables des programmes Horizon de vulgarisation scientifique. Petit à petit, il a fait son chemin, au moins dans le grand public.

Un supervolcan est un volcan qui produit les éruptions les plus importantes et les plus volumineuses sur Terre. L'intensité de ces explosions varie mais est suffisante pour créer des dommages considérables à l'échelle d'un continent et même avoir des effets sévères voire cataclysmiques pour le climat et la vie sur Terre.

Yellowstone est souvent désigné comme un supervolcan pouvant se réveiller. Depuis décembre 2010 il est sous haute surveillance (son dôme s'est soulevé de 25 cm).
Mais Yellowstone n'est pas le seul supervolcan recensé, Toba à Sumatra et Taupo en Nouvelle-Zélande, tout deux ayant été en éruption lors du Quaternaire récent, en sont les plus monstrueux.

 

 

Les Alpes nous cachaient un supervolcan !

Un consortium de chercheurs italiens et américains a annoncé la découverte d'un gigantesque volcan dans les Alpes Occidentales, au coeur des reliefs de la Valsesia, au Nord du Piémont. L'équipe, co-dirigée par les professeurs James Quick - de l'Université de Dallas - et Silvano Sindogio - de l'Université de Trieste, affirme qu'il s'agit d'une découverte géologique d'une importance extrème.

L'existence par le passé de supervolcans ayant de telles dimensions avait déjà été démontrée, et leurs éruptions sont à l'origine de grands plateaux basaltiques - par exemple les trapps du Deccan ou d'Ethiopie. "En avoir découvert et décrit un en Europe occidentale est certainement une grande satisfaction", affirme le professeur Sindogio. Le volcan était actif au cours de la période Permienne (il y a 300 millions d'années), et on estime qu'il a craché des centaines de milliers de kilomètres cube de cendre et de lave, chacune de ses éruptions ayant pumodifier le climat sur l'ensemble de la planète, entrainant par exemple la disparition instantanée d'éspèces.

La particularité de cette découverte est aussi que la chambre magmatique, qui se trouvait à 25 km de profondeur, a refait surface lors de l'orogénèse alpine (à partir de 250 millions d'années avant notre ère) et qu'aujourd'hui elle affleure en de nombreux endroits.

Ces travaux permettront sans doute des avancées concrètes sur la connaissance des éruptions, mais aussi sur la formation du massif alpin. Comme l'explique le professeur Quick, "Il y aura tôt ou tard dans le monde une nouvelle explosion supervolcanique, mais nous ignorons où. Le supervolcan de la Valsesia nous permettra sans doute d'avancer sur ces questions".

Il y a environ 74 000 ans, une « super-éruption » s'est produite en Indonésie, l'éruption connue la plus importante de ces 100 000 dernières années. L'éruption de Toba fut énorme, projetant environ 1 000 fois plus de roches que l'éruption du Mont Ste Hélène en 1980. Des poussières emprisonnées à l'intérieur de glaces polaires montrent que les matériaux projetés se sont répandus tout autour de la planète, indiquant ainsi que l'éruption a injecté des matières solides dans la stratosphère, lieu où le climat peut être fortement affecté. Dans quelle mesure et pour combien de temps l'éruption de Toba a-t-elle eu de véritables effets sur le climat et la vie à la surface de la Terre ? Ceci a fait l'objet d'intenses débats.

 

Dans ce cas, ils ont simulé les réponses à une énorme éruption volcanique pour tester comment différents processus pourraient affecter la réaction climatique. En tenant compte de la taille présumée de l'éruption et des processus contenus dans les modèles, le refroidissement planétaire maximum moyen était de 8 à 17°C. C'est un changement énorme, qui représente environ 10 à 20 fois la taille du réchauffement depuis l'ère de l'industrialisation et environ la même ampleur que la transition vers une période glaciaire. Parmi les résultats les plus intéressants, on trouve qu'en réaction à la faible quantité de lumière solaire capable de pénétrer l'épaisse couverture de cendres et de particules dans l'atmosphère, des arbres à larges feuillages persistants et les arbres tropicaux caduques disparaissaient virtuellement pour plusieurs années. Cependant, le climat de la Terre revenait quasiment à la normale au bout d'une décennie dans la majorité des simulations.

 

Le rafraîchissement de la Terre durait plus longtemps dans les simulations des modèles du GISS, ce dernier comprenant toutefois des réactions chimiques interactives dans l'atmosphère. Ceci a joué un rôle important car la projection de matières volcaniques était si importante dans l'éruption de Toba que des processus chimiques ont été saturés, conduisant à une présence plus longue de particules contenant du souffre dans la stratosphère. Ceci a rallongé le rafraîchissement planétaire extrême si bien que dans ces simulations, la Terre restait au moins 10°C plus fraîche que la normale pendant une décennie entière.

 

Dans aucune des simulations n'est apparu la formation d'une pellicule de glace car les changements climatiques ne persistaient pas suffisamment longtemps. Ainsi donc, les résultats ne confirment pas la théorie selon laquelle la super éruption aurait entraîné une période glaciaire. Cependant, un « hiver volcanique » se produisant soudainement et durant une ou deux décennies pourrait toujours avoir des conséquences désastreuses pour la vie à la surface, avec des diminutions massives et abruptes de la production alimentaire et l'extinction potentielle de certaines espèces. En réalité, il y a des preuves que de telles extinctions et la présence d'un « goulot d'étranglement génétique » de la population humaine coïncident avec l'éruption. Les résultats suggèrent ainsi qu'une réaction soudaine et grave du climat à la super-éruption de Toba peut avoir balayé une grosse partie de la population humaine mondiale à cette époque.

 

 

Notre-planète.info

 

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