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Ménopause : le traitement hormonal à l’origine de cancers du sein

Publié par Dav sur 3 Avril 2013, 14:27pm

Catégories : #Santé

Les femmes subissant un traitement hormonal de la ménopause, à base d’œstrogènes et d’un progestatif, auraient environ 50 % de risques en plus de développer un cancer du sein. Si un lien entre les deux avait déjà été établi, on pensait que cela affectait surtout les tumeurs les moins graves. Ce pourrait être une erreur : cette thérapie faciliterait aussi les formes les plus agressives.

 

Un dossier pour tout savoir de la ménopause

 

À la ménopause, les ovaires cessent peu à peu la production des hormones sexuelles féminines, les œstrogènes et la progestérone, ce qui se manifeste par des symptômes déplaisants. Pour pallier ces effets secondaires désagréables, les médecins prescrivent à certaines patientes un traitement hormonal substitutif, de manière à maintenir artificiellement les taux d’hormones sexuelles.

Cependant, cette thérapie ne serait pas sans risque. Un essai clinique de 2002, mené sur plus de 90.000 femmes, montrait qu’elle augmentait les risques de développer tous les cancers du sein. Des études suivantes semblaient plus modérées, et estimaient que seule l’apparition des tumeurs les moins graves était facilitée par un tel traitement.

Des scientifiques du Los Angeles Biomedical Research Institute ont voulu apporté une réponse claire à cette question. Dans le Journal of the National Cancer Institute, ils tombent plutôt d’accord avec les chiffres avancés il y a 11 ans, et trouvent même pire…

 

Environ 1,5 fois plus de risques de développer un cancer du sein

 

Ainsi, 41.449 femmes âgées de 50 à 79 ans ont été recrutées. En tout, 16.121 suivaient une thérapie à base d’œstrogènes et de progestatif, tandis que les 25.328 restantes ne prenaient aucun traitement hormonal. En moyenne, le suivi a duré 11,3 ans.

 

De manière globale, 2.236 cancers du sein ont été contractés durant l’étude, ce qui a concerné chaque année 0,42 % des femmes non traitées, contre 0,6 % dans le groupe des patientes sous médication. Après les calculs des risques, les auteurs évaluent que ces dernières ont une probabilité 1,55 fois plus élevée de développer des tumeurs mammaires. L’étude de 2002 l’avait estimée à 1,25…

 

Ces risques sont encore plus forts pour les patientes qui commencent le traitement dès les premiers symptômes de la ménopause. D’autre part, cela vaut pour toutes les formes de tumeurs, de la moins agressive avec peu de chances de récidive, à la plus sérieuse, comme le cancer du sein triple négatif. Le pronostic de rémission dans les deux cas devient semblable. Des données qui poussent donc les auteurs à conclure que la mortalité est plus élevée chez ces femmes.

 

Que faire du traitement hormonal substitutif de la ménopause ?

 

Cette recherche renforce donc l’idée que les traitements hormonaux substitutifs ne s’avèrent pas sans risque pour les femmes et que de ce fait, il est important de leur préciser des dangers auxquels elles s’exposent avant prescription. Au médecin aussi de bien peser le pour et le contre. Il semble que pour les patientes touchées par les symptômes les plus sévères, les bénéfices sont les plus importants. À l’inverse, les risques surpasseraient les avantages chez les femmes ménopausées depuis 10 ans ou plus.

Cependant, ce travail ne résout pas toutes les questions, selon un éditorial publié dans la même édition du journal. Deux scientifiques du National Cancer Institute américain précisent qu’il n’y a pas encore suffisamment de preuves pour conclure qu’effectivement, le traitement des symptômes de la ménopause augmente bien tous les types de cancer du sein. Elles appellent à de nouvelles études qui apporteraient une réponse définitive à ce problème.

 

Par Janlou Chaput, Futura-Sciences
NP le nouveau paradigme

 

Commenter cet article

gwendal 03/04/2013 23:51


@tourneboeuf:


effectivement tu as raison: tout ce qui est hormonal a un impact sur les gènes, et tout ce qui touche les gènes a un impact sur les cellules, et tout ce qui touche aux cellules peut vite devenir
un cauchemar


...mais les femmes, particulièrement, sont tellement rassurées par un traitement pour tout... Dans le millieu médical, les femmes sont appelées "le jackpot"... Sans elles, la mafia du médical n'existerait plus. Ils le savent et en parlent facilement ...entre eux

lasorciererouge 03/04/2013 18:46


 


Perturbateurs endocriniens dans les produits d’hygiène et de beauté


Alerte dans la salle de bain












A la veille de la publication de la stratégie de la Commission européenne sur les perturbateurs endocriniens, l’UFC-Que Choisir publie les résultats préoccupants des tests réalisés sur 66
produits cosmétiques et d’hygiène(1), et demande un renforcement de la réglementation sur ces composés.


Après ses nombreuses enquêtes révélant dans une vaste liste de produits de consommation (jouets pour enfants, emballages alimentaires, produits d’entretien, meubles, peintures, etc…) la présence de perturbateurs endocriniens, l’UFC-Que Choisir les a trouvés cette fois-ci sous la forme de conservateurs, d’antibactériens, de filtres
solaires et d’émollients ajoutés dans les produits de beauté et d’hygiène corporelle. Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement
(PNUE) considèrent les perturbateurs endocriniens comme une menace mondiale pour la santé, du fait par exemple de leur impact sur la fertilité ou les troubles neurocomportementaux, les résultats
de ce test exclusif douchent tout espoir d’innocuité.


Effet perturbateur même à faible dose


Alors même que ces molécules peuvent avoir un effet hormonal à des concentrations infimes, certains fabricants continuent à les incorporer dans les produits cosmétiques. Sur le dentifrice Colgate
Total(2) nos mesures ont révélé une teneur en triclosan susceptible d’effet sur la thyroïde. Quant au gel douche Nivea « Water lily & oil »(3), nous y avons trouvé du propylparaben à une dose
supérieure à la recommandation du Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs (CSSC).


Une overdose quotidienne


L’exposition à ces molécules est encore accrue lorsque l’on utilise différents produits comportant la même molécule et dont les doses s’additionnent pour atteindre un niveau de risque
significatif. C’est ce que nous avons constaté avec le triclosan pour lequel nous avons trouvé des teneurs acceptables sur les dentifrices et les déodorants pris isolément, mais qui atteignent un
niveau de risque significatif pour une utilisation combinant les deux produits. Le problème est encore plus marqué dans le cas du propylparaben, retrouvé dans pas moins de 9 familles de produits
cosmétiques et d’hygiène(4) (1 déodorant, 1 shampoing, 1 dentifrice, 1 bain de bouche, 2 gels douche, 6 laits corporels, 3 crèmes solaires, 3 rouges à lèvres, 4 fonds de teint, 4 crèmes visage…).


Gare à l’effet cocktail


Des molécules (parabènes et filtres solaires OMC) bien que différentes peuvent avoir des modes d’action similaires dont les effets s’additionnent. C’est ainsi que nous avons mesuré des niveaux de
risques significatifs pour les laits corporels et les crèmes solaires qui cumulent parfois plusieurs molécules différentes.


Si pour une majorité de substances, le risque semble maîtrisé, il est en revanche difficile de se prononcer sur du plus long terme. Alors que la Commission européenne reçoit des signaux
contradictoires sur le renforcement du cadre réglementaire, l’UFC-Que Choisir entendant garantir la sécurité des consommateurs, lui demande donc aujourd’hui :


De diligenter, sous la supervision du CSSC, des recherches indépendantes sur l’impact de ces molécules sur le long terme, et en application du principe de précaution, de renforcer sans plus
attendre le cadre réglementaire en prenant en compte l’effet cocktail de ces molécules dans l’évaluation de la toxicité des produits ;

D’obliger les professionnels à réaliser des étiquetages complets sur la composition réelle de leurs produits, et de retirer de leurs formulations les molécules ayant des effets de
perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés, afin de réduire les quantités totales auxquelles sont exposés les consommateurs.



 


(1) Résultats complets dans le numéro 513 du magazine « Que Choisir » d’avril.
(2) Le dentifrice Colgate Total renferme 2,09 g/kg de triclosan. Nos experts considèrent que cette dose est trop élevée en particulier combinée à un déodorant contenant également du Triclosan car
elle engendre un niveau de risque significatif.
(3) Nous avons relevé dans le gel douche Nivea « Water lily & oil », une teneur de 2,68 g/kg de propylparaben, la recommandation du Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs
(CSSC) est de ne pas dépasser 2,48 g/kg.
(4) Les résultats en détail des 66
produits sur le site internet.

tourneboeuf 03/04/2013 18:04


OK, en ce qui concerne les dangers de tous les traitements hormonaux, le simple bon sens devrait suffire à nous mettre sur nos gardes.


Parler du danger représenté par la consommation des produits laitiers pour les cancers hormonaux-dépendants me semblerait très judicieux, surtout pour les gens de cette tranche d'âge s'efforçant
de consommer chaque jour fromages et yaourt qu'ils croient salutaires.


 

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