Le Nouveau Paradigme

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Le douloureux "point du mari" pour un "vagin de jeune fille" après l'accouchement

Publié par David Jarry - Webmaster sur 26 Mars 2014, 17:50pm

Catégories : #Société

Cette pratique rare post-accouchement dénoncée cette semaine par une sage-femme, Agnès Ledig, consiste lors de la suture d'un périnée déchiré, ou d'une épisiotomie, à faire un dernier point supplémentaire. Objectif: resserrer l'entrée du vagin pour un plaisir accentué du mari pendant l'acte. 
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Cette pratique rare post-accouchement dénoncée cette semaine par une sage-femme, Agnès Ledig, consiste lors de la suture d'un périnée déchiré, ou d'une épisiotomie, à faire un dernier point supplémentaire. Objectif: resserrer l'entrée du vagin pour un plaisir accentué du mari pendant l'acte.

 

Le douloureux "point du mari" pour un "vagin de jeune fille" après l'accouchement

 

"C'est son mari qui va être content, un vrai vagin de jeune fille". Cette réflexion, Caroline l'a entendue il y a cinq ans dans la bouche d'un gynécologue à la sortie d'une salle d'accouchement. Le spécialiste venait de suturer une toute jeune maman de manière "serrée". "Je l'observais en train de faire, il me semblait bien qu'il faisait quelque chose de bizarre à l'entrée du vagin", se souvient cette sage-femme aujourd'hui âgée de 29 ans.

 

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Ce geste assumé par ce gynécologue d'une clinique du Val-de-Marne est surnommé "point du mari". Il consiste "lors de la suture d'un périnée déchiré, ou d'une épisiotomie, à faire un dernier point supplémentaire pour resserrer l'entrée du vagin, et permettre, lors de l'intromission de Monsieur, un plaisir accentué. Pour lui", selon les termes d'Agnès Ledig. Dans un billet relayé par la féministe Isabelle Alonso, la sage-femme a dénoncé cette pratique et provoqué des réactions en chaîne très variées. "Je ne savais pas que ça avait un nom! Une fois, un mari m'a demandé alors que je suturais sa femme si je pouvais serrer un peu plus le vagin...", témoigne ainsi sur Facebook une de ses collègues "blouse rose". Décision parfois imposée sans le consentement de la mère, douleurs possibles ensuite lors de rapports sexuels, plaisir de la femme qui passe après celui de l'homme... cette pratique, même si elle s'avère rare, a fait bondir de nombreuses femmes et féministes à la lecture du texte d'Agnès Ledig.

 

"L'impression d'être vierge à nouveau"

 

Emilie a connu un accouchement difficile il y a cinq ans. Episiotomie et déchirure à la clé. Et une grande douleur au moment où le gynécologue l'a recousue. "Je ne peux pas vous dire combien de points il a fait mais il y en a eu beaucoup. Je les sentais tous car l'anesthésie ne faisait pas effet." La jeune femme a attendu huit semaines avant d'avoir à nouveau des relations sexuelles. "J'ai découvert avec surprise que c'était plus serré qu'avant l'accouchement, et je me suis dit que ça l'était peut-être même plus qu'avant ma première fois. C'était très douloureux. J'avais l'impression d'être vierge à nouveau." C'est des années plus tard, à la lecture d'un article sur le "point du mari", qu'elle s'est reconnue dans les situations décrites.

 

Cette pratique est-elle pour autant répandue dans les maternités? Fort heureusement, elle semble relativement rare même si plusieurs témoignages notamment de sages-femmes nous sont parvenus. "Personne n'a de statistiques. C'est quelque chose qui ne se claironne pas, affirme Agnès Ledig, qui n'a jamais assisté à ce type de suture. Mais il y a des témoignages, donc ça existe. Je pars du principe qu'il faut croire les femmes. C'est peut-être anecdotique. Même si elles ne sont que dix, cela reste insupportable. Je veux juste dénoncer les violences médicales."

 

"La sexualité n'est pas synonyme d'un vagin serré"

 

Le docteur Jean Marty, président du Syngof, le syndicat des gynécologues-obstétriciens, rejette en bloc cette idée, dénonçant ces "histoires que l'on raconte et qui font monter des fantasmes dans l'esprit des gens, alors qu'elles ne reposent sur aucun fondement". "La situation du vagin n'influe pratiquement pas sur la qualité des relations, poursuit-il. Le seul élément que j'ai pu constater en 40 ans de carrière est plutôt l'inverse: des femmes qui avaient parfois des douleurs avant l'accouchement et qui ont une plus grande tolérance après". "La sexualité n'est pas synonyme d'un vagin serré, elle dépend de plein d'autres facteurs", rappelle de son côté Dr Chrysoula Zacharopoulou. Cette gynécologue-chirurgien à l'hôpital parisien Tenon n'a jamais entendu parler de "point du mari". "Si on me le demandait, je ne le ferais pas, promet-elle. Je ne vois pas l'intérêt".

 

Sans aller jusqu'au "point du mari", ce débat soulève la question des conséquences d'accouchement difficiles ayant provoqué déchirures et/ou épisiotomie (acte qui consiste à ouvrir le périnée au moment de l'accouchement afin de laisser passer l'enfant, ndlr) sur la sexualité des femmes. La reprise des premiers rapports sexuels survient en moyenne six à huit semaines après l'accouchement.

 

Dans cette période sensible et fragile dans la vie d'un couple, retrouver ses marques peut s'avérer délicat. "Il y beaucoup d'appréhension, explique Agnès Ledig. Elles ont souvent peur de la reprise, peur d'avoir mal."

Et même, parfois, d'en parler.  

Par ,

AFP l'express

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Commenter cet article

Caroline.D 28/03/2014 00:53


Eh bien tout comme l'excision et les vaccins à la naissance, il y a certains pays qui se passent de l'avis de la maman, mais l'anesthésiste m'avait prévenu avant de demander l'avis de mon mari
que si mon mari n'était pas d'accord avec moi l'anesthésiste nous aurait laissé un tout petit temps pour en débattre, mais que plus vite j'étais recousue mieux c'était. Que s'il n'était pas du
même avis que moi définitivement il suivrait mon avis mais me ferait remplir des papiers (certainement pour se couvrir).


Maintenant si ce sont les pratiques moyennageuses qui te choquent, sache qu'avant d'accoucher, pendant toute la grossesse il y en a pleins. Et d'ailleurs, je dirais même (oui oui j'adore choquer)
que tu ADORES ma chérie les pratiques moyennageuses. Tu manges bien avec une fourchette un couteau et une cuillère? Au moyen age on utilisait bien une fourchette à trois pics, son couteau que
l'on portait à la ceinture ou dans la robe, et la cuillère était l'outil principal.


Tu aimes suivre la mode? Au moyen age la mode changeait encore plus souvant que maintenant mais surtout sur les points de couture et les couleurs.


Tu aimes te parfumer ? C'est au moyen age que se dévellopa le plus les parfums. On en mettait déjà dans les maisons, dans les charrettes pour cacher l'odeur de la nourriture un peu rance, sur soi
dans le cou sous les bras et entre les jambes...


Allé un petit dernier parmis tant d'autres : Tu critiques de belle façon ce que j'admire, dans un français bien fournis. Sache que l'essor de la langue française prend pied vraiment au moyen age.


 


Maintenant je dirais que moi aussi le "point du mari" me choque! Mais pas du tout pour les mêmes raisons. Voyons voyons il faut être "cul et chemise" nonnn pas cette expression, ah oui "qui se
ressemble s'assemble". Si le mari nage trop dans sa femme : ou il prend une femme un peu plus serrée, ou il pleure sur la Nature qui est mal faite et l'a doté d'une extremité trop réduite
(petite). Aimer d'amour une personne, ce n'est pas vouloir la changer à son image, ou alors on va voir un psychiatre et on lui dit Bonjour Monsieur j'ai besoin d'être suivi car je suis
psychopathe.

martine 27/03/2014 18:49


Bonjour Caroline,


Saches que "l'anesthésiste n'a pas à prendre en compte des us et coutumes surtout en rapport avec des pratiques moyennageuses ". Pourquoi pas exciser la mère si le père le demande ?! Tous les
actes médicaux et chirurgicaux, même le plus petit, sont soumis à des règles très précises et cette aberration n'a aucune valeur médicale.


Je suis abasourdie de lire que lorsque tu as refusé cette ignominie, l'anesthésiste l'a proposé à ton mari,  c'est bien ça ?! (pas sur son périnée à lui bien sûr). Ce qui 
signifie que TA volonté - toi la seule personne concernée par l'acte chirurgical - ne  lui suffisait pas !!


Je m'interroge : qu'aurait fait l'anesthésiste si ton mari l'avait désiré contre ta volonté ?  On peut supposer que ce dernier t'aurait fait subir le "point du mari",
puisqu'il ne se contentait pas de ta décision (2 voix contre 1). Je n'ai pas de mots pour exprimer mon indignation.


J'estime que les femmes devraient porter plainte contre le chirurgien qui propose cet acte sans aucun rapport avec la chirurgie réparatrice, n'apportant même pas de confort supplémentaire à la
patiente, bien au contraire. Là, il ne s'agit nullement de soin et je met ça sur le même plan que l'excision !!!!   Mesdames, il faut s'insurger contre ça : la solution en parler le
plus possible aux femmes en âge de procréer...


Martine

Yocci 27/03/2014 09:06


Bien dit Caroline

Caroline.D 26/03/2014 22:30


Quand j'ai accouché il y a moins de 2 ans, ça me fut proposé. Evidement l'anesthésiste m'a précisé qu'il était obligé de le proposer mais que c'était un acte barbare pour lui. il me l'a demandé,
j'ai refusé, puis il l'a quand même demandé à mon mari, qui a refusé également. et ce fut terminé.


l'anesthésiste est obligé d'accepter les us et coutumes de chacun.


Celui qui croit que le "point du mari" est plus barbare que se mettre du pétrole et des hormones dans du maquillage et des crèmes sur le visage, que se faire de la chirurgie esthétique pour avoir
un plus joli nez ou de plus gros seins, ou de se percer la langue la peau ou les oreilles pour plus de frissons tout en étant attirant


EST UN IDIOT.

Éric G. D. 26/03/2014 18:55


Donc, si je comprends bien, cette sage-femme qui "dénonce" aujourd'hui ce truc apparemment hyper-rare, l'a vu voici cinq ans ?


Une sage-femme qui met bien longtemps pour réagir !

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