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Le royaume himalayen du Bhoutan veut devenir le premier pays "100 % bio"

Publié par Dav sur 23 Octobre 2012, 06:41am

Catégories : #Société

Le Bhoutan est peuplé de 700 000 habitants, dont deux tiers dépendent de l'agriculture dans les villages éparpillés dans les plaines fertiles du sud, les montagnes reculées ou les vallées encaissées du nord du pays.

 

Le Bhoutan est peuplé de 700 000 habitants, dont deux tiers dépendent de l'agriculture dans les villages éparpillés dans les plaines fertiles du sud, les montagnes reculées ou les vallées encaissées du nord du pays. | AFP/MANAN VATSYAYANA

 

Le petit royaume himalayen du Bhoutan, connu pour sa quête du "bonheur national brut", voudrait devenir le premier pays au monde à vivre d'une agriculture "100 % biologique". Coincé entre les deux géants asiatiques, la Chine et l'Inde, ce pays à majorité bouddhiste longtemps resté fermé au monde extérieur, a depuis des années déjà développé une approche originale du développement économique, centrée sur la protection de l'environnement et le bien-être.

 

Son modèle de développement mesurant le bonheur au lieu du produit intérieur brut (PIB) a été évoqué aux Nations unies et a reçu le soutien public de dirigeants européens, notamment en France et en Grande-Bretagne. La télévision y était interdite jusqu'en 1999 afin de préserver la culture ancestrale des influences étrangères. Plus récemment, les autorités ont imposé un jour piéton, le jeudi, pour interdire les voitures en ville.

 

Cette détermination à suivre une voie différente s'exprime à nouveau dans son nouvel objectif de supprimer progressivement les produits chimiques agricoles d'ici aux dix prochaines années, pour que ses aliments de base (pommes de terre, blé, fruits) soient 100 % bio. "Le Bhoutan a décidé de s'engager dans une économie verte à la lumière de l'extraordinaire pression que nous exerçons sur la planète", explique le ministre de l'agriculture, Pema Gyamtsho, depuis la minuscule capitale, Thimphou.

 

L'AGRICULTURE INTENSIVE CONTRE LA "CROYANCE BOUDDHISTE"


Le Bhoutan est peuplé de 700 000 habitants, dont deux tiers dépendent de l'agriculture dans les villages éparpillés dans les plaines fertiles du Sud, les montagnes reculées ou les vallées encaissées du nord du pays. "Si l'on pratique l'agriculture intensive, cela implique l'utilisation de nombreuses substances chimiques, ce qui ne correspond pas à notre croyance bouddhiste qui nous demande de vivre en harmonie avec la nature", juge-t-il.

 

Densément boisé, le pays n'a que 3 % de terres cultivées. La majorité des paysans utilisent déjà des feuilles pourries ou du compost en guise de fertilisant naturel. "Seuls les paysans vivant dans des endroits accessibles par route ont la possibilité de recourir à des produits chimiques", détaille le ministre, précisant que leur utilisation reste à "des niveaux très bas" au regard des critères internationaux. Dans les vallées comme celle qui entoure la capitale, des substances chimiques sont ainsi utilisées pour éliminer une mauvaise herbe difficile à enlever à la main, une aide précieuse vu le manque de main-d'œuvre agricole. Certains paysans utilisent aussi un fongicide pour protéger le blé.

 

  

"Nous avons développé une stratégie évolutive. On ne peut devenir bio en une nuit", reconnaît M. Gyamtsho, précisant que cette politique a été adoptée par le gouvernement l'an dernier. "Nous avons identifié des récoltes qui

 

Le Monde.fr avec AFP |

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lasorciererouge 15/11/2013 19:33


http://hippotese.free.fr/blogdocs7/Ecole-de-Beaujeu-01.mp3


 


Doc audio:  1/2

lasorciererouge 06/06/2013 21:49


HS:


 


http://www.lemondesiffle.free.fr/presentation/languessifflees.htm

lasorciererouge 31/10/2012 15:35


Guadeloupe: La justice autorise la reprise des épandages aériens de fongicides sur les
bananeraies





Le tribunal administratif de Basse-Terre, qui avait été saisi par le préfet de la
Guadeloupe, a autorisé lundi la reprise des épandages aériens de fongicides sur les bananeraies selon les modalités définies par le dernier arrêté préfectoral, a-t-on appris.

La dilution des fongicides dans un adjuvant huileux fabriqué par le pétrolier Total, le Banole, demeure donc interdite tant qu'il n'aura pas subi d'évaluation de l'Anses (Agence nationale de
sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail), obligatoire en cas d'utilisation par épandage aérien selon le tribunal. Un premier arrêté préfectoral, qui avait autorisé
mi-juillet l'utilisation du Banole, avait été "suspendu" début octobre par le juge administratif.

Le nouvel arrêté préfectoral du 15 octobre autorise, à l'exclusion du Banole, l'utilisation de trois fongicides (Gardian, Sico et Tilt 250, selon leurs appellations commerciales) et d'un produit
qualifié par la préfecture de "stimulateur des défenses", le Bion 50WG selon son appellation commerciale, dans les épandages aériens effectués au-dessus des bananeraies de 18 des 32 communes de
l'île.

Contrairement au Banole, l'eau qui sera utilisée comme adjuvant ruisselle en ne se fixant pas aux feuilles des bananiers, selon les planteurs. Leur groupement professionnel s'était refusé, malgré
l'arrêté préfectoral du 15 octobre, à reprendre les épandages tant que le tribunal ne se serait pas prononcé.

Les 210 planteurs guadeloupéens, qui cultivent 2.057 hectares et produisent 61.000 tonnes annuelles de bananes d'exportation, sont confrontés depuis quelques mois à la cercosporiose noire, un
champignon parasite véhiculé par le vent et qui s'attaque aux feuilles des bananiers en mettant en péril leur production.

Il est apparu récemment en Guadeloupe, l'une des rares îles des Caraïbes longtemps épargnée. La cercosporiose jaune, une variété du même champignon, y sévissait depuis plusieurs années déjà. La
"lutte contre les cercosporioses du bananier" est rendue "obligatoire" par arrêté préfectoral.


 


Source: Nature alerte

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