Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 16:05

De la baleine bleue au plus petit des dauphins, les cétacés ont fui au moment même où une alerte au tsunami était lancée sur les côtes indonésiennes et sri-lankaises. Crédits photo: Rich Ellison sous licence creative commons.


De la baleine bleue au plus petit des dauphins, les cétacés ont fui au moment même où une alerte au tsunami était lancée sur les côtes indonésiennes et sri-lankaises. Crédits photo: Rich Ellison sous licence creative commons.
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Des baleines qui évoluaient sous les yeux d'observateurs ont pris la fuite au moment où l'on enregistrait un nouveau séisme au large du Sri Lanka.

La semaine dernière, alors qu'il observait avec son équipe un groupe de cétacés au large du Sri Lanka, le photographe britannique Andrew Sutton est resté perplexe lorsque les mammifères ont soudainement disparu de son champ de vision, a-t-il raconté au Guardian. De la baleine bleue au plus petit des dauphins, tous ont fui au moment même où une alerte au tsunami était lancée sur les côtes indonésiennes et sri-lankaises. Contrairement à leurs observateurs, les cétacés auraient perçu les secousses sismiques sous-marines avant de disparaître.
 

Les baleines seraient-elles capables de détecter l'arrivée d'un séisme avant l'homme et ses capteurs? L'attitude de ces mammifères marins lors de récents séismes tend à confirmer cette théorie. Un grand nombre de cétacés se sont échoués sur les côtes japonaises et néo-zélandaises l'an passé, peu de temps avant qu'un tremblement de terre ne touche la région. Une récente étude scientifique effectuée au Mexique montre également qu'un rorqual commun s'est rapidement éloigné à l'approche d'une zone où il y avait eu un séisme.

 

Pourtant, le spécialiste des cétacés Michel André, du laboratoire d'applications bioacoustiques de l'université polytechnique de Catalogne, est sceptique. Pour ce chercheur, le phénomène dont a été témoin l'équipe d'Andrew Sutton n'est pas suffisant pour confirmer les capacités exceptionnelles des gros animaux. «Il peut s'agir d'une coïncidence, dit-il. Rien ne dit que les animaux ont fui la zone, ils ont peut-être tout simplement échappé à la vigilance des observateurs.»

«Nous avons maintenant les outils pour répondre à cette question», souligne toutefois Michel André. En effet, son laboratoire est désormais capable de suivre en temps réel l'interaction entre les cétacés et les bruits associés à toute activité humaine ou géologique. Il faudra donc attendre qu'un groupe de cétacés croise une zone touchée par un tsunami pour observer leurs réactions. On sera alors en mesure de déterminer si, à l'avenir, l'homme pourra compter sur les baleines pour anticiper les tsunamis.

 

Le Figaro.fr

publi 3-4"Vers un nouveau paradigme"

2012 et aprés


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