Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Les pentes des volcans martiens pourraient-elles héberger la vie ?

Publié par Dav sur 6 Avril 2012, 21:49pm

Catégories : #Espace

La recherche de sites martiens où les conditions nécessaires à l'apparition de la vie seraient réunies est une quête incessante que mènent les planétologues depuis des décennies. Des images prises par Mars Express, en orbite autour de la planète, révèlent des séries de dépressions qui intéressent vivement les chercheurs.

  • À lire : l'eau liquide, source de vie dans l'univers
  •  

Alors que le rover Curiosity est actuellement à mi-chemin de son voyage en direction de la Planète rouge (qu'il atteindra au mois d'août prochain pour se poser dans le cratère Gale), Mars Express poursuit ses orbites entamées en décembre 2003. Malgré quelques signes de fatigue en novembre dernier (des pannes à répétition de son système de stockage de données), la première mission martienne européenne nous fournit régulièrement des vues spectaculaires de la planète Mars, en attendant de servir de relais de communication vers la Terre pour Curiosity dans quelques mois.

 

L'Esa vient de publier des images réalisées le 22 juin 2011 et qui montrent d'étonnants alignements de petits cratères sur les flancs de plusieurs volcans sur le dôme de Tharsis, un gigantesque renflement de plus de 5.000 kilomètres de diamètre et plusieurs kilomètres d'altitude au-dessus du niveau de référence du sol martien. C'est sur ce dôme qu'on observe notamment Olympus Mons, le plus grand volcan du Système solaire (dont la superficie est comparable à celle de la France), ou encore Tharsis Tholus, un volcan défiguré.


Cette image montre une partie du dôme de Tharsis (à proximité du volcan bouclier Ascraeus Mons) où la sonde Mars Express a photographié des rangées de cratères le long de failles de rupture. © Esa/DLR/FU Berlin (G. Neukum)
 

Des niches pouvant abriter la vie sur Mars

 

Les séries de dépressions photographiées par Mars Express suivent un alignement trop parfait pour être le résultat d'une quelconque chute d'astéroïdes. Elles résultent sans aucun doute de l'effondrement à intervalles réguliers du toit d'anciens tubes de lave formés il y a longtemps (au moins un million d'années) lors de l'écoulement de rivières de magma souterraines. Lorsque la lave se retire, le toit du tube peut finir par s'affaisser pour créer des dépressions en chaîne dont certaines mettent le tube en contact avec la surface.

 

De telles structures volcaniques ont également été observées sur Terre et sur la Lune. Pour certains planétologues, elles pourraient héberger sur Mars une vie microbienne à l'abri des radiations solaires et cosmiques (dont le niveau peut être 250 fois plus élevé que ce que nous recevons sur Terre), pour peu que de l'eau souterraine soit présente. Les restes de l'activité volcanique passée fourniraient la source de chaleur nécessaire pour entretenir cette activité microbienne.

Ainsi, des volcanologues comme Tracy Gregg (université de Buffalo, États-Unis) se mettent à rêver. « Je voudrais nous voir atterrir sur les flans d'un volcan martien. Pensez que chez nous, dans le Parc national de Yellowstone, même lorsqu'il fait 20 °C en dessous de zéro, les geysers déclenchés par la chaleur volcanique fourmillent de bactéries. Comme nous pensons que les ingrédients nécessaires à la vie sur Terre sont l'eau et la chaleur, il nous faut chercher les mêmes choses sur Mars. »

 

Par Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences
publi 3-4"Vers un nouveau paradigme"
2012 et aprés

Commenter cet article

lasorciererouge 16/07/2012 20:28


Le projet ExoMars se concrétise


Publié par Sylv1 le 16 juillet 2012


     






© Flickr.com/AGeekMom/cc-by-sa


Article source:http://french.ruvr.ru/


Boris Pavlichtchev






15.07.2012, 17:58










La Russie se charge de plus de la moitié de tous les travaux pour la deuxième étape du projet international ExoMars, prévue pour 2018. C’est l’information qui a été diffusée dans les couloirs
du salon aéronautique à Farnborough, près de Londres.




Nous nous attendons à ce que l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et Roskosmos signent un accord définitif concernant ce projet.


Devenu euro-russe depuis février dernier, lorsque les Etats-Unis s’en sont retirés pour des raisons financières, le projet ExoMars s’articule toujours autour de deux
missions. Un premier lanceur russe Proton propulsera vers la planète rouge en 2016 un module démonstrateur européen à poser en douceur sur la surface de
Mars, ainsi qu’un satellite-relai à mettre sur orbite martienne.


Le module démonstrateur a une vocation purement technologique, car sur Mars ne s’étaient posés que des appareils russes et américains, dit Alexandre Zakharov de l’Institut des études de l’Espace.


« Les spécialistes russes du groupe recherche-développement Lavotchkine aideront les collègues européens à effectuer des calculs concernant le module démonstrateur, conçu
en Europe. Sa mission est purement technologique, et il ne portera pas d’appareils scientifiques ».


Le module démonstrateur sera muni de seuls capteurs technologiques pour évaluer ses performances pendant la descente, et jusqu’à atterrissage. Alors que l’antenne relai aura à son bord
plusieurs appareils russes, poursuit M. Zakharov.


« Il s’agit de trois spectromètres fonctionnant au diapason infrarouge pour étudier l’atmosphère de Mars et la répartition de l’eau à un mètre sous sa surface
».


Le satellite-relai mesurera aussi la radiation sur orbite martienne, ce qui sera utile pour les futures missions vers cette planète. Les spécialistes sont curieux d’apprendre la provenance du
gaz méthane dans l’atmosphère de Mars, qui pourrait avoir une origine biologique. M. Zakharov poursuit :


« Lors de la mission de 2018 une plateforme, créée par les spécialistes du groupe de recherche-développement Lavotchkine, déposera sur
la surface un véhicule européen, équipé d’appareils russes pour étudier le sol et la sub-surface de Mars, prendre des échantillons. La plateforme devra fonctionner pendant au
moins un an et on sera obligé d’assurer son alimentation grâce à une pile atomique».


Une partie d’appareils russes qui serviront lors du projet ExoMars avaient été conçus pour la sonde Phobos-Grunt, qui a échoué dans sa prise de trajectoire
vers le satellite de Mars. Après cet échec la Russie pourra donc poursuivre sa direction d’études de la planète rouge./L


Nous sommes sociaux !

Articles récents