Le Nouveau Paradigme

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Les écrans et les enfants : un feu vert sous conditions

Publié par Dav sur 30 Janvier 2013, 07:05am

Catégories : #Santé

 

 

Les enfants et les écransL’Académie des sciences vient de publier « L’enfant et les écrans ». Fruit de deux ans de recherches, ce rapport présente, par tranche d'âge, les conséquences de l'exposition de l'enfant aux écrans. Conclusions : à consommer sous contrôle parental ou familial et avec modération.

Nous passons en moyenne, tous âges confondus, cinq heures par jour devant un écran. Les enfants sont particulièrement doués pour s’initier à ces nouvelles technologies. Elles ont investi le loisir (jeux vidéo), l’apprentissage (les cours foisonnent sur Internet), l’information (sites de presse ou encyclopédies en ligne) et même la relation (essor des réseaux sociaux).

 

Une évolution irréversible

 

L’Académie des sciences souligne que cette évolution, qui apparaît aujourd’hui irréversible,

a des effets positifs considérables en améliorant tout à la fois l’acquisition des connaissances et des savoir-faire mais aussi en contribuant à la formation de la pensée et à l’insertion sociale des enfants et adolescents.

Elle met également en avant que

l'utilisation souvent démesurée de toutes les modalités d’outils numériques […] peut avoir des effets négatifs parfois sérieux. […] Les effets néfastes sont liés, pour l’essentiel, à une utilisation trop précoce et une sur-utilisation des écrans.

Et elle pointe les risques de troubles de la concentration, de manque de sommeil et de l’élimination des autres formes de culture, ainsi que des effets pathologiques comme le surpoids, la dépression ou d’autres manifestations relevant de la psychiatrie.

 

Des impacts sur le développement cognitif

 

L’Académie des sciences a commencé par évaluer comment se situent les écrans dans l’interaction entre le cerveau humain et son environnement. Elle rappelle que ces interactions débutent dès le premier âge de la vie

où la construction des fonctions cérébrales dépend quasi-immédiatement de la nature et des caractéristiques des liens affectifs, des sollicitations extérieures sensorielles et culturelles.

et elles varient avec l’âge des enfants. C’est pourquoi ses recommandations sont présentées par tranche d’âge.

 

L’enfant avant 2 ans : la passivité est nuisible

 

Selon les chercheurs, les écrans non interactifs (télévision et DVD) devant lesquels les bébés sont passifs peuvent avoir des effets négatifs : prise de poids, retard de langage, déficit de concentration et d’attention, risque d’adopter une attitude passive face au monde. Les parents doivent être alertés sur ces dangers.

Les tablettes visuelles et tactiles peuvent être utiles au développement sensori-moteur du jeune enfant même si elles présentent aussi le risque de l’écarter d’autres activités physiques et socio-émotionnelles indispensables à cet âge. Le tout jeune enfant a en effet besoin de mettre d’abord en place des repères spatiaux et temporels articulés sur le réel.

Le conseil de l’Académie. Les outils visuels et tactiles participeront d’autant mieux à l’éveil cognitif précoce du bébé que leur usage sera accompagné, sous forme ludique par les parents, les grands-parents ou les enfants plus âgé de la famille.[…] Pour le bon développement du cerveau, le principe doit rester celui de formes de stimulations très variées, numériques et non numériques.

 

Entre 2 et 6 ans : la télévision avec modération

 

De 2 à 3 ans, l’exposition passive et prolongée des enfants à la télévision, sans présence humaine interactive, est déconseillée. Et la publicité à éviter. A partir de 3 ans, les jeux symboliques invitant l’enfant à faire semblant l’éduquent à distinguer le réel du virtuel. L’enfant doit être invité à parler de ce qu’il voit sur les écrans pour mobiliser son intelligence narrative. A partir de 4 ans, les ordinateurs et consoles de salon peuvent être un support occasionnel de jeu en famille, voire d’apprentissages accompagnés.

Le conseil de l’Académie. Avant 6 ans, la possession d’une console ou d’une tablette personnelle présente plus de risques que d’avantages.[…Il faut] établir un contrôle rigoureux du temps d’usage et ne pas laisser l’enfant cumuler un temps de télévision et un temps de tablette excessif aux dépends d’autres activités.

 

 

Entre 6 et 12 ans : l’utilisation pédagogique des écrans

 

Le rapport souligne que « l’école élémentaire est le meilleur lieu pour engager l’éducation systématique aux écrans ». Elle doit s’accompagner d’une éducation précoce de l’enfant à s’autoréguler. Et de la mise en place d’un logiciel de contrôle parental même si ces derniers présentent des lacunes à prendre en compte.

 

Après 12 ans : des opportunités positives mais attention à l’excès

 

Avec l’aide du numérique, l’adolescent peut plus rapidement explorer toutes les possibilités ouvertes et exercer ses capacités déductives et il peut en outre « améliorer à la fois le contrôle cognitif (capacité à contrôler ses pensées, actions, prises de décision) et le contrôle des émotions positives ou négatives. » En revanche, un usage trop exclusif peut créer une « pensée zapping », appauvrissant la mémoire, la capacité de synthèse personnelle et d’intériorité.

Le conseil de l’Académie. L’action des parents est essentielle pour limiter l’attachement excessif à l’écran. Parler de ce qu’il fait est important car c’est un âge où il est particulièrement vulnérable à des informations erronées. S’agissant des jeux vidéo, il faut être attentif aux jeux que choisit l’adolescent et à sa manière de jouer.

Beaucoup d’adolescents, enfin, utilisent les réseaux sociaux positivement comme un espace d’expérimentation et d’innovation. Une utilisation excessive peut entraîner des symptômes de dépression et des pathologies : déficit de sommeil, surpoids (surtout remarqué chez les garçons), manque de lien social…

Le conseil de l’Académie. La prévention doit associer l’encouragement des pratiques créatrices et des mises en garde.

 

Elles doivent concerner trois domaines au moins :

  • Beaucoup de jeunes utilisateurs ignorent qu’Internet st aussi un gigantesque marché dans lequel les adolescents représentent une source de revenus dont on cherche à tirer parti par des moyens parfois douteux.
  • Ils sous estiment souvent les conséquences possibles à long terme (notamment dans la recherche ultérieure d’un travail) de ce qu’ils ont un jour posté sur Internet.
  • Ils ignorent les règles qui régissent le droit à l’intimité et le droit de chacun à sa propre image.

Auteur : Ignace Manca

http://www.dossierfamilial.com/les-ecrans-et-les-enfants-un-feu-vert-sous-conditions-10901.html

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lasorciererouge 30/01/2013 23:42


http://nemesistv.info/video/3HH47KWA5GS1/le-tube-ou-les-effets-de-la-television-sur-le-cerveau#

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