Le Nouveau Paradigme

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Le premier homme contaminé par un virus informatique

Publié par David Jarry - Webmaster sur 20 Janvier 2014, 18:33pm

Catégories : #Sciences

En 2010, un ingénieur britannique a volontairement implanté un virus informatique dans une puce RFID placée sous la peau, démontrant alors la possibilité de corrompre les fonctionnalités d’un tel dispositif.

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Le Dr Mark Gasson prétend être le premier homme touché par un virus informatique. Dans le cadre de ses recherches sur les implants électroniques, l’universitaire britannique de Reading s’est en effet lui-même inoculé un virus informatique : il a contaminé la puce sous-cutanée qu’il s’était greffée dans la main gauche un an auparavant. Cette opération de piratage, tout à fait bénigne sur le plan sanitaire, pose d’importantes questions de sécurité concernant l’usage, notamment à des fins médicales, des puces de radio-identification (appelés communément RFID pour Radio Frequency IDentification).

 

La puce RFID du Dr Mark Gasson est un peu plus sophistiquée que celle que l’on trouve sur les étiquettes dans les magasins, mais son principe de fonctionnement est le même. Elle contient une antenne qui lui permet d’envoyer les informations qu’elle contient et d’en recevoir (généralement des données d’identification accompagnées de quelques données complémentaires). La puce de l’universitaire lui permettait par exemple, outre son utilisation dans ses recherches, de rentrer dans son bâtiment à l’université et de se servir de son téléphone portable.

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Risques d’insécurité accrus

«Nous avions montré que ces technologies implantables s’étaient développés à un point où elles étaient capables de partager, stocker et manipuler des données», explique le chercheur. Rien d’étonnant alors à ce que ces «mini-ordinateurs» puissent être touchés par des virus et capables de les transmettre. En effet, non seulement la puce a été infectée, mais elle a effectivement corrompu le système central avec lequel elle communiquait. Si celui-ci n’était pas isolé, il aurait alors contaminé toutes les puces qui seraient entrées en contact avec lui et l’infection se serait propagée. «Cela donne un aperçu des problèmes que nous pourrions rencontrer à l’avenir», explique le Dr Grasson. L’objectif de l’expérience, dont les résultats complets seront présentés en Australie la semaine prochaine à l’occasion de l’International Symposium on Technology and Society, est justement de mettre en garde contre les dangers potentiels de ces puces afin qu’elles puissent être utilisées en toute sécurité dans le futur.

 

En 2006 des chercheurs néerlandais avaient déjà créé des puces capables de perturber les systèmes de lecture et d’insérer des informations erronées, voire des lignes de codes malveillantes, dans des bases de données. De son côté le ministère de l’intérieur américain déconseillait la même année l’identification humaine par RFID, jugeant qu’elle «aurait plutôt tendance à accroître les risques en matière de sécurité et de protection des données personnelles».

Cette fois-ci, c’est une véritable menace virale (au sens informatique du terme) qui a été mise en évidence, ainsi que la capacité que pourrait avoir une personne mal intentionnée de perturber le fonctionnement d’un implant sous-cutanée. «J’ai ressenti cette expérience comme une surprenante violation de mon intimité, confie Mark Grasson. L’implant fait partie de moi et pourtant j’étais dans l’incapacité totale de contrôler la situation.»

 

PUCE RFID. L’utilisation des puces électroniques à radio-identification (RFID) n’est pas nouvelle. Ces puces, pas plus grandes qu’un grain de riz, sont généralement utilisées sur les animaux: elles ont notamment remplacé le « tatouage » des chiens et des chats.

 

Plus récemment, certaines sociétés ont proposé à leurs clients l’implantation de ces puces sous-cutanées en guise de porte-monnaie électronique ou de badge d’accès. C’est le cas de l’ingénieur anglais dont la puce située sur le dos de sa main gauche, entre son pouce et son index, lui permet de s’identifier à l’entrée de son université ou bien de limiter l’utilisation de son téléphone portable à lui seul. Ces puces d’une capacité d’environ 512 ko sont conçues pour accueillir tous types de données informatiques; Marc Gosson a décidé d’y ajouter des données infectées.

 

ALERTER. L’utilisation d’anti-virus informatiques pour le corps humain n’est pas encore nécessaire, la contamination d’une telle puce n’ayant pour le moment aucun impact sur son porteur. Ce que l’ingénieur anglais a voulu montrer par cette expérience, c’est la possibilité de corrompre les données ou les fonctionnalités de ces dispositifs. Évidemment, mettre hors-service un système permettant d’entrer dans un bâtiment n’a pas grande incidence, mais l’utilisation de ces puces se démocratisant, les conséquences dans le futur pourraient être tout autre. Il suffit par exemple d’imaginer qu’un virus informatique puisse modifier le fonctionnement d’un peacemaker ou de n’importe quel implant équipé de ce genre de technologies, le scénario deviendrait alors plus inquiétant.

 

Bref, le premier décès humain imputable à un programme informatique n’est pas pour demain, mais l’expérience de Mark Gosson met en évidence un aspect du bio-hacking auquel il faudra être attentif dans le futur.

 

 Source : Le Figaro / Sciences et Avenir1

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Commenter cet article

gwendal 21/01/2014 02:58


Il existe aussi une nouvelle génération de pace-makers ayant une possibilité de wi-fi ...que certains (dont un polticien
US) font désactiver à juste titre


Un de mes grand-pères en a eu un ("le tout dernier bijou technologique" qu'on lui avait dit ...probablement qu'il faisait wi-fi et que mon grand-père a servi de cobaye) ...et il est mort 1
an après ...de façon tellement soudaine que son médecin généraliste n'a rien compris ...vu son excellente condition physique (en dehors d'une légère arythmie)...

ummite 20/01/2014 18:48


ce chercheur je pense , a voulu avertir la population des dangers encourrus de la puce RFID dans ses tissus cutané .


sur syti.net , il est raconté que les puces sous cutané seraient suivies en permanence par satellite , et que si le porteur repréentait un danger pour le gouvernement sioniste , il serait abattu
par l'aide de satellite .

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