Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Le soleil inverse sa polarité depuis Mai 2012!

Publié par Dav sur 5 Octobre 2012, 07:44am

Catégories : #Soleil

imageJourSoleilLe Soleil subit lui aussi des « inversions » magnétiques

 

Notre étoile suit un cycle magnétique de vingt-deux ans. En partenariat avec l'Académie des sciences.

 

 

Le soleil est l'une des 200 milliards d'étoiles de notre galaxie, la Voie lactée. Une étoile ordinaire, mais essentielle pour l'humanité. Les célèbres taches sombres qui apparaissent périodiquement à sa surface sont la principale signature de son activité.

  •  

    Les premiers relevés furent établis dès le règne du Roi Soleil, en particulier à l'observatoire de Paris fondé en 1667. Mais elles ne sont comptabilisées avec régularité que depuis 250 ans. Les astronomes ont pu constater que ces taches solaires suivent un cycle de onze ans d'amplitude très variable qui semble modulé par une onde centennale. C'est ainsi que l'activité de notre étoile a été très faible sous Louis XIV, faible sous Napoléon et vers 1900. Une nouvelle période très calme semble se profiler à l'horizon 2030.

  •  

    On doit à l'astrophysicien américain George Hale d'avoir découvert, en 1908, la nature magnétique des taches solaires en observant dans le spectre de raies d'absorption de la lumière (transitions atomiques) l'effet décrit par le physicien hollandais Pieter Zeeman en 1886. Les taches sont réparties en groupes de polarités opposées, grossièrement symétriques par rapport à l'équateur, mais leur ordonnancement en termes de polarités magnétiques est inversé entre les hémisphères Nord et Sud. En 1919, Hale remarqua au bout d'un cycle de onze ans un renversement des champs des deux hémisphères, démontrant ainsi que notre étoile suit un cycle magnétique de vingt-deux ans.

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    Les observations magnétiques régulières sont récentes: les astronomes n'ont que trente-cinq ans de recul grâce aux données des observatoires américains. Un réseau mondial de six stations réparties en longitude a vu le jour récemment. Dans l'espace, le satellite SoHO a suivi notre astre pendant 15 ans.

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    On sait maintenant que l'inversion magnétique se produit aux pôles pendant le maximum d'activité, tandis que paradoxalement le champ est plus fort aux pôles au minimum d'activité. L'inversion est progressive: elle commence vers 45 ° à 70 ° de latitude avant de gagner les pôles. Ce processus dure deux ans. Divers instruments montrent que l'inversion du pôle Nord est en cours, en avance d'un an sur celle du pôle Sud.

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    C'est l'effet dynamo qui entretient le champ magnétique solaire. Au minimum d'activité, le champ est proche d'un dipôle. La rotation de l'étoile, plus rapide à l'équateur, cisaille le champ initial qui devient toroïdal. Puis, l'émergence des taches du nouveau cycle régénère la composante poloïdale, mais renversée. Ce nouveau champ est alors transporté vers les pôles par une circulation dite méridienne, et l'inversion polaire est alors réalisée au maximum d'activité.

    En attente des images du télescope japonais

  • Un cycle et demi magnétique d'observations, c'est peu. Les observations systématiques en cours seront renforcées au début de la prochaine décennie avec le futur télescope européen EST (4 mètres de diamètre) ainsi que son équivalent américain ATST.

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    Dans l'espace, SoHO a laissé la place en 2011 à SDO, premier satellite du programme de la Nasa Vivre avec une étoile. À l'horizon 2020, l'Europe ne sera pas en reste avec Solar Orbiter, qui sera positionné très près du Soleil et en dehors du plan de l'écliptique, lui offrant une vue inédite sur les pôles solaires. Enfin, le futur télescope spatial japonais de 1,50 mètre de diamètre devrait, lui aussi, fournir des images extraordinairement détaillées. Nous saurons alors si le Soleil s'enfonce vers un nouveau minimum profond, et nous en comprendrons peut-être enfin les mécanismes.

 

 

Par Jean-Marie Malherbe, astronome à l'observatoire de Paris.

 

publi 3-4Vers un nouveau paradigme

2012 et apres

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lasorciererouge 30/11/2012 23:38


Tempêtes solaires : un danger sous-estimé





Une piqûre de rappel pour la NASA qui semble souffrir d'amnésie
!


Le 11 Mai 2012 à 13h50


Tempêtes solaires : un danger sous-estimé


Un orage géomagnétique géant pourrait provoquer des milliards de dollars de dégâts. Dans un article publié
cette semaine dans Nature, l'astronome Mike Hapgood appelle le monde à s'y préparer.

Il peut arriver que le ciel nous tombe sur la tête. Cela s'est déjà produit en mars 1989, en mai 1921 ou encore en 1859 et
cela peut recommencer... demain... sans crier gare.

Inconnus du grand public, ces cataclysmes naturels qui, contrairement aux séismes, aux éruptions volcaniques ou aux
inondations, n'engendrent aucune perte en vies humaines, peuvent provoquer un véritable désastre en mettant hors service les réseaux de distributions électriques sur de larges portions du
territoire pendant un temps indéterminé. Privée d'ordinateurs, d'Internet, de GPS (indispensable pour dater les transactions
bancaires), de satellites de télécommunications, notre économie, de plus en plus dépendante de ces nouvelles technologies, serait quasiment à l'arrêt.


Brutales sautes d'humeur
Les responsables de ces scénarios d'apocalypse sont bien connus des astronomes. Il s'agit d'orages
géomagnétiques provoqués par des éruptions solaires d'une violence inhabituelle. Lors de ces brutales sautes d'humeur, le Soleil relargue d'énormes quantités de
particules ionisées à haute énergie capables de traverser la magnétosphère terrestre, le bouclier qui protège notre planète de ces rayons cosmiques particulièrement délétères. Lesquels sont
également à l'origine du magnifique spectacle des aurores boréales visibles près des pôles.


Les 13 et 14 mars 1989, au Québec, le plus violent orage magnétique, ou tempête solaire, survenu depuis des
décennies a privé d'électricité 5 millions de personnes pendant neuf heures et provoqué des dégâts évalués à 2 milliards de dollars. Aux États-Unis, un
important transformateur électrique fut entièrement détruit. Même chose au Royaume-Uni, où deux grosses installations de ce type furent endommagées.


 


Des régions entières privées d'électricité
Pourtant, « nous devrions être préparés à bien pire, écrit Mike Hapgood, chercheur au
Rutherford Appleton Laboratory (Angleterre), dans un commentaire publié ce jeudi 19 avril dans la revue scientifique Nature. Des orages géomagnétiques beaucoup plus
violents ont été enregistrés par le passé, à une époque où la société était moins dépendante des systèmes électriques et donc moins vulnérable. »


Membre d'un groupe d'experts auprès du gouvernement britannique sur ces questions de «météorologie spatiale», l'auteur
avance que des tempêtes solaires d'une intensité équivalente à celles de 1859 et 1921 «pourraient priver des régions entières d'électricité pendant plusieurs mois». Et de
citer des études américaines prédisant un black-out géant dont les effets pourraient se faire sentir pendant des années et coûter, au final, plusieurs milliers de milliards
de dollars, au titre des réparations et du manque à gagner. Sans parler du risque d'irradiation des pilotes d'avion et de leurs passagers ou encore des astronautes en mission à bord d'un
vaisseau spatial.


Des modèles de prévision embryonnaires


Pour l'heure, les satellites sont capables de prévoir l'arrivée des orages magnétiques avec six heures d'avance. C'est
notamment le cas des deux satellites Stereo de la Nasa, lancés en 2006. Mais cette marge est insuffisante, comme l'a prouvé la récente éjection de masse coronale survenue
le mois dernier qui, par chance, est passée à côté de la Terre. «La météorologie spatiale en est au stade où se trouvait la météo classique il y a quarante à cinquante ans avec des
points d'observation limités et des modèles de prévision embryonnaires», explique au Figaro Jean-Yves Prado, responsable des relations Soleil-Terre, au Centre national
d'études spatiales (Cnes). Lancé il y a deux ans, le satellite américain SDO, successeur de l'européen Soho, toujours en activité, devrait
permettre d'améliorer sensiblement le dispositif.


 


Big One cosmique
Une autre question soulevée par Mike Hapgood est de déterminer l'intensité de l'événement maximum auquel l'humanité doit se
préparer. «Beaucoup de systèmes électriques à risques sont conçus pour résister à des événements comparables à ceux des quarante dernières années», écrit-il. Mais le tremblement de
terre et le tsunami survenus l'an passé au Japon, d'une magnitude très supérieure à ce qui avait été anticipé, montre les dangers d'une vision trop restrictive. «Nous devrions plutôt
nous préparer à des orages magnétiques susceptibles de ne se produire qu'une fois tous les 1000 ans.» Autrement dit le Big One cosmique. «Ce changement d'approche est en cours mais
pas assez vite», déplore l'auteur.






Jeanpat 05/10/2012 12:04


c'est pas une inversion des poles , c'est que depuis mai le soleil en à 4 au lieu de 2

Dav 05/10/2012 13:08



Justement c'est là que c'est interressant! dans le processus de basculement des pôles pour le soleil comme pour la Terre cela passe par une phase de dépolarisation progressive où l'on se retrouve
avec quatre voire plus de pôles magnétiques mais qui perdent tout efficacité de protection avant de passer au point zéro c'est à dir annulation de toute polarité pour revenir à deux pôles uniques
mais inversés....Volià pour la petite explication, amitiés



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