Le Nouveau Paradigme

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Les pesticides illégaux envahissent nos cultures

Publié par Dav sur 3 Juillet 2012, 23:02pm

Catégories : #Environnement

 

Pesticides illégaux en FranceLa France est victime d’un nouveau genre de trafic : celui des pesticides ! Un business juteux bien rodé dont les agriculteurs ne soupçonnent par toujours l’existence.

 

 La France championne d’Europe… dans l’utilisation de produits phytosanitaires ! Pas étonnant donc qu’elle soit le lieu idéal d’installation d’un trafic de pesticides, un business criminel estimé entre 100 et 200 milliards par an. Les agriculteurs seraient attirés par des prix alléchants (5 à 10% moins chers), sans systématiquement connaitre la provenance et des caractéristiques des produits.

 

Dans l’Hexagone, le taux de pesticides illégaux est estimé entre 5% et 10% du marché européen, mais Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes), explique au Parisien que « dans certaines régions comme le Sud-Est, le taux de fraude peut atteindre 20 à 25% ! Ce phénomène touche les cultures maraîchères, l’arboriculture et les vignes. »

Des risques sanitaires et écologiques

 

Les composés toxiques comme le métolachlore (désherbant), la simazine (herbicide), et autres oxadixyl (insecticide), sont de véritables poisons pour l’environnement, les cultures, et le consommateur. L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse a ainsi établi dans son rapport sur la qualité des eaux que 60% des rivières et 45% des nappes phréatiques du quart sud-est de la France sont polluées par 6 pesticides interdits depuis 2003 !

 

Comme souvent, c’est par manque de réelle sanction pénale que ces trafics se développent. La contrefaçon n’est punie que de 3 ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende, alors que, parallèlement, l’Oclaesp* a récemment saisi 80 tonnes de pesticides non homologués d’une valeur marchande de 3 millions d’euros.

 

 

* Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique

publi 3-4Vers un nouveau paradigme

2012 et apres

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lasorciererouge 26/05/2013 22:24


Gilles-Eric Séralini : " Les compositions des pesticides sont secrètes ! Honte scientifique ! "



 









Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire, chercheur à l'université de Caen, et
auteur de l'ouvrage "Tous Cobayes*", était l'invité du Café des Sciences à Plounéour-Ménez (29) devant plus de 200 personnes.






Membre de l'équipe auteure d'une étude unique au monde de l'impact des substances toxiques accumulées
sur l'organisme vivant, il est venu évoquer les résultats alarmants de leurs recherches et pointer du doigt le manque de transparence, quant à la mise sur le marché et l'utilisation de
pesticides.


Le professeur et chercheur en biologie Robert Bellé, à l'origine du Café des Sciences du Pays de Morlaix
était présent pour l'accueillir.



Décryptage.


L'étude de Gilles-Eric Séralini et son équipe de chercheurs en biologie moléculaire s'est déroulée de 2008
à 2011. Et a commencé par un constat banal :" Etant donné que les pesticides ont des effets à long terme sur les êtres vivants, pourquoi ne pas les évaluer à long terme ?


Jamais personne ne l'avait fait avant nous" explique Gilles-Eric Séralini lors de sa conférence jeudi 16
mai à PLounéour-Ménez. Les chercheurs de l'université de Caen ont donc testé in vivo sur les rats, -dernier mammifère utilisé pour tester des produits avant de les commercialiser- l'impact des
pesticides présents dans les cellules vivantes.


" En partant du postulat que plus un principe est actif, plus il peut avoir des effets secondaires, il est
impossible d'avoir un gros impact sur une cellule, sans avoir d'effets secondaires" a justifié le chercheur. Et d'ajouter : "On cherche dans l'intimité de nos cellules, des modifications directes
de nos gênes. Nous sommes dans un niveau au-dessus de la génétique : l'épigénétique.


C'est l'habillage chimique des gênes." Selon le chercheur, les gênes fonctionnent "nus". S'ils sont
habillés, c'est-à-dire enveloppés de pesticides, cela a un impact nocif sur leur fonctionnement : des maladies chroniques se développent.


Des tests inexistants


Ainsi, 100 000 mesures ont été testées sur les rats, via des pesticides dilués tel qu'ils le sont dans
l'eau du robinet. "C'est comme si nous mesurions l'impact de l'eau du robinet sur l'organisme d'une personne qui en a bu toute sa vie" explique le chercheur. Les résultats sont alarmants : après
deux années d'expérience, seulement 90 rats sur 200 ont survécu.


" En 2013, nous avons trouvé des composés toxiques dans le Roundup, présents aussi dans beaucoup d'autres
pesticides appelés le POE-15. Ce sont des produits classés inertes par leur fabricant, du coup, aucune agence ne leur a demandé de les tester sur du long terme" déplore Gilles-Eric
Séralini.


Les tests en France sont effectués sur seulement 6 rats pendant trois semaines, suivis d'un test
d'irritation, de rougeurs, d'impacts oculaires. "Les industriels inscrivent simplement sur la notice: tenir hors de la portée des yeux ou de la peau, mais personne ne teste le produit sur le long
terme", dénonce le chercheur avant d'ajouter : "c'est une honte scientifique innommable de détenir toutes les compositions des pesticides du monde secrètes. Il est difficile d'obtenir les études,
car le groupe Monsanto a la propriété intellectuelle".


Un combat scientifique


L'équipe de scientifiques a essayé de se procurer les résultats d'analyses de sang des rats des produits
contenant du Roundup ou du POE-15. A force de pressions, les chercheurs ont appris, qu'il n'y avait aucune analyse.


"Toutes les normes réglementaires ont été faites sur le glyphosate, (un herbicide règlementé et évalué par
les autorités, ndlr), mais pas sur le reste" a déclaré le chercheur. " Il y a une sous estimation de l'impact de ces pesticides de l'ordre de 100 000 fois, puisque leglyphosate, le produit réglementé, est de 10 000 à 100 000 fois moins toxique que le Roundup" a-t-il fait savoir.


Or, les OGM sont les plus gros consommateurs de Roundup au monde, car ils sont biologiquement conçus pour
les supporter.


"Je ne culpabilise pas les agriculteurs"


Gilles-Eric Séralini affirme également que "les plus gros vendeurs de pesticides, sont les plus gros
vendeurs de médicaments." Selon lui, on peut trouver des produits Monsanto dans presque toutes les pharmacies individuelles, et 90% des brevets OGM seraient passés entre les mains du géant
américain, dont l'activité principale est de revendre ces brevets.


A ce titre, le biologiste a expliqué "(qu'il) ne culpabilise pas les agriculteurs qui ont un magnifique
métier de production primaire de la nourriture, mais un système qui les oblige à être dépendants des subventions pour vivre, et qui autorise les produits chimiques et qui les rend m

lasorciererouge 28/04/2013 21:22


http://lefirago.overblog.com/permaculture-doc-54-minutes-de-bonheur

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