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Les origines occultes de Damanhur

Publié par Dav sur 2 Novembre 2011, 10:15am

Catégories : #Mystères

 

 

 
Une enquête exclusive du C.R.O.M.
 
 
 

Parmi les communautés Nouvel Âge qui se sont formées en Europe, celle de Damanhur, en Italie, est sans doute la plus spectaculaire. D’abord parce que les membres de cette communauté n’occupent pas un seul et même bâtiment, ni même éco-village, mais une vallée entière – Valchusiella, près d’Aoste, qui se peuple progressivement de «Damanhuriens.» Mais aussi parce qu’ils ont creusé de nombreuses pièces souterraines qui sont à la fois des temples d’une splendeur sans égal et des laboratoires où l’on développerait, entre autres, des machines à voyager dans le temps. Le tout porte le nom de «Temples de l’Humanité» et a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Au sein du C.R.O.M., nous nous méfions des contes de fées Nouvel Âge. Aussi, nous avons souhaité en savoir davantage sur Damanhur. L’un d’entre nous s’est donc rendu sur place enquêter en Italie. Ses recherches l’ont mené jusqu’en Hollande où furent confirmés nos soupçons. Sans plus tarder, interrogeons-le sur ses découvertes.

C.R.O.M.: Quel a été le point de départ de tes recherches?

A.A.: Avant de me rendre à Damanhur, je voulais en savoir plus sur Oberto Airaudi, alias Falco, le fondateur. Était-il un leader capable d’entraîner à sa suite des personnes intelligentes ou s’agissait-il d’une de ces pâles figures – comme il en existe tant dans les milieux Nouvel Âge – qui n’osent pas imposer une direction de peur de paraître «patriarcal»? Dans le deuxième cas, je n’aurais même pas eu besoin de me déplacer car je savais d’avance que j’allais trouver la même idéologie Nouvel Âge et la même organisation plus ou moins anarchique qui caractérisent tous les éco-villages.

C.R.O.M.: Ce n’était pas le cas?

A.A.: Non pas du tout. Damanhur s’est révélé être une communauté extrêmement structurée, ce qui est somme toute normal si l’on considère sa taille et le rôle qu’elle joue dans les milieux Nouvel Âge. En fait, il m’a fallu du temps pour trouver des informations sur le parcours de Falco. C’est un personnage mystérieux, peu accessible, et ses proches ne font que répéter la même propagande à son égard, et font comme s’il n’existait pas afin de ne pas heurter les visiteurs aux tendances anarchistes susceptibles de les rejoindre. C’est finalement par un reportage publié dans un magazine américain (1) que me sont parvenues les informations pertinentes, et même plus que ce à quoi je m’attendais. J’y ai appris qu’Oberto Airaudi n’était pas du tout un être comme les autres. Encore bébé, il pouvait déplacer des objets par la seule force de sa pensée. Puis, enfant, il se rappelle invoquer des fantômes afin «d’effrayer ses adversaires au foot»! Enfin, on apprend qu’à 14 ans il organisait des expériences de sortie hors du corps tout en donnant des cours de physique, de mathématique et de philosophie ésotérique à des auditoires de 100 personnes.

C.R.O.M.: Un enfant qui sort de l’ordinaire!

A.A.: J’ai tout de suite compris que j’avais affaire à un grand occultiste, probablement entouré d’une foule d’entités au vu de tous les prodiges dont il était l’auteur. Comment un bébé peut-il déplacer des objets par la seule force de sa pensée alors que lui-même ne possède pas encore de pensée? Nous le savons au sein du C.R.O.M., un tel exploit ne peut être réalisé qu’avec le concours d’entités désincarnées, c’est-à-dire de fantômes (2). Par ailleurs, ces entités ne se manifestent que si cela est nécessaire, car cela leur demande une grosse dépense d’énergie. Le jeune Oberto devait donc leur être très utile, à moins qu’il ne se soit suffisamment lié à elles dans des vies passées pour les commander depuis les sphères supérieures de son être. Dans tous les cas, ce type d’exploit ne peut être accompli que si un intense développement occulte s’est produit la vie précédente.
Quant aux facultés intellectuelles qui permettaient à Oberto Airaudi, dès l’adolescence, de donner des cours sur n’importe quelle matière, elles proviennent également d’un développement anormal. Une vie semblable fait rêver beaucoup de gens ; moi, elle me révulse plutôt. Seul un super ego peut être capable de tels prodiges – un ego si «lourd» qu’il risque de rester ancré à la Terre pendant des éons!
Mais la Grande Libération n’est pas sur l’agenda d’Oberto. Depuis son enfance, il avait des visions – provenant sans doute de ses contrôleurs occultes – des temples souterrains qu’il devrait bâtir plus tard. Cette idée l’obsédait et très vite il ouvrit un centre à Turin – sa ville d’origine, connue pour son lourd passé occulte, où il dirigea, raconte-t-on, 36 groupes de recherche ésotérique, poursuivant chacun des projets différents.
L’une de ses grandes victoires, selon les propos du magazine américain, fut que deux de ses professeurs jésuites quittent leurs postes afin d’étudier à ses côtés (3).

C.R.O.M.: Il a donc étudié dans une école jésuite?

A.A.: Cela semble probable. Mais cela n’indique pas grand-chose car beaucoup d’écoles sont tenues par les Jésuites dans le monde. Par contre, l’exploit, c’est que deux professeurs jésuites viennent à lui. Car les Jésuites ne sont pas des individus ordinaires: ce sont précisément des êtres puissants qui n’auront d’intérêts que pour des projets susceptibles de faire avancer leur cause. Par ailleurs, les «exercices spirituels» d’Ignace de Loyola développent à l’extrême les pouvoirs occultes, tout en mettant fermement sous contrôle ceux qui s’y livrent. Il ne peut donc y avoir de jeu de dupes entre ces super egos: soit les deux Jésuites ont embrigadé Oberto, soit Oberto a établi un contrat avec l’égrégore jésuite afin qu’il l’aide dans son œuvre. Dans tous les cas, il y a eu convergence d’intérêts.

C.R.O.M.: Pourquoi les Jésuites soutiendraient-ils un projet tel que celui de Damanhur?

A.A.: Il est vrai que certains de nos lecteurs pourront s’étonner qu’un ordre religieux dont la vocation initiale était la défense de l’Église Catholique puisse soutenir un projet Nouvel Âge – et donc «païen» – tel que celui de Damanhur. Ces lecteurs ont une vision trop étroite de ce qu’est le catholicisme, vision qui n’est pas du tout celle des grands occultistes qui sont à la tête de l’Église Romaine. Le pape et ses cardinaux n’ont qu’un seul but: la survie et l’expansion de leur égrégore. Peu leur importe que l’icône choisie pour se fédérer soit Jésus ou le Grand Architecte! (4)
Vous savez, peu avant de me rendre à Damanhur, j’ai effectué une brève visite du Vatican. J’avais toute une journée pour cela. J’ai d’abord été impressionné par la puissance qui émane de ces quelques hectares de constructions. Quiconque se rend au Vatican acquiert la certitude que la religion catholique est encore forte. Mais ce qui m’a le plus surpris, ce sont les immenses couloirs remplis de statues égyptiennes, étrusques, babyloniennes, etc. – je parle d’originaux, et non pas de vagues copies! Il y en a tant que le visiteur ne peut tourner son regard sans en voir une au point qu’il frise la nausée.
Le visiteur ordinaire ne se demande pas pourquoi sont réunis dans ce lieu tant d’objets d’art provenant de religions considérées idolâtres par le dogme catholique officiel. Pourquoi, par exemple, avoir construit deux musées sur les Étrusques alors que le Vatican manque déjà de place?

C.R.O.M.: Parce que ce ne sont pas des musées?

A.A.: Bien vu! Le terme de musée cache le but véritable de la présence de toutes ces statues, dont la vraie fonction est de servir de relais vers les puissances liées à ces anciens cultes. Laissez-moi expliquer cela à nos lecteurs.
Si Rome a pris tant de puissance dans l’Antiquité, ce n’est pas seulement par la force militaire, mais aussi parce qu’elle a réussi à absorber la puissance magique de ses adversaires. Le C.R.O.M. a déjà publié un article à ce propos, article portant sur les Étrusques dont Rome, en quelque sorte, a volé la religion (5).
Dès que Rome conquérait un peuple, elle ramenait vers la «Ville Éternelle» les statues et représentations des dieux à qui ce peuple rendait un culte. Elle leur disait ainsi: «Voyez, vos dieux ont pris place dans notre panthéon. Ils sont maintenant nos dieux et nous les avons assimilés ; vous êtes donc des citoyens de l’Empire.» C’était un acte magique très fort.

C.R.O.M.: Mais un jour, elle fit détruire toutes ces statues, n’est-ce pas?

A.A.: Oui, lorsque le temps fut venu d’imposer le «dieu unique» du catholicisme. Pour mieux contrôler la conscience des masses, les chefs de Rome durent l’orienter dans une seule et même direction. Par contre, les élites se réservèrent une partie de ces statues pour leurs pratiques magiques, et l’on retrouve aujourd’hui ces statues dans les «musées» du Vatican.
L’existence d’innombrables statues égyptiennes au Vatican – tel ce sphinx qui trône au beau milieu d’un petit jardin d’agrément – est pour moi la preuve que l’égrégore romain regroupe des occultistes s’étant déjà adonnés à la magie dans les temps les plus reculés. Pourquoi conserver de tels objets si ce n’est pour maintenir un lien avec de vieux égrégores? Ce que nous appelons «Rome» n’est en fait que la fédération des égrégores rétrogrades qui se sont alliés pour acquérir plus de force.

C.R.O.M.: Cela nous fait penser à Aleister Crowley (1875-1947), le célèbre occultiste anglais qui a eu, en Angleterre, un rôle politique beaucoup plus important qu’on ne le croit. Pourquoi s’est-il rendu en Égypte pour s’y faire initier, si ce n’est pour se rattacher à un égrégore auquel il avait déjà appartenu lors de précédentes incarnations? Nous savons que l’Angleterre est la nouvelle Rome de l’ère moderne.

A.A.: Oui, et justement, pour revenir à Damanhur, le fondateur lui-même croit être la réincarnation du dieu égyptien Horus, raison pour laquelle il se fait appeler Falco, le faucon (6). Son premier centre à Turin se nommait le Centre Horus. Quant à Damanhur, c’est le nom d’une mythique cité égyptienne. Tout est donc clairement lié de manière occulte: l’Égypte, Rome, l’Angleterre et Damanhur. Les mêmes courants de force passent à travers tous ces centres et il s’en dégage un air vicié.
En tout cas, bien m’en a pris de visiter le Vatican avant de me rendre à Damanhur. En effet, en pénétrant finalement dans les Temples de l’Humanité (ouverts au public) de Damanhur, quelle n’a pas été ma surprise de retrouver d’innombrables statues et représentations égyptiennes, étrusques, babyloniennes, etc.! Des statues certes moins richement ornées que celles du Vatican mais dont la fonction magique est plus apparente car opérant dans l’univers Nouvel Âge où il est bon ton de commercer avec toutes sortes d’»énergies.»
En fait, les Temples de l’Humanité constituent une sorte de tombeau dans lequel Falco a cherché à enfermer le plus grand nombre de forces magiques, quelles qu’elles soient. Certaines pièces souterraines racontent l’»évolution» de l’humanité, d’autres sont une représentation de la voûte céleste avec les constellations et d’autres enfin sont des chapelles dédiées au temps. Le temps: voilà la vraie divinité de ces forces qui cherchent à durer le plus longtemps possible sur Terre!

C.R.O.M.: Damanhur est cependant bien plus qu’un temple souterrain. Quel est le but, selon toi, de la communauté qui vit autour?

A.A.: Eh bien, selon les termes de son fondateur, le but de Damanhur est de préparer la future civilisation du Verseau. Pour Falco, il est clair que la civilisation actuelle va être détruite et il considère qu’il est là pour assurer la transition vers la nouvelle ère.
Pour parler plus clairement, on peut dire que les forces que représente Falco – car, nous l’avons compris, il n’agit pas seul – sont conscientes qu’avec le passage vers l’ère du Verseau, elles risquent de perdre tous leurs acquis. Cela d’autant plus que le Verseau est une période où les dimensions subtiles de la planète sont nettoyées, et sur ces dimensions se sont amassées toutes les pensées et émotions mal orientées de l’humanité. Ce sont sur ces plans invisibles ceinturant la Terre que les occultistes désincarnés ont établi leurs royaumes. Mais des forces bien supérieures à ces magiciens cherchent à les déloger afin de purifier l’atmosphère de la planète.
Que font les forces pour lesquelles Falco œuvre? D’abord, elles s’enterrent sous les montagnes, signe très révélateur. Puis, progressivement, dans ce bain d’énergie clos, elles vont faire naître une nouvelle religion, présentée comme la «religion du Verseau» mais qui ne sera ni plus ni moins que la synthèse de toutes les forces rétrogrades.
Le catholicisme constituait déjà une synthèse dégénérée de toutes les forces plus ou moins rétrogrades de l’époque antique: religion étrusque, cultes des mystères, judaïsme. À l’origine, le catholicisme n’avait pas grand chose à voir avec le christianisme! Aujourd’hui, avec le Nouvel Âge, il s’agit de passer à la vitesse supérieure et d’englober également toutes les cultures découvertes par Rome entre temps: mayas, aztèques, hindous et leurs cortèges d’entités rétrogrades. On retrouve tout cela dans les Temples de l’Humanité de Damanhur, qui veut justement synthétiser tout ce que l’humanité a connu.
Mais une religion ne naît pas de manière artificielle. Son essor nécessite des êtres éclairés qui y participent et qui, petit à petit, en intègrent les différentes énergies. C’est dans ce but, à mon avis, qu’a été fondée la communauté de Damanhur: on doit y voir un terrain d’expérimentations où l’on teste la future religion du Verseau sur des êtres sincères mais inconscients de servir de cobayes.
Ce sont les Jésuites eux-mêmes qui inaugurèrent ce type d’expérimentation lorsqu’au 16ème siècle ils prirent le contrôle de différents peuples d’Amérique du Sud pour en faire de «bons chrétiens.» Afin de mener à bien leurs expérimentations, ils isolèrent les villages indiens les uns des autres, puis firent lever les habitants à six heures du matin au son des cloches et les firent travailler pour eux tout en chantant des «louanges au Seigneur» du matin au soir. Cette formidable entreprise d’exploitation énergétique, qui a duré jusqu’en 1768 et a regroupé jusqu’à 140 000 cobayes, fut menée dans ce que les historiens nomment «réductions» – des endroits où les Jésuites opéraient à la fois la sédentarisation des Indiens dans une concentration urbaine et leur soumission à l’Église – les Indiens furent par là réduits à la vie civile et à l’Église.

C.R.O.M.: Damanhur serait une nouvelle forme de réduction?

A.A.: Absolument. On pourrait croire que les Damanhuriens sont plus conscients et plus libres que les Indiens ne le furent, mais en réalité ils sont totalement contrôlés. Falco lui-même reçoit ses directives d’une sorte de «boule énergétique» qui lui indique ce qu’il doit faire. Et tous ses adeptes suivent ses directives avec passion, puisqu’ils pensent qu’elles proviennent d’êtres supérieurement évolués.
Le mysticisme empreint de peur qui caractérisait les anciennes réductions a disparu, mais une chose subsiste: la divination de l’au-delà. À Damanhur, on observe réellement ce qu’au C.R.O.M. nous appelons le «culte de l’occulte.» Chacun doit s’intéresser à l’occulte et le seul moyen pour monter dans la hiérarchie de l’organisation est de se perfectionner dans le voyage astral.
Celui qui ne sait pas sortir hors de son corps ne reste pas longtemps dans la communauté. Mais qu’on ne s’inquiète pas: l’»université» de Damanhur propose de nombreux cours où chacun peut apprendre cette pratique, qui est évidemment perçue comme un immense progrès spirituel. En réalité, cette pratique ouvre les élèves aux forces invisibles dont nous avons parlé, qui peuvent alors les contrôler et mieux les utiliser.
Déjà aujourd’hui, des agents formés par Damanhur passent d’éco-village en éco-lieu en apportant la bonne parole de l’unité mondiale, de l’amour universel et du voyage astral. Les dirigeants de Damanhur sont à la tête du Global Ecovillage Network (G.E.N. – réseau mondial des éco-villages), sorte de fédération mondiale des communautés alternatives, qu’elles soient spirituelles ou non. Quiconque connaît l’histoire de Rome et le réseau d’alliances qu’elle a établi pour prendre l’ascendant sur les nations ne peut que voir dans ce G.E.N. une entreprise impérialiste visant à s’assurer que toutes les communautés dans le monde suivent la même ligne et qu’aucune ne cherche à entrer en dissidence face à l’idéologie Nouvel Âge dominante.
Seules quelques centaines de personnes résident en permanence à Damanhur, mais cette communauté a des milliers d’adeptes à travers le monde. On peut difficilement imaginer leur importance, mais elle ne doit pas être négligée si l’on considère la faiblesse idéologique de la plupart des éco-lieux en comparaison avec la certitude inébranlable qui habite les adeptes de Falco. Nous en avons rencontré lors de rassemblements Nouvel Âge en France: le public leur est quasiment acquis et voit en eux des modèles à suivre.

C.R.O.M.: Qu’en est-il de leur technologie magique, notamment de leur machine à voyager dans le temps, dont ils font une telle promotion? Est-ce une arnaque?

A.A.: Ils ne voyagent pas vraiment dans le temps, ils explorent simplement ce que les ésotéristes nomment les annales akashiques, qui contiennent toute la mémoire de la planète.
En fait, leurs technologies aux noms étranges visent essentiellement à concentrer l’énergie astrale. Par exemple, on trouve dans plusieurs de leurs temples souterrains des machines dont la fonction est de récupérer l’énergie générée par le sentiment d’admiration des visiteurs. Ces technologies ayant été conçues par des occultistes, je pense qu’il doit y avoir du résultat. Lorsqu’une personne utilise la machine à voyager dans le temps (réservée à quelques rares initiés), des musiciens l’entourent et lui procurent de l’énergie, ce qui lui permet de faire un voyage astral plus long et plus intense.
L’expérience de Damanhur reste intéressante car, avec sa vision plus scientifique de la magie, elle préfigure ce que sera l’ère du Verseau. Cela, nous ne pouvons le déplorer. Par contre, ce que nous déplorons, c’est l’énergie utilisée: il s’agit toujours et encore d’une énergie astrale en relation avec de vieux égrégores rétrogrades. Les machines et les temples de Damanhur ne servent qu’à mettre la personne en relation avec ces égrégores. Elles participent d’une entreprise de vampirisation, puisque l’énergie astrale est limitée et doit nécessairement être volée à d’autres êtres.
La même critique s’applique à la thèse des «lignes synchronistiques» développée par Falco. Je m’explique: grâce à sa clairvoyance, Falco sait où passent les courants astraux et a pu ainsi établir une sorte de carte occulte de la Terre. Il sait que le Tibet est le lieu où l’on trouve le plus de lignes synchronistiques, et cela n’étonne guère quiconque connaît l’activité intense que mènent les magiciens himalayens. Il a également constaté que des courants tout aussi puissants circulaient dans la vallée de Valchusiella, raison pour laquelle il y a installé ses temples qui, dit-il, «communiquent avec le monde entier.» Mais sa carte occulte n’indique que les endroits où sont localisés et circulent les «déchets subtils» de la Terre. Cette carte s’apparente davantage à un plan d’un réseau d’égouts et n’intéresse en rien ceux qui souhaitent profiter des nouveaux rayonnements du Verseau.

C.R.O.M.: Que devraient faire ces personnes?

A.A.: Eh bien, tout d’abord, se couper de toutes ces forces rétrogrades. Pourquoi par exemple se relier au calendrier Maya? La civilisation Maya n’appartient qu’au passé. De même que toutes les autres pratiques qui mettent la personne en relation avec de vieux égrégores, aussi vénérables soient-ils.
Je l’affirmais, Damanhur, par sa vision scientifique du monde subtil, indique malgré tout une certaine voie. Le mysticisme n’est résolument plus à l’ordre du jour. Mais, au lieu d’utiliser cette énergie astrale tellement chargée, nous devons plutôt chercher à mieux comprendre la nature de ce que les Anciens appelaient «éther» – l’énergie pure qui abonde dans l’univers. Cependant, cette énergie étant étrangère au système égocentrique de l’être humain, elle ne peut être captée et concentrée que par ceux qui ont effectué une véritable transformation intérieure. C’est là l’enjeu de notre temps.

C.R.O.M.: Merci, nous sommes sur la même ligne. Mais avant de finir, il me semble que tu ne nous as pas dit ce que tu as découvert en Hollande?

A.A.: Ah oui. Eh bien, c’est aussi simple que spectaculaire. Dans le train qui me ramenait en France, j’avais à côté de moi un groupe de Belges qui parlaient d’une superbe galerie souterraine qu’ils avaient visitée près de Maastricht. On y retrouvait des statues de Bouddha, de Shiva, de Ramses II et du Christ, un taureau ailé, des idoles javanaises, etc. – au total, plus de 500 statues et peintures. Et même une pièce qui reproduisait entièrement l’Alhambra, avec fontaines, bassins et versets coraniques. Mon intérêt était à son plus haut point: y avait-il donc un autre Damanhur? Vous n’imaginez pas ma surprise lorsque j’entendis que ce lieu s’appelait le «Mont des Jésuites» (Jezuitenberg en néerlandais) (7) – il avait été construit par des élèves d’un séminaire tout proche et était donc l’œuvre de futurs Jésuites! Cette galerie, qui constituait un véritable temple (plusieurs chapelles avoisinaient des salles arabes, égyptiennes, etc.), aurait été petit à petit construite par ces élèves Jésuites lors de leur temps libre, le mercredi après-midi. Des élèves très assidus, car l’édification de cette œuvre – que j’ai visitée ultérieurement – s’étend sur plus d’un siècle (de 1860 à 1960 environ), et ce dans une grotte où la température ne dépasse jamais 10°C!

Ce récit, vous l’admettrez, est assez invraisemblable. On y voit sans équivoque la marque des Jésuites, qui auraient cherché à cacher l’inavouable. Je suis pour ma part convaincu que cet endroit – aujourd’hui abandonné – fut un laboratoire de réduction, tout comme l’est aujourd’hui Damanhur.
Une dernière remarque: c’est en 1968 que fut taillée la dernière statue du Jezuitenberg. Le chantier de Damanhur, quant à lui, commença en 1977. Y a-t-il eu continuité entre les deux projets, le premier n’étant qu’une expérimentation préliminaire (et moins réussie) opérée dans un cadre sécurisé? Ou existe-t-il d’autres «temples tombeaux» édifiés par les Jésuites et demeurés secrets? Le mystère reste entier, mais la piste jésuite se confirme.


Notes

1. Atlantis in the Mountains of Italy, paru dans le magazine What is Enlightenment? (avril-juin 2007)
2. La cour des miracles: explication de l’occulte, paru dans V.I.T.R.I.O.L. 19
3. Phrase originale de l’article: «He knew he was on to something when he was able to convince two of his Jesuit teachers at school to quit in order to come study with him»
4. De plus en plus de hauts gradés de l’Église Catholique sont franc-maçons. Mais la maçonnerie est elle-même sous le contrôle des Jésuites depuis au moins 150 ans.
5. Rome, cité bâtie sur la peur, paru dans V.I.T.R.I.O.L. 20
6. Le dieu Horus est représenté avec une tête de faucon.
7. www.jezuietenberg.nl

 

 Extrait de V.I.T.R.I.O.L. 24

B-calendrier-maya-completDav  "2012 un nouveau paradigme"

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lasorciererouge 19/07/2012 12:43


http://www.aiglebleu.net/article-les-ecovillage-et-les-jardins-comment-vivre-sans-argent-108304590.html


 


..quesqu'on attends pour être heureux ?? 

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