Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Le kraken, monstre marin légendaire, aurait-il vraiment existé ?

Publié par Dav sur 6 Novembre 2013, 21:18pm

Catégories : #Mystères

Les ichtyosaures, reptiles marins de la taille d'un bus, étaient-ils victimes d'un prédateur gigantesque ? Un kraken, peut-être ?

Un kraken rôdait-il réellement dans les mers du Trias, broyant les Ichtyosaures à son gré et créant des dessins à l'aide de ses os ? En tout cas, l'existence du monstre marin semble de nouveau avancée. De nouvelles preuves, échantillons et fossiles, ont été présentées par les chercheurs affirmant l'existence de cette créature marine.

 

Cela ressemblerait presque à une histoire d'Halloween… Une créature marine gigantesque qui évoluait dans les océans à l'époque du Trias (200 à 250 millions d'années), semant la terreur sur son passage et laissant derrière elle des schémas gravés par des os. C'est en tout cas ce que raconte la légende du mythique kraken. Mais si pour beaucoup ceci est tout simplement le fruit de l'imagination humaine, certains sont convaincus que la créature a bel et bien existé.

 

Dès 2011, une équipe de chercheurs a suggéré que le monstre marin n'était pas qu'une légende et aurait existé, probablement avant le Jurassique. Une affirmation à laquelle ces mêmes chercheurs viennent d'ajouter de nouvelles preuves, qui selon eux, soutiendraient leur théorie, très controversée. En effet, ils ont découvert un deuxième échantillon d'os étrangement disposés mais ils ont également mis la main sur un fossile bien particulier : le bec d'un calamar ou d'une pieuvre préhistorique.

 

"Nous avons été très chanceux. Nous avons trouvé une aiguille dans une botte de foin", s'enthousiasme Mark McMenamin, paléontologue au Mount Holyoke College, dans le Massachusetts. Il a pu présenter ses découvertes lors d'une réunion annuelle de la Geological Society of America.

 

 

Un kraken controversé

 

A l'heure actuelle, la théorie du kraken laisse plus d'un scientifique sceptique. "Ce n'est pas nécessairement un kraken. Tout peut être expliqué sans forcément avancer des théories aussi exotiques", précise David Fastovsky, paléontologue à l'Université de Rhode Island. En 2011, les chercheurs avaient présenté des vertèbres d'ichtyosaure, disposées étrangement, découvertes dans le Nevada.

 

Les ichtyosaures, ressemblant à des dauphins, faisaient la taille d'un bus et étaient au sommet de leur chaîne alimentaire, à la période où ils ont vécu, le Trias, il y a 250 à 200 millions d'années. Or, les os de ces animaux ont été découverts dans une étrange posture. Selon Mark McMenamin, ils auraient été disposés ainsi par un céphalopode géant, jouant avec sa nourriture. Une hypothèse pas si idiote puisque, de nos jours, les pieuvres manipulent os, coquillages et autres débris afin de former des tas dissimulant l'entrée de leur repaire.

 

De plus, les calmars géants sont connus pour leurs luttes avec les grands cachalots, comme le montre les marques de tentacules sur les corps des baleines ou les calamars retrouvés dans leur estomac, affirme le scientifique. La disposition de ces os fossilisés pourrait alors être la première preuve de l'intelligence des céphalopodes. Mais ces premières preuves n'avaient pas vraiment convaincu la communauté scientifique… À l'époque, Glenn Storrs, conservateur en paléontologie des vertébrés au Cincinnati Museum Center, avait qualifié les os de "preuve circonstancielle".

 

 

 

Kraken, le retour

 

Désormais, de nouvelles preuves et arguments viennent s'ajouter aux trouvailles. Mark McMenamin a affirmé que l'arrangement des os ne peut pas être le résultat d'un processus naturel comme les courants marins ou l'accumulation de boue. "On va toujours d'un état ordonné vers un état moins ordonnée, pas l'inverse", détaille-t-il à LiveScience suggérant qu'une créature intelligente aurait probablement disposé les os de cette manière.

 

De plus, il a présenté un deuxième échantillon de ces schémas osseux étranges. Ce dernier provient d'un fossile d'ichtyosaure, présenté au Museum d'Histoire Naturelle de Las Vegas, dans la position exacte de sa découverte. Près du reptile marin, un tas d'os avait été formé, rassemblant des os éparpillés. Sur le côté, une double rangée de vertèbres avait été disposée. Les côtes de la cage thoracique du spécimen étaient endommagées, comme si elles avaient été manipulées.

 

"L'une des explications plausibles de ces observations est que l'ichtyosaure a été victime d'une attaque par un prédateur bien plus gros", précise le chercheur. Afin d'étoffer leur étude, l'équipe s'est rendue au Parc National de Berlin-Ichtyosaure, dans le Nevada. Parmi les restes fossilisés du reptile marin, ils ont alors découvert un étrange fossile. D'aspect pointu, il aurait pu appartenir à un poisson.

 

Mais c'est en le comparant à un bec de calamar de Humboldt que Mark McMenamin, qu'il s'est aperçu des similitudes. Les fêlures et les fibres correspondaient à celles d'un céphalopode. Selon lui, le fossile "montre qu'il y avait des céphalopodes géants dans la région, il y a très longtemps".

 

 

 

Un coup dans l'eau ?

 

Si le fossile découvert est bien un bec, il est trop incomplet pour déterminer la taille du céphalopode auquel il appartenait, estime David Fastovsky qui affirme que l'ensemble des preuves n'est pas concluant. Selon lui, les mesures effectuées pour déterminer l'impact des courants sur le déplacement des os étaient "inappropriées au questionnement initial". Les analyses ne mesuraient pas, en effet, la stabilité des vertèbres dans les courants.

 

De plus, il rappelle que les courants de l'époque sont très méconnus, et personne n'a jamais réussi à mesurer la façon dont ils pouvaient déplacer des objets comme les os. David Fastovsky met également en doute le comportement de l'hypothétique kraken. Les tas de débris des pieuvres modernes ne sont pas organisés, ce sont juste des piles d'os, de coquillages… L'explication serait alors beaucoup plus simple : les ichtyosaures meurent et coulent au fond de l'océan. Des animaux s'occupent alors de nettoyer les os de la chair.

 

"Qu'arrive-t-il à la colonne vertébrale ensuite ? Premièrement, elle commence à tomber, un peu comme une rangée de dominos. Leur étrange état semble être la position la plus stable pour ces dominos", explique David Fastovsky. Toutefois, les résultats de Mark McMenamin ont, tout de même, reçu de nombreuses réponses positives de la part de la communauté scientifique. Aussi, le chercheur entend bien ne pas s'arrêter et espère découvrir de nouvelles preuves pour prouver l'existence des krakens.

 

 Morgane Henry
Copyright © Gentside Découverte

NP le nouveau paradigme

 

Commenter cet article

Nous sommes sociaux !

Articles récents