Le Nouveau Paradigme

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Les médecines douces auront-elles leur conseil de l’ordre ?

Publié par Dav sur 28 Avril 2013, 10:06am

Catégories : #Santé

 

 C’est en tout cas le souhait qui a été émis lors du 3e congrès national des médecines complémentaires (dites médecines douces), organisé les 22 et 23 mars 2013 au Château de la Buzine à Marseille. Ces médecines pourraient aussi intégrer le code de santé publique. Un sujet sensible car leur reconnaissance fait encore débat dans la société.

 

 

Meric

Pour le docteur Méric, le recours aux médecines non conventionnelles se fera naturellement pour pallier la raréfaction des médecins libéraux.

 

Pour le docteur Jean-Bruno Méric, médecin psychiatre à Sisteron (Alpes de Haute-Provence), membre du conseil régional de l’ordre des médecins siégeant à la chambre disciplinaire de première instance, qui intervenait au 3e congrès de l’Apsamed (Association de prévention pour la santé par les médecines douces), la reconnaissance et l’intégration des médecines non conventionnelles dans le système de santé se feront d’elles-mêmes : « Les médecines douces, explique-t-il dans une interview publiée le 6 septembre 2012, deviendront quantitativement très importantes. Elles devront donc s’organiser, sur le même mode que celui de la profession médicale aujourd’hui, notamment sur le plan ordinal, avec des tableaux départementaux, régionaux et national. Avec également une chambre disciplinaire dont la fonction première sera, quelque soit le futur code de déontologie médicale de ces médecines, de chasser les charlatans, ce qui paraît essentiel si l’on veut qu’elles soient inscrites au code de la santé publique, ce qui deviendra absolument nécessaire ».

« Une nouvelle ruée vers l’or »

 

Personne ne s’opposera à cette évolution car ces soins, non remboursés, ne coûteront rien à la sécurité sociale ni à l’État. De plus, « ils sont à priori sans danger. Quand on voit par exemple la consommation des antibiotiques, il sera beaucoup plus utile de soigner de nombreuses rhinopharyngites chez le naturopathe ou le phytothérapeute, ça va dans le bon sens. Seule la pathologie lourde sera réservée au médecin classique qui en conservera la responsabilité ».

Le docteur Méric, qui parle en son nom personnel et dont la fille est naturopathe, avance également une autre raison qui poussera les politiques, de quelque bord qu’ils soient, à laisser le phénomène s’accentuer dans cette direction : la pyramide des âges des médecins.

 

« D’ici à 2025, le nombre des médecins libéraux en exercice chutera de 126 000 à 40 000 ! Le coup de hache qui inverse la pyramide des âges, dû au numerus clausus, ne sera que légèrement desserré quelle que soit la majorité élue par les Français. La nature ayant horreur du vide, les médecines douces vont envahir naturellement le champ laissé libre par la médecine classique, pour répondre à une demande non satisfaite. Ce sera une nouvelle ruée vers l’or, correspondant à l’abandon de plus des deux tiers du marché. Un marché de 40 millions de clients va s’ouvrir aux médecines douces, non iatrogènes et non remboursées, avec la bénédiction tacite de la sécurité sociale et des pouvoirs publics. Personne ne s’y opposera, mais personne ne va non plus en parler… C’est un sujet dont personne ne parle, pour ne pas effrayer les gens. »

 

 

Une schizophrénie française

 

Le sujet est sensible car nombre d’instances plus ou moins officielles combattent ces médecines non conventionnelles. Leurs praticiens sont régulièrement convoqués en gendarmerie, inquiétés par la Miviludes, interpellés par la Caimades, stigmatisés par le ministère de la santé, mis au pilori par des associations comme l’Unadfi ou le CCMM  (subventionnées par l’État), ou par le Gemppi, débordant dénonciateur de « sectes » autoproclamé en région PACA. Tout cela sous prétexte d’éventuels «  risques sectaires  », pourtant rarement démontrés.

La France souffre ainsi d’une douloureuse schizophrénie avec, d’un côté, les tenants d’une tolérance zéro envers tout ce qui n’est pas « prouvé scientifiquement », confinant parfois au scientisme sectaire et, de l’autre côté, les promoteurs d’une vision plus intuitive et globale de l’homme, qu’il faudra bien, effectivement, réguler pour en bannir les excès potentiels. Ceux-ci offrant une solution économique idéale au gouffre des dépenses publiques de santé que tous les politiques conscients observent aujourd’hui avec effroi…

 

 

« A médecines multiples… devoir médical unique »

 

C’est sous ce titre que la commission d’éthique de l’ordre départemental des médecins de Côte d’Or avait réouvert, dans son bulletin de janvier 2007, « ce débat souvent passionnel pour mieux tracer les devoirs et les limites de chacun sous l’éclairage de la déontologie qui s’impose à tous. II est avéré que des médecines différentes reçoivent de plus en plus d’échos favorables dans l’opinion et que l’institution ordinale se trouve dans une position inconfortable, entre le respect du libre choix des patients et la mission de repérer les frontières de l’ésotérisme.

« (…) Les autres médecines manquent de ces références quasi mathématiques, mais se trouvent confortées par des références affectives ou historiques et par l’expérience humaine. Nous connaissons tous des malades nous ayant rapporté les succès de confrères pratiquant une médecine étrangère à nos pré requis.

« Rejeter a priori ce qui nous est étranger confine à la discrimination. Ce n’est pas acceptable. Une attitude éthique consiste, soit à accéder à un savoir suffisant des préceptes régissant l’autre médecine, soit à adopter une politique tolérante vis à vis des principes que nous ne connaissons pas. Dans les deux cas, il convient de ne pas déstabiliser le patient qui a ses propres repères et qui doit en tirer profit.

« Ce devoir de tolérance est valable pour tous. L’indispensable foi dans ce que l’on fait ne doit pas conduire au sectarisme. »

 

 

Jean-Luc Martin-Lagardette

 http://www.ouvertures.net/

 

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lasorciererouge 29/04/2013 18:51


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