Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Les Mayas auraient disparu... par manque de tempêtes tropicales

Publié par Dav sur 18 Octobre 2012, 06:12am

Catégories : #Mythologies - Civilisations anciennes

Une nouvelle théorie explique la disparition de la civilisation maya. Certains seront peut-être déçus : il ne s’agit pas d’une catastrophe majeure telle qu’une guerre, un tremblement de terre ou des sécheresses répétées. Les Mayas auraient bien manqué d’eau dans les basses terres du Yucatan mais à cause d'une diminution de 25 à 40 % de la pluviométrie annuelle. L’importance de l’évaporation aurait fait le reste.

 

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Parmi l’ensemble des civilisations de la méso-Amérique répertoriées, les Mayas sont parvenus à marquer considérablement le temps, tout comme les Incas. Ils maîtrisaient l’astronomie, ont établi un calendrier et inventé une écriture hiéroglyphique. Ils étaient également d’habiles agriculteurs, n’hésitant pas à défricher les forêts pour augmenter les surfaces cultivables. Leurs temples-pyramides, construits sans outil métallique, sont célèbres.

Cette civilisation est née dans le Yucatan, vers 2600 avant J.-C., une région qui abrite pourtant très peu d’eaux de surface. La nature calcaire du sol favorise une infiltration rapide de ce liquide si précieux. Les Mayas ont donc fabriqué des réservoirs souterrains de grandes tailles pour accumuler de l’eau douce.

La fin de cette civilisation aurait été entamée durant les années 850 à 900 après J.-C. par l’abandon progressif des basses terres du Yucatan. De nombreuses hypothèses ont vu le jour pour expliquer la disparition des Mayas. L’une d’entre elles met en cause plusieurs sécheresses catastrophiques rendant impossible le remplissage des réserves.

Une nouvelle hypothèse, appuyée par des travaux de recherches, vient de voir le jour. Les Mayas auraient bien manqué d’eau, mais pas à cause de sécheresses historiques. Une diminution de 25 à 40 % de la pluviométrie annuelle aurait suffi. Cette information est révélée dans un article publié par Martín Medina-Elizalde, du centre de recherches scientifiques du Yucatan (CICY, Mexique), et Eelco Rohling, de l’université de Southampton (Royaume-Uni), dans la revue Science.

 

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

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paradigme

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lasorciererouge 11/06/2013 20:56


Cahokia: De nouveaux indices sur la civilisations du Mississippi





 


À son apogée, Cahokia était
l'épicentre de l'ancienne civilisation du Mississippi dans l'Illinois.



Avec une population de 20.000 habitants en 1250, Cahokia était plus grande que Londres à la même époque. 





 Le tumulus des Moines à Cahokia. Credit wikimedia
commons



Aujourd'hui, un groupe d'archéologues de l'Université de Bologne en Italie fouille les monticules, en essayant de comprendre comment les civilisations développent leur complexité
politique.

"Je me suis toujours posé des questions sur ce lieu étrange qu'est Cahokia", a déclaré Davide Domenici, professeur à l'Université de Bologne. Il a étudié les monticules
pendant ces trois dernières années.

"Habituellement, nous, archéologues, pensons que dans l'ancienne Amérique du Nord, il n'y avait que des sociétés relativement simples, mais Cahokia possédait une véritable complexité politique."
ajoute-t-il.


***


(j'ouvre une parenthèse dans cet article: c'est la deuxième
fois que l'on s'étonne de l'avancement de ces sociétés amérindiennes; il a quelques semaine je publiais un article sur Poverty Point où de grands monticules avaient été construits en moins de 90 jours par les
amérindiens; les archéologues parlaient "d'un accomplissement incroyable pour ce que l’on croyait être une société mal organisée, composée de petites bandes dispersées
d'amérindiens... ")


***




Les archéologues font attention à la façon dont ils parlent du contexte social de Cahokia.
Peu d'indications sur le site permettent aux chercheurs de classer la structure politique et sociale de la ville avec un quelconque degré de certitude: "Pouvons-nous appeler cela un Etat, ou une
chefferie ? Nous ne savons pas comment l'appeler, nous ne savons pas ce que c'était", explique Domenici, "mais l'idée est d'étudier cette complexité, et peut-être les
chemins menant à celle-ci car ils devaient être très différents de ceux que nous sommes habitués à voir dans d'autres parties du monde." 

C'est à Cahokia que l'on retrouve les plus grands exemples de terrassement au nord du Mexique, où Domenici a déjà fait beaucoup de ses
recherches.

A sa base, le tumulus des Moines, haut de 100 mètres, occupe plus de 14 hectares; il est plus grand que la Grande Pyramide de Gizeh, en Egypte.

En 2012, les archéologues italiens ont trouvé ce qu'ils croyaient être des bâtiments publics sur la place ouest du tumulus des Moines.

Cette année, les trous de poteaux qu'ils ont trouvé leur ont donné raison. Les élèves ont fait des découvertes sur un site que les chercheurs avaient délaissés dans les années 1960. Les poteaux
qu'ils ont découvert sont les traces d'un mur ouest qui fermait une palissade.

Chaque structure identifiée est un nouvel élément permettant aux archéologues de cartographier et décrypter la construction de la civilisation de Cahokia...





Une vue d'artiste de ce à quoi pouvait ressembler Cahokia.
Source: Université de Bologne



Source:



Kbia:
"Archaeologists unearth more clues from ancient Cahokia civilization



Découvertes archéologiques


 

lasorciererouge 03/01/2013 22:00



Des découvertes à Dzibanché redéfinissent l’effondrement de la société Maya


 


Une peinture murale polychrome en stuc a été découverte à
Dzibanché, dans leQuintana Roo, au Mexique.
Elle se réfère à l'une des plus anciennes dynasties Mayas de la ville et révèle qu'elle a été habitée au 13ème siècle après JC.
Pourtant, on pensait qu'au 11ème siècle, les villes des basses terres avaient été complètement abandonnées au cours de l' "effondrement Maya".





La peinture murale localisée dans le temple des cormorans.
Image: INAH




Une suite au travail d'Enrique Nalda.

Cette importante découverte survient alors que l'étude a été reprise par des spécialistes de l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH),
suite à la mort de l'archéologueEnrique Nalda (1936-2010) qui avait beaucoup travaillé sur cette ancienne ville maya.
Au cours de sa dernière saison, il y avait trouvé des restes humains et un grand nombre d'offrandes, dont un artéfact en os sculpté avec une scène de sacrifice humain, des pierres de jade ainsi
que des objets en obsidienne.


Une importante cité-état.

Dzibanché est une ville située dans le sud de Quintana Roo, un ensemble de 40 kilomètres carrés dans la jungle.Elle se compose de quatre groupes distincts de bâtiments:
Dzibanché, Tutil, le Complexe central et l'Acropole Kinichna.

Le site de la ville a atteint son apogée à la période classique (200-1000 après JC), au cours de laquelle a régné la dynastie Kaan, l'une des plus anciennes et des plus importantes de
tous les Mayas.

L'archéologue Sandra Balanzario, chef de projet à Dzibanché, a expliqué que les nouvelles données indiquent que la ville a été habitée jusque dans la période
postclassique tardive (1200-1550 après JC): "ce qui est important parce que notre recherche précédente supposait que la fin était le Classique Terminal (800 -1000 après JC)."

Elle a expliqué que parmi les objets récupérés figurait un récipient du Classique tardif qui avait été tué rituellement (intentionnellement brisé) et déposé en offrande. La pièce est décorée
avec une iconographie se référant à l'un des frères se faisant appelé le Témoin du Ciel, l'un des anciens dirigeants les plus importants de la dynastie Kaan.

Ce récipient, ainsi que deux fresques, ont été restaurés. Ils sont couverts de glyphes associés à cette dynastie et indiquent une poursuite de la lignée Kaan. Ceci est important car
auparavant on pensait que la dynastie Kaan s'était installée à Dzibanchépendant la période classique, et qu'elle avait ensuite déménagé à Calakmul.
Mais cette découverte montre une continuité à cet endroit avec une branche de la dynastie restant à Dzibanché pour contrôler la ville.


A la recherche des habitants

Balanzario a expliqué qu'après une pause de deux ans sur le projet de recherche sur le site, les travaux ont repris à Dzibanché. La priorité a été donnée à la conservation et la consolidation des zones
Nalda découverts entre 2008 et 2009.

L'archéologue de l'Inah a expliqué que l'objectif de la dernière saison à Nalda était de trouver des maisons des gens ordinaires. Il avait, jusque là, déjà découvert des zones
d'apparat et des bâtiments avec des chambres funéraires.

C'est au cours de ce travail, qu'il a découvert les logements de l'administration de la ville. Une grande partie de l'architecture encore debout est recouverte de fragments de stuc peint
polychrome et de graffitis. Certains portent les glyphes de la famille de Kaan.
Ces bâtiments étaient situés dans la zone de la Petite Acropole, qui a également produit des matériaux archéologiques qui n'ont pas été associés à l'activité domestique. Il y avait de riches
offrandes datant des années 1300, y compris des objets en coquillage, de l'or, de la poterie polychrome, des perles de jade et des matières organiques.


Le meurtre rituel

L'équipe a également trouvé les restes de quatre personnes démembrés qui semblent avoir été tuées ainsi que des objets rituellement tués, tels que des encensoirs, des couteaux de silex et
d'obsidienne et un poinçon en os représentant la scène d'extraction du cœur d'un sacrifié.

Une autre structure richement ornée se trouvait à proximité des principaux monuments de Dzibanché. Les archéologues pensent qu'il pouvait s'agir de la résidence de
ladynastie Kaan.

A proximité, dans le Temple des Cormorans, l'équipe de Nalda a découvert une autre peinture murale polychrome en stuc, créé au cours de la période classique. Son
iconographie représente la montagne sacrée, qui décrit l'origine et la légitimité de la dynastie Kaan.

Cette deuxième peinture murale a été trouvé sur l'un des côtés du Temple des Cormorans, qui n'avait été fouillé que devant. Nalda, en 1995, y avait découvert le
tombeau du Témoin du Ciel.
La peinture murale était masquée par un mur en pente datant du début postclassique (1000-1250 après JC).


Source:



Past Horizons:
"Dzibanché discoveries redifines the “Maya
Collapse”"



Source française: Découvertes archéologiques

gwendal 19/10/2012 00:08


Et si on leur demandai ce qu'il s'est vraiment passé, vu qu'ils n'ont pas disparus (ils ont simplement abandonné leurs "villes")

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