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Le grand dégel arctique ouvre la voie à des migrations microbiennes et autres agents pathogènes

Publié par David Jarry - Webmaster sur 15 Février 2014, 01:56am

Catégories : #Changements terrestres

Le réchauffement climatique qui provoque la fonte des glaces pourrait engendrer la circulation de microbes et autres agents pathogènes.

 

 

 

La fonte accélérée des glaces arctiques résultant du réchauffement climatique ouvre la voie à des mouvements migratoires sans précédent d’agents pathogènes qui posent un risque pour les mammifères marins et potentiellement pour les humains, mettent en garde des scientifiques. « Avec le changement climatique, nous réalisons qu’il existe une possibilité sans précédent pour que des agents pathogènes se déplacent vers de nouveaux environnements et y provoquent des maladies », a expliqué jeudi à la presse Michael Grigg, parasitologue à l’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses. « La glace est une énorme barrière écologique pour les agents pathogènes et avec l’augmentation des températures dans l’Arctique ils peuvent survivre et accéder à de nouveaux hôtes vulnérables qui n’ont pas développé d’immunité contre ces microbes et parasites faute d’y avoir été exposés auparavant », a-t-il expliqué lors de la conférence annuelle de la Société américaine pour le progrès de la science (AAAS) réunie à Chicago (Illinois, nord) du 13 au 17 février.

 

 

 

Un parasite découvert chez des chats retrouvé chez des baleines

 

Une nouvelle souche du Sarcocystis appelée pinnipedi jusqu’alors séquestrée dans les glaces arctiques, a récemment émergé et provoqué une mortalité étendue chez des phoques gris et d’autres mammifères menacés de l’Arctique comme des otaries, des morses et des ours polaires, des grizzlis en Alaska et ce jusque dans le sud de la Colombie Britannique au Canada. Un autre parasite communément trouvé chez les chats, appelé Toxoplasma gondii a été découvert chez des baleines blanches (beluga) dans les eaux arctiques, du jamais vu, a indiqué le scientifique. Cette découverte il y a quelques années, a déclenché une alerte sanitaire chez les populations Inuits qui traditionnellement se nourrissent de la viande de ces baleines, a-t-il dit.

 

 

Les mammifères marins, des sentinelles.

 

« Il s’agit d’un nouvel agent pathogène qui est endémique dans l’Arctique et qui a tué 406 phoques gris, pourtant en bonne condition physique, dans l’Atlantique Nord en 2012″, a précisé Michael Grigg indiquant que ce parasite est inoffensif pour les humains. Pour lui, il s’agit du premier exemple de parasite venu du Nord et migrant vers le Sud. Il établit un parallèle avec la peste noire en Europe au Moyen-Age qui a décimé un tiers de la population qui n’avait jamais été exposée à ce pathogène. La toxoplasmose, l’infection provoquée par le parasite Toxoplasma gondii, est la principale cause de cécité infectieuse chez les humains et peut être mortelle pour les foetus ainsi que les personnes et animaux dont le système immunitaire est affaibli.

 

« Ils émettent des signaux et nous devons en améliorer notre interprétation »

 

 

 

Ce parasite se propage surtout par la consommation de viande insuffisamment cuite ou de l’eau qui a été en contact avec des sols contaminés par des excréments de chat. « Les mammifères marins peuvent agir comme de bonnes  sentinelles de l’écosystème dans l’Arctique où ils dépendent de la glace pour survivre et répondent ainsi au changement climatique en changeant de lieux où ils s’alimentent », a relevé Sue Moore, une  biologiste océanographe de l’Agence américaine océanique et atmosphérique, à la conférence de l’amas (American Association for Advancement of Science). « Ils émettent des signaux et nous devons en améliorer notre interprétation », a-t-elle jugé notant que l’Arctique a perdu environ 75% de ses glaces pérennes ces dernières années. « Nous savons très peu de choses quant à la capacité des végétaux, des animaux et des humains à répondre au rythme incroyablement rapide du changement climatique », a estimé Christopher Field,  professeur de biologie à l’Université de Stanford (Californie). Un rythme dont la rapidité selon lui, est sans commune mesure avec celle du précédent grand changement climatique, le refroidissement de la planète il y a plus de 50 millions d’années.

 

On nous parle ici de la fonte des glaces polaires, mais ces gens ne pensent pas à celle des glaciers, et aux exploitations minières, surtout celles à ciel ouvert ! Certains germes pathogènes anaérobies y sont emprisonnés depuis bien longtemps attendant les conditions propices pour se répandre. Il ne faut pas perdre de vue qu’ils sont pour certains, les souches mortelles de certaines maladies contemporaines.

 

AFP ©2014 Tous droits réservés

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ummite 15/02/2014 09:35


ce phénomène vient du fait que la terre commence son basculement .


sinon expliquez vous que l'antarctique lui devient plus froid ? et que ses  glaciers s'étendent ?


quelles régions de la planète change d'atmosphère lesquelles se refroidissent et lesquelles se réchauffent ? je pense
que c'est de cette analyse que nous pourrons prévoir quel endroit de la planète  sera la plus touché dans les décennies à venir .

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