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Les sursauts gamma et leurs conséquences

Publié par Dav sur 11 Novembre 2011, 08:48am

Catégories : #Espace

planète Nibiru
Vue d'artiste du sursaut gamma de mars 2008
© ESO PR Photo 28/08
 

Les sursauts gamma ou sursauts de rayons gamma (en anglais, gamma-ray bursts, abrégé en GRB) sont des bouffées de photons gamma qui se produisent lorsqu'une étoile massive a épuisé son combustible et s'effondre pour former un trou noir. Au cours du processus, bref, de puissants jets de matières sont éjectés, et se déplacent à une vitesse proche de celle de la lumière. En s'éloignant de l'étoile, ces jets entrent en collision avec les gaz précédemment émis, élevant considérablement leur température. Les émissions résultantes constituent ce que l'on appelle la rémanence. Ce phénomène est très courant et les astronomes en détectent plusieurs par semaine ! Heureusement, ils sont presque tous trop éloignés et ne visent pas directement la Terre...

 

 

Les conséquences d'un sursaut gamma pour la Terre

 

Si un sursaut gamma était dirigé vers la Terre et provenait de l'effondrement d'une étoile située à moins de 6000 années lumière de nous, les conséquences pour la Terre seraient catastrophiques. En effet, l'une des cinq extinctions massives de la biodiversité qu'à connu la Terre depuis 500 millions d'années pourrait être liée à un tel phénomène.

Un sursaut gamma qui toucherait la Terre serait lour de conséquences pour le vivant :

  • destruction de la couche d'ozone qui nous protège des rayons UV émis par le soleil.
  • formation de grandes quantités d'oxyde d'azote dans l'atmosphère qui serait alors teintée de jaunes / oragen comparable au smog urbain, entraînant des pluies acides.

 

 

Un énorme sursaut de rayons gamma a visé directement la Terre

 

Au début de l'année 2008, des télescopes dans le monde entier ont observé la plus brillante explosion à ce jour. Une équipe internationale d'astronomes a révèlé qu'il s'agissait en fait d'une bouffée de rayons gamma provenant d'une galaxie située à mi-chemin des limites de l'univers observable, et résultant d'un puissant jet de matière, envoyé directement en direction de la Terre.

 

Cet événement exceptionnel a offert aux astronomes une vision sans précédent d'un sursaut gamma, et les observations réalisées après l'explosion ont révolutionné notre compréhension du phénomène.

 

Tout a commencé le matin du 19 mars 2008. Au Chili, le télescope TORTORA de l'Observatoire européen austral, ainsi que le télescope polonais «Pi of the Sky», ont détecté un éclair très lumineux dans la constellation du Bouvier. Loin au-dessus du sol, le satellite SWIFT de la NASA détectait pour sa part un sursaut gamma, provenant de la même source. En quelques secondes, SWIFT envoyait une alerte, et bientôt de nombreux télescopes de par le monde se tournaient vers l'évènement. À peine une heure après l'observation du premier flash, le VLT (Very Large Telescope) de l'Observatoire européen austral (ESO) révélait que l'explosion s'était produite à 7,5 milliards d'années-lumière, soit la moitié du rayon de l'univers observable.

Même à cette distance, l'explosion était à ce point brillante qu'elle aurait était visible à l'oeil nu, si quelqu'un avait regardé dans sa direction. Si elle avait eu lieu dans notre propre galaxie, son éclat aurait égalé la luminosité du soleil.

 

Auteur: Christophe MAGDELAINE Notre-planète.info

 

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lasorciererouge 12/06/2012 17:41


LE TELESCOPE CHANDRA REVELE UNE CROISSANCE ANORMALE DE DEUX TROUS NOIRS



Depuis quelques années, la communauté scientifique était quasiment certaine que la croissance des trous noirs
supermassifs augmentait au même rythme que celle des naissances d'étoiles au centre d'une même galaxie. Mais de nouvelles études menées sur les trous noirs de deux galaxies voisines NGC 4342 et
NGC 4291, observées à l'aide du télescope spatial Chandra, viennent de démontrer le contraire : les deux monstres supermassifs se sont développés bien plus rapidement que les galaxies
elles-mêmes !





Les galaxies NGC 4342 et NGC 4291 dans le super-amas de la Vierge contredisent les théories sur le développement
des trous noirs supermassifs. Crédits images : Rayons-X : NASA / CXC / SAO / A.Bogdan. Lumière infrarouge : 2MASS/ UMass/ IPAC-Caltech / NASA / NSF.


Généralement le masse d'un Trou Noir même supermassif ne représente en réalité qu'environ 0,2 % de la masse totale
du bulbe galactique, une région très dense en étoiles. Ces deux galaxies se situent à une distance de 75 millions et 85 millions d'années lumière au sein d'un superamas dans la constellation de
la Vierge. Ce grand amas galactique est difficilement observable et seulement une dizaine de galaxies sont accessibles avec des instruments de faibles diamètres. Cependant les observatoires
professionnels ont permis d'en photographier plus de 3 000.


Dans le cas des galaxies NGC 4342 et NGC 429, leurs trous noirs supermassifs se sont révélés respectivement 10 et
35 fois plus massifs que prévu après une comparaison de leur masse avec celle des bulbes stellaires de leurs galaxies. Ces nouvelles observations ont également montré des enveloppes massives de
matière noire dans laquelle ces galaxies résident.


Cette étude suggère que la croissance de ces deux trous noirs supermassifs est étroitement liée au halo de matière
noire qui entoure ce tandem cosmique. Dans cette perspective, les trous noirs et les halos de matière noire ne sont donc pas en surpoids, mais c'est la masse totale de ces deux galaxies qui est
bien trop faible.


L'astrophysicien Akos Bogdan (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics) qui a dirigé cette enquête, déclare :
"Cette étude nous apporte des preuves supplémentaires qu'il existe réellement un lien entre les deux phénomènes les plus mystérieux et les plus sombres de l'astrophysique : les trous noirs et
la matière noire".


Le télescope Chandra a détecté des rayons X émis par des gaz à hautes températures enveloppant NGC 4342 et NGC
4291, ce qui implique que chaque galaxie a un halo de matière sombre et massif particulièrement important, cela exclu l'hypothèse d'un effet de marée gravitationnelle entre les deux galaxies
voisines.





La galaxie NGC 4342 dans le domaine visible. Crédit image : Galaxy Zoo.


Mais comment la masse d'un trou noir peut-elle croître plus vite que la masse stellaire de sa galaxie hôte ? Les
auteurs de cette étude suggèrent qu'une forte concentration de gaz gravitait lentement à proximité du centre de la galaxie que le trou noir aurait très rapidement englouti dès le début de son
histoire. Se développement très rapide aurait augmenté sa masse et la production d'énergie de son disque d'accrétion. Cette forte consommation de gaz aurait eu pour effet de diminuer
progressivement les naissances d'étoiles et de créer un important décalage de développement entre la galaxie hôte et son trou noir.

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