Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 13:22
Les abeilles savent désormais pourquoi elles meurentLes chercheurs de l'Inra viennent de confirmer le rôle du thiaméthoxame, employé pour protéger les cultures, dans la disparition massive des colonies d'abeilles en soumettant un panel de butineuses à une très faible dose de ce poison.

Calquée sur les études cliniques, la méthode utilisée vient d'être publiée dans la revue « Science » : plus de 650 abeilles ont été équipées de micropuces RFID permettant de contrôler individuellement leurs allers et venues dans une ruche.
La moitié de l'échantillon a été nourrie avec une solution sucrée contenant la dose équivalente à celle qu'elles peuvent rencontrer sur des cultures traitées. Les autres ont reçu un placebo.
Relâchées à 1 kilomètre de la ruche, la plupart des insectes traités ont été désorientés au point de perdre le chemin du retour.
Cette perturbation de la boussole interne de l'insecte a tué jusqu'à trois fois plus de butineuses que le taux normal de mortalité.
Déstabilisées et stressées, elles seraient en outre plus vulnérables à d'autres pathogènes (varroa, nosema, virus...).
La molécule incriminée est toujours autorisée en France sous le nom de Cruiser.

Auteur : P. M.
publi 3-4"Vers un nouveau paradigme"
2012 et aprés

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Commentaires

Commentaire n°1 posté par lasorciererouge le 21/04/2012 à 23h59

Une espèce d’abeille friande de larmes humaines

 

 

les-abeilles-lisotrigona-en-pleine-degustation-de-larmes-cr.jpg Un récent rapport d’une société entomologique américaine décrit le comportement d’une espèce particulière d’abeille endémique de la Thaïlande qui, par-dessus tout, se régale du liquide lacrymal des humains, qu’elle butine à la source, souvent à l’insu de son hôte.

Selon les experts de la Société entomologique du Kansas, qui ont expérimenté la chose, la lisotrigona, une abeille dont les espèces cacciae etfurva ne vivent qu’en Thaïlande, a une prédilection alimentaire pour… les larmes humaines. Probablement attirée par les protéines ou par le sel contenus dans le liquide lacrymal, elle aime à sucer celui-ci en s’agrippant – discrètement – aux paupières des gens.

Elle est alors insensible aux tentatives de diversion par l’offrande d’autres nourritures, comme de la viande ou du fromage. "Dans de très rares cas, l'approche a été si douce que l'hôte humain ne savait pas qu'il avait une abeille accrochée à son globe oculaire, puisant ses larmes. Toutefois, lorsque plusieurs abeilles ont été impliquées, l'expérience a été plutôt désagréable, provoquant une forte coulée de larmes", explique le rapport relayé par le Daily Mail.

"Une fois une abeille installée, lorsque d’autres arrivent, elles ont tendance à se mettre l’une près de l'autre, formant une rangée. La fermeture de l'œil ne déloge pas nécessairement les abeilles, certaines continuant à téter…", précise t-il encore. Une attirance qui n'a pour l'heure été observée que chez cette espèce thaïlandaise mais qui a tout de même de quoi en effrayer certains.

 

Source:Maxisciences

Commentaire n°2 posté par lasorciererouge le 07/05/2012 à 11h21

La France va interdire le pesticide Cruiser pour protéger les abeilles

Le gouvernement s’est prononcé pour l’interdiction du pesticide Cruiser OSR du groupe suisse Syngenta, utilisé pour les cultures de colza et accusé de contribuer au déclin des colonies d’abeilles, une décision saluée par les écologistes et les apiculteurs.

 

 

Des abeilles dans une ferme d'apiculture à Colomiers, le 1er juin 2012

 

“J’ai averti le groupe qui commercialise le Cruiser que j’envisage de retirer l’autorisation de mise sur le marché”, a déclaré vendredi le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.

Cette décision fait suite à un avis de l’Anses (l’agence sanitaire pour l’alimentation et l’environnement), sollicitée par son prédécesseur Bruno Le Maire, qui relève l’impact néfaste sur les abeilles d’une des molécules actives du Cruiser, le thiaméthoxam, montré par deux études récentes.

Les abeilles qui consomment du nectar contenant cette molécule à faible dose seraient susceptibles de troubles de comportement affectant leur capacité à revenir à leur ruche. Cet effet pourrait contribuer au déclin des colonies concernées, a précisé le ministre.

Le gouvernement français a dans le même temps saisi la Commission européenne sur le sujet.

Dans son avis, l’Anses souligne l’”approche originale” des chercheurs, qui ont suivi les abeilles en leur apposant des puces à radio-identification. Ils ont pu constater qu’à une dose sublétale, c’est-à-dire au-dessous de la dose jugée mortelle, le thiaméthoxam avait un effet néfaste sur leur retour à la ruche.

L’Anses reconnaît que les doses utilisées étaient supérieures aux doses usuelles, mais estime qu’une exposition à cette dose “ne peut être totalement exclue dans des circonstances particulières”. Elle relève aussi que d’autres études vont dans le même sens.

- Un hectare sur deux traité au Cruiser -

Syngenta, numéro un mondial de l’agrochimie, dénonce une étude basée sur une “méthode non validée et très éloignée de la pratique”. “Il y a matière à discuter et nous allons revenir vers le ministère rapidement”, a déclaré un porte-parole, précisant qu’un hectare sur deux (soit 650.000 hectares) est protégé par du Cruiser en France.

Le groupe dispose de 15 jours pour faire part de ses observations, avant que l’interdiction définitive ne soit prononcée.

Défenseurs de l’environnement et apiculteurs ont applaudi à la nouvelle.

“C’est super!”, a lancé le député PS Gérard Bapt, qui avait demandé cette interdiction. Les apiculteurs, “heureux”, ont alerté sur l’urgence d’une interdiction effective, à quelques semaines du traitement des semences pour la prochaine récolte. “C’est enfin un pas dans la bonne direction”, a souligné France nature environnement (FNE).

Tous ont souhaité aussi que tous les types de Cruiser, utilisé aussi pour le maïs, les pois et les betteraves, soient interdits. “L’utilisation généralisée des insecticides en enrobage de semences représente un danger pour la biodiversité dans son ensemble”, a estimé Claudine Joly de FNE.

Générations Futures a jugé la décision du ministre “positive et hautement symbolique”, en rupture avec celles de son prédécesseur.

Du côté des agriculteurs, la vision est radicalement différente. Gérard Tubery, président de la Fédération des producteurs d’oléagineux et de protéagineux s’est étonné d’une décision “disproportionnée par rapport aux conclusions du rapport de l’Anses”, qui pénalise les Français par rapport à leurs concurrents européens.

De son côté, la Coordination rurale et l’Organisation de producteurs de grains s’étonnent qu’une autorisation de mise sur le marché délivrée il y a un peu plus d’un an puisse être retirée aussi rapidement.

Rappelant que les abeilles et les bourdons contribuent à la pollinisation de 80% des plantes à fleurs produisant fruits ou légumes, M. Le Foll a souligné que des alternatives existaient pour la protection du colza. “Si le retrait de l’autorisation est confirmé, les agriculteurs auront donc des solutions”, a-t-il affirmé.

Afp

Commentaire n°3 posté par lasorciererouge le 01/06/2012 à 21h21

Abeilles : le massacre autorisé. Comment les abeilles sont sacrifiées, et avec elles, notre alimentation et l'ensemble de l'écosystème, pour servir les intêrets des multinationales agrochimiques

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Commentaire n°4 posté par lasorciererouge le 12/07/2012 à 20h20

Cet homme a redonné vie à ce malheureux bourdon en le nourrissant de miel uniquement. Peu à peu, l’insecte retrouve ses forces et paraît prêt à s’envoler.

 L’utilisateur Youtube, MadMark, est tombé, pendant sa promenade dans son jardin, sur un bourdon couché sur le dos, prêt à trépasser. Seulement, plutôt que de laisser la nature suivre son cours, il en a décidé autrement et a tout fait pour ramener à la vie cet insecte affaibli.

 

MadMark avait déjà vu des abeilles secourues avec de l’eau et du sucre, il a donc voulu tenter l’expérience avec ce bourdon. Mais, il a préféré remplacer ce breuvage miracle par du miel et observer le résultat. Il a filmé toute la durée de ce sauvetage attachant. Avec quelques gouttes de miel, il a réussi à redonner assez de force au bourdon pour qu’il puisse se déplacer à nouveau.

(Source : Yahoo)

 

Commentaire n°5 posté par lasorciererouge le 30/09/2012 à 11h44

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