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Mercure, la plus petite planète du système solaire rétrécit au fil des jours

Publié par David Jarry - Webmaster sur 19 Mars 2014, 07:26am

Catégories : #Espace

La planète la plus proche du soleil a vu son rayon rétrécir d'au moins 5 km et jusqu'à 7 km depuis que sa croûte s'est solidifiée il y a quatre milliards d'années.

Science

Publié le 17 mars 2014
 
La planète Mercure

La planète Mercure Crédit Reuters

Mercure pourrait-elle disparaître un jour ? C'est la question que se posent les chercheurs depuis que la sonde américaine Messenger a révélé des données inquiétante sur la perte de rayon de la planète déjà diagnostiquée comme la plus petite du système solaire. Selon une étude publiée dimanche dans Nature Geoscience, la planète tellurique a rétréci son rayon de cinq à sept kilomètres. 

Si l'article explique que toutes les planètes sont amenées à se contracter du fait du refroidissement, Mercure affole les chercheurs car le phénomène est décuplé chez elle. La plus petite planète est considérée comme un cas extrême, en raison de son énorme noyau riche en fer de 2.020 km de rayon, ce qui laisse seulement 420 km de rayon pour le manteau et la croûte. 

Mercure pourrait servir de "cas d'école"

Ce qui inquiète particulièrement les chercheurs c'est le fait que le rétrécissement est nettement supérieur aux précédentes estimations (0,8 à 3 km) établies d'après les données acquises par une autre sonde américaine, Mariner 10, dans les années 70. Elle est en revanche sensiblement inférieure à celle prédite par les modèles de l'histoire thermique de la planète (5 à 10 km). 

Mais tout n'est pas négatif. En effet, les auteurs de l'étude estiment pour leur part que dans le contexte actuel de découverte d'un nombre croissant d'exoplanètes, Mercure pourrait servir de "cas d'école" pour comprendre l'histoire du refroidissement et de la contraction des planètes rocheuses avec une seule plaque tectonique, en général. "Fait intéressant, nos conclusions rappellent des modèles aujourd'hui obsolètes invoqués pour expliquer la déformation géologique à grande échelle sur Terre, à l'époque où la communauté scientifique croyait que la Terre avait une seule plaque tectonique", a déclaré Paul Byrne. Ces modèles avaient été développés pour expliquer la formation des montagnes et de l'activité tectonique au 19e siècle, avant la découverte de la théorie de la tectonique des plaques.

Dépourvue d'atmosphère, désert de roches tantôt brûlantes, tantôt glacées, Mercure connaît d'importants écarts de température entre le jour et la nuit (de -210°C à 430°C). Sa surface est criblée de cratères. 


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La planète la plus proche du soleil a vu son rayon rétrécir d'au moins 5 km et jusqu'à 7 km depuis que sa croûte s'est solidifiée il y a quatre milliards d'années.

 La planète Mercure

La planète Mercure Crédit Reuters

 

Mercure pourrait-elle disparaître un jour ? C'est la question que se posent les chercheurs depuis que la sonde américaine Messenger a révélé des données inquiétante sur la perte de rayon de la planète déjà diagnostiquée comme la plus petite du système solaire. Selon une étude publiée dimanche dans Nature Geoscience, la planète tellurique a rétréci son rayon de cinq à sept kilomètres.

 

Si l'article explique que toutes les planètes sont amenées à se contracter du fait du refroidissement, Mercure affole les chercheurs car le phénomène est décuplé chez elle. La plus petite planète est considérée comme un cas extrême, en raison de son énorme noyau riche en fer de 2.020 km de rayon, ce qui laisse seulement 420 km de rayon pour le manteau et la croûte.

 

Mercure pourrait servir de "cas d'école"

 

Ce qui inquiète particulièrement les chercheurs c'est le fait que le rétrécissement est nettement supérieur aux précédentes estimations (0,8 à 3 km) établies d'après les données acquises par une autre sonde américaine, Mariner 10, dans les années 70. Elle est en revanche sensiblement inférieure à celle prédite par les modèles de l'histoire thermique de la planète (5 à 10 km).

Mais tout n'est pas négatif. En effet, les auteurs de l'étude estiment pour leur part que dans le contexte actuel de découverte d'un nombre croissant d'exoplanètes, Mercure pourrait servir de "cas d'école" pour comprendre l'histoire du refroidissement et de la contraction des planètes rocheuses avec une seule plaque tectonique, en général. "Fait intéressant, nos conclusions rappellent des modèles aujourd'hui obsolètes invoqués pour expliquer la déformation géologique à grande échelle sur Terre, à l'époque où la communauté scientifique croyait que la Terre avait une seule plaque tectonique", a déclaré Paul Byrne. Ces modèles avaient été développés pour expliquer la formation des montagnes et de l'activité tectonique au 19e siècle, avant la découverte de la théorie de la tectonique des plaques.

 

Dépourvue d'atmosphère, désert de roches tantôt brûlantes, tantôt glacées, Mercure connaît d'importants écarts de température entre le jour et la nuit (de -210°C à 430°C). Sa surface est criblée de cratères.

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