Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 22:17

thumbnailLe réseau READI, regropoupant la NASA et un groupe d’universités, a commencé à tester un système d’alerte au séisme, basé sur des données satellites GPS. La méthode aurait permis aux responsables japonais de lancer une alerte précise du séisme mortel du 11 Mars 2011 dix fois plus rapidement que ce qu’ils ont pu faire à l’époque, d’après les scientifiques.

 

Le système est actuellement testé en utilisant le US Pacific Northwest Geodetic Array : des centaines de receveurs GPS placés le long de la côte nord-américaine, entre le Nord de la Californie et la Colombie Britannique.

 

Les capteurs fournissent des mesures en temps réel des mouvements au sol causés par les failles sismiques à proximité et au large.

 

Les traces sismiques enregistrent la magnitude des séismes, mais les données satellites peuvent le faire plus rapidement et plus précisément.

 

Tim Melbourne, un géologue de l’Université de Central Washington à Ellensburg, et principal scientifique pour le groupe, a déclaré lors d’un meeting de la Société de Sismologie d’Amérique à San Diego, en Californie cette semaine : « La zone de subduction de Cascadia est notre principal centre d’intérêt. C’est potentiellement une faille d’une magnitude 9 ».

Les capteurs GPS ont été installés à la fin des années 1980 pour étudier les plaques tectoniques, et ont été améliorés au début des années 2000 pour fournir des données hyper-précises et pour compléter le travail des surveilleurs sismiques conventionnels.

 

Ils sont placés de telle façon que les vagues sismiques émanant de failles dangereuses vers des zones peuplées frappent en premier lieu les capteurs, et provoquent un message d’alerte. Cela donne aux responsables quelques secondes pour anticiper les ondes de choc et les aide à calculer où se trouve l’épicentre du séisme. Les données arrivent en un dixième de seconde dans les laboratoires ce qui permet de les analyser pour estimer la position du séisme en une demi-seconde.

Les sismomètres conventionnels fournissent des informations similaires. Le 13 avril par exemple, un petit séisme d’une magnitude 3,5 a eu lieu près d’Aromas en Californie. A Berkeley, les scientifiques ont eu une alerte après 25 secondes .

Mais les sismomètres ont des limites. « Ils font un beau travail de discrimination entre les séismes de magnitude 2,3,4 et 6 » a déclaré Tim Melbourne. « Mais ils ont des difficultés lorsqu’il faut distinguer un séisme d’une magnitude 8 d’un séisme d’une magnitude 9 ». « Cela est dû en partie au fait que pendant les grands séismes, le sol peut trembler pendant plus longtemps mais pas nécessairement plus fort ».

 

Le système GPS n’a pas de tels problèmes, parce qu’il mesure directement le mouvement du sol. « Si le sol bouge de plusieurs mètres, c’est une preuve sans ambiguïté d’un séisme très important » a déclaré Susan Hough, sismologue pour le US Geological Survey.

 

Tim Melbourne et Richard Allen se sont servis du séisme du Japon comme exemple. En Mars 2011, les responsables japonais dépendant des données des sismomètres ont pu lancer une alerte au séisme en huit secondes après avoir détecté que quelque chose de majeur était en train de se passer. « Mais ils ont pensé que c’était un séisme d’une magnitude de 7,1 » a déclaré Richard Allen. L’estimation a augmenté à 8,1 en deux minutes, puis à 9 en vingt minutes.

 

Simultanément, le tsunami provoqué par le séisme était en cours de formation, et a frappé la côté japonaise seulement trente minutes après le séisme. Du fait qu’ils avaient sous-estimé la puissance du séisme, les responsables ont également sous-estimé la taille de la vague du tsunami, et la population japonaise n’était pas préparée aux dommages causés par la catastrophe.

En utilisant ces propres calculs avec son système GPS, Tim Melbourne a obtenu la bonne magnitude du séisme en deux minutes.

 

Source : NASA

 

 

"publi 3-4Vers un nouveau paradigme"

2012 et aprés


REAGIR A CET ARTICLE - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

facebook-logo-webtreats mail-webtreats youtube twitter-webtreats

   

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés