Monsanto, un demi-siècle de scandales sanitaire

Publié le 17 Mars 2012

Ancien géant de la chimie, Monsanto est aujourd'hui le leader mondial des OGM et l'un des premiers semenciers de la planète. ASSOCIATED PRESS/JAMES A. FINLEY

 

La condamnation, lundi 13 février, du géant américain de l'agroalimentaire Monsanto, poursuivi par un petit agriculteur charentais intoxiqué par un herbicide, est une première en France. A l'échelle de l'histoire de la multinationale, centenaire, cette condamnation ne constitue qu'une péripétie judiciaire de plus dans un casier déjà très chargé.

 

PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides (Lasso et Roundup)... nombre de produits qui ont fait la fortune de Monsanto ont été entachés de scandales sanitaires et de procès conduisant parfois à leur interdiction. Mais rien n'a jusqu'ici freiné l'irrésistible ascension de cet ancien géant de la chimie reconverti dans la biogénétique et passé maître dans l'art du lobbying. Portrait d'une multinationale multirécidiviste.

 

  • Un géant de la chimie... explosif

   

Depuis sa création en 1901 à Saint-Louis, le petit producteur de saccharine devenu un des principaux semenciers de la planète n'a cessé de défrayer la chronique. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l'explosion accidentelle d'une usine de plastique Monsanto provoquée par celle d'un cargo français chargé de nitrate, qui fit 500 morts à Texas City en 1947, est ainsi restée dans les annales comme l'un des premiers désastres de l'industrie chimique.

 

Deux ans plus tard, c'est au tour d'une deuxième usine de la firme, à Nitro en Virginie, de partir en fumée. Cette fois-ci, la responsabilité de l'entreprise est engagée. Plus de deux cents ouvriers développent des chloracnés, un trouble aussi rare que sévère de la peau, rapporte Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, dans son documentaire Le monde selon Monsanto.

 

L'accident révèle que le produit phare de la marque, l'herbicide 2,4,5-T, contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La première étude suggérant la dangerosité potentielle de la dioxine était connue de Monsanto dès 1938 : la commercialisation de l'herbicide se poursuivra pourtant pendant près de quarante ans, avant son interdiction dans les années 1970.

 

Monsanto, qui a dirigé l'usine de Nitro entre 1934 et 2000, a par ailleurs fait l'objet d'une plainte déposée en 2007 par 77 habitants de Virginie atteints de cancer, qui accusent la compagnie d'avoir diffusé "illégalement" de la dioxine dans les environs de l'usine.

 

 

  • PCB : le procès de la honte

 

En 2001, 3 600 habitants de la ville d'Anniston, en Alabama, attaquent Monsanto pour une contamination aux PCB. Selon un rapport déclassifié de l'Agence de protection de l'environnement des Etats-Unis (EPA), Monsanto a déversé pendant près de quarante ans des milliers de tonnes de déchets contaminés dans un ruisseau et une décharge à ciel ouvert, au cœur du quartier noir de la ville.

 

La façon dont The Washington Post rapporte l'histoire est édifiante : "Des milliers de pages de documents de Monsanto - dont beaucoup sont estampillés 'CONFIDENTIEL : lire et détruire' - montrent que pendant des décennies, la multinationale a dissimulé ce qu'elle faisait et surtout ce qu'elle savait. En 1966, des responsables de l'entreprise avaient découvert que des poissons immergés dans ce ruisseau se retournaient sur le dos en moins de dix secondes, pissant le sang et perdant leur peau comme s'ils avaient été bouillis vivants. Ils ne l'ont dit à personne", raconte le quotidien américain.

 

En 1975, une étude menée par Monsanto révèle que le PCB provoque des tumeurs chez le rat. La multinationale décide d'en changer les conclusions, de "légèrement tumorigènes" à "n'apparaît pas cancérigène". "Nous ne pouvons nous permettre de perdre un seul dollar" : ainsi se conclut l'un des mémos consultés par The Washington Post.

 

Monsanto a finalement été jugée coupable en 2002 d'avoir pollué "le territoire d'Anniston et le sang de sa population avec les PCB". La firme sera condamnée à payer 700 millions de dollars de dommages et intérêts et à assurer le nettoyage de la ville. Aucune peine de prison n'a été retenue contre les responsables de l'entreprise.

 

En février 2007, The Guardian révèle que le géant agrochimique a appliqué les mêmes méthodes sur plusieurs sites en Grande-Bretagne entre 1965 et 1972. Le quotidien a eu accès à un rapport gouvernemental montrant que 67 produits, dont l'agent orange, la dioxine et des PCB, ont été identifiés dans une carrière au pays de Galles. En France, la fabrication et l'utilisation des PCB sont interdites depuis 1987.

 

 

  • Agent orange : condamné pour "empoisonnement"

Un Vietnamien de 14 ans, victime supposée de l'agent orange.

Un Vietnamien de 14 ans, victime supposée de l'agent orange. | AFP/HOANG DINH NAM

 

Durant ces mêmes années, entre 1961 et 1971, Monsanto produit l'agent orange, constitué à partir de l'herbicide 2,4,5-T, dont la dangerosité est largement connue depuis l'explosion de l'usine de Nitro. Ce défoliant sera massivement déversé par l'aviation américaine au-dessus des forêts vietnamiennes pendant la guerre. Les conséquences se font encore sentir aujourd'hui, avec de nombreux cancers et des malformations de naissance au Vietnam, ainsi que des séquelles diverses chez nombre d'anciens combattants américains.

 

Dans les années 1970, des vétérans du Vietnam ouvrent une Class Action contre les producteurs de l'agent orange. Monsanto se retrouve, au côté de six autres entreprises, accusé principal d'un procès en réparation pour empoisonnement. En 1987, les sept producteurs de l'agent orange sont condamnés à verser 180 millions de dollars à un fonds de compensation destiné aux soldats américains.

 

Durant le procès, Monsanto présentera des études scientifiques démontrant l'absence de lien entre l'exposition à la dioxine et les nombreux cancers dont souffraient les vétérans, pour les débouter de leur action. Il sera démontré au début des années 1990 que ces études se fondant sur les conséquences de l'explosion de l'usine de Nitro en 1949 étaient biaisées.

 

Cette fraude scientifique sera confirmée par le National Research Council, qui constate que les études de Monsanto "souffraient d'erreurs de classification entre les personnes exposées et non exposées à la dioxine, et qu'elles avaient été biaisées dans le but d'obtenir l'effet recherché". L'affaire sera relatée en 1990 par Greenpeace et le chercheur Joe Thornton dans un rapport intitulé Science for Sale.


  • L'herbicide Roundup est-il toxique ?

 

Souvenez-vous de cette publicité et de ce bon chien Rex : "Roundup ne pollue ni la terre ni l'os de Rex". Elle a valu à Monsanto d'être condamnée deux fois, aux Etats-Unis et en France, pour des mentions mensongères placées sur l'emballage de cet herbicide total (qui élimine toutes les plantes).

 

En 1975, l'entreprise lance sur le marché Roundup, un herbicide très puissant présenté comme "biodégradable" et "bon pour l'environnement". En 1996, le procureur de New York condamne Monsanto à une amende de 50 000 dollars et au retrait des mentions jugées mensongères. En janvier 2007, la firme est condamnée en France (extrait du jugement) pour les même motifs à... 15 000 euros d'amendes. Roundup est aujourd'hui l'herbicide le plus vendu au monde.

 

Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto - et son principe actif, le glyphosate - est potentiellement tératogène, c'est-à-dire responsable de malformations fœtales. L'une d'entre elles, publiée fin 2010 dans Chemical Research in Toxicology, montre que l'exposition directe d'embryons de batraciens à de très faibles doses d'herbicide à base de glyphosate entraîne des malformations.

 

Monsanto réfute ces conclusions : "Le glyphosate n'a pas d'effets nocifs sur la reproduction des animaux adultes et ne cause pas de malformations chez la descendance des animaux exposés au glyphosate, même à très fortes doses", affirme la firme sur son site.

 

Lundi 13 février, le rapporteur du Conseil d'Etat a asséné un nouveau coup dur au produit phare de Monsanto : il enjoint au ministère de l'agriculture d'en analyser la toxicité dans un délai de six mois et de statuer à nouveau sur l'autorisation de mise sur le marché du pesticide.

 

>> Reportage : En Argentine, les habitants exposés à l'herbicide se plaignent de multiples affections

Paul François, céréalier charentais victime des pesticides, a fait condamner Monsanto en première instance au TGI de Lyon, lundi 13 février.

Paul François, céréalier charentais victime des pesticides, a fait condamner Monsanto en première instance au TGI de Lyon, lundi 13 février. | JEAN MICHEL NOSSANT /© JEAN MICHEL NOSSANT

 

La condamnation qui a frappé, lundi 13 février, le deuxième herbicide de Monsanto est plus significative. Les juges français ont en effet considéré que le fabricant de produits phytosanitaires devra indemniser "entièrement" le plaignant, Paul François. Ce céréalier ne travaille plus qu'à mi-temps, en proie à des fatigues chroniques et des maux de tête tenaces. Les médecins considèrent que son système nerveux central a été affecté à la suite de l'inhalation du Lasso.

 

Monsanto a fait appel. "Les produits de Monsanto sont conformes aux exigences de sécurité en place au moment de leur mise sur le marché. [La société] a une politique très rigoureuse en ce qui concerne l'évaluation scientifique de la sécurité des produits de protection des plantes", a réagi l'entreprise, dans un communiqué.

 

Jugé dangereux, cet herbicide est pourtant interdit au Canada depuis 1985, en Belgique et au Royaume-Uni depuis 1992 et en France depuis 2007 (il avait été autorisé le 31 décembre 1968).

 

  • Hormones de croissance : scandale chez Fox News
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  • Au début des années 1990, Monsanto commercialise son premier produit issu des biotechnologies : Posilac, l'hormone de croissance bovine recombinante (rBGH), une hormone transgénique destinée à augmenter la lactation des vaches de près de 20 %. L'hormone entraîne des mammites, des inflammations de la mamelle, qui contraignent les éleveurs à traiter leurs vaches avec des antibiotiques, dont on retrouve ensuite la trace dans le lait. Ce produit miracle est aujourd'hui interdit partout, sauf aux Etats-Unis.

 

Un documentaire canadien, The Corporation, raconte comment Monsanto a fait pression sur Fox News (groupe Murdoch) pour l'empêcher de diffuser une enquête dévoilant les dangers du Posilac en 1997. Cet extrait illustre le lobbying particulièrement agressif de la firme : non seulement l'enquête n'a jamais été diffusée, mais ses auteurs ont été licenciés par la chaîne.

 

 

  • OGM : des procès en pagaille

Un champ de colza génétiquement modifié.

Un champ de colza génétiquement modifié. | THOMAS Fred

 

Entre 1995 et 1997, le soja génétiquement modifié Roundup Ready, le colza Roundup Ready et le coton Roundup Ready, tous trois résistants à l'herbicide Roundup, reçoivent les autorisations de commercialisation. Détentrice d'un brevet aujourd'hui périmé sur le glyphosate (commercialisé sous le nom de Roundup), l'entreprise décide de changer de stratégie et entreprend de breveter le vivant. Elle produit actuellement 90 % des OGM de la planète.

Un quasi-monopole que la firme défend chèrement. Au cours des années 2000, Monsanto assignera ainsi devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d'avoir utilisé "frauduleusement" ses semences transgéniques brevetées, c'est-à-dire de les avoir replantées.

 

Monsanto revendique des droits à la propriété intellectuelle sur certaines semences. Ce qui ne l'empêche pas d'être elle-même poursuivie pour acte de "biopiraterie". En août 2011, l'Autorité nationale de biodiversité indienne a ainsi annoncé qu'elle portait plainte contre la compagnie, accusée d'avoir mis au point une aubergine génétiquement modifiée (BT-Brinjal) à partir de variétés locales sans en avoir demandé l'autorisation.

 

Autre condamnation, aux Etats-Unis cette fois. Monsanto a accepté en 2010 de payer 2,5 millions de dollars d'amende pour avoir vendu du coton OGM non autorisé. L'Agence de protection de l'environnement (EPA) reproche à l'entreprise d'avoir violé la législation lui interdisant de vendre des cotons génétiquement modifiés dans certaines régions du Texas, où ces variétés étaient prohibées par crainte d'une résistance aux pesticides.

 

  • Aspartame : vers nouveau scandale sanitaire ?

 

L'aspartame est présent dans de nombreux aliments et médicaments. 

L'aspartame est présent dans de nombreux aliments et médicaments. | AFP/DERRICK CEYRAC

 

Monsanto le précise clairement sur son site Internet : après en avoir été l'un des principaux producteurs dans les années 1980 et 1990, l'entreprise ne produit plus d'aspartame depuis 2000. La firme tient pourtant à insister sur le fait que cet édulcorant, le plus utilisé au monde, "ne provoque aucune maladie".

 

Des études récentes ont cependant mis en évidence un risque accru de naissances prématurées chez les femmes qui consomment ce produit. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a même été invitée en mai par la Commission européenne à anticiper la réévaluation complète de la sécurité de l'aspartame en 2012.

 

Dans les colonnes du Monde (abonnés), Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles de la filiale française de l'entreprise, déplore que Monsanto soit devenu "un nom attractif pour qui veut faire de l'audience". Une réputation malmenée que la firme tente de gommer en déclinant sur son site les principes de sa charte éthique : "Intégrité", "Dialogue", "Transparence", "Partage", "Utilité" et "Respect". Contacté par Le Monde.fr, Monsanto n'avait pas répondu à l'heure où cet article était publié.

 

Soren Seelow

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/16/monsanto-un-demi-siecle-de-scandales-sanitaires_1643081_3244.html

publi 3-4"Vers un nouveau paradigme"

2012 et aprés

Rédigé par Dav

Publié dans #Nouvel ordre mondial

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bulle 18/03/2012


Contre ces multinationales criminelles, notre pouvoir est le boycotte !

lasorciererouge 03/08/2012








 




ASPARTAME :
FAUX SUCRE - VRAI SCANDALE




Faux sucre, Vrai scandale, est un documentaire (0h51) de la chaîne Planète aberrant, consacré à l'aspartame, un édulcorant de synthèse dangereux
pour la santé et présent dans les aliments et boissons de consommation courante.



L’aspartame a été découvert par hasard en 1965 au laboratoire Searle, aux États-Unis, par un scientifique qui cherchait à mettre au point un médicament
contre les ulcères. En goûtant une pincée de sa poudre, il se serait rendu compte qu’elle avait un goût étonnamment sucré. Cette découverte était une bénédiction pour l’industrie
alimentaire qui cherchait une solution de rechange aux cyclamates et à la saccharine, interdits dans les aliments par le gouvernement depuis que des études chez les animaux ont révélé
qu’ils entraînaient des cancers.
Son vrai nom est E951, un code incompréhensible pour le consommateur qui cache bien des doutes sur son impact sur la santé humaine, et on le retrouve
dans de nombreux aliments. L’aspartame est un édulcorant artificiel puissant et faible en calories, une poudre chimique blanche inodore dont le pouvoir sucrant est environ 200 fois
supérieur au sucre. En Europe, son utilisation est autorisée en tant qu’additif alimentaire dans beaucoup de denrées alimentaires, comme des boissons, des desserts, des confiseries,
des produits laitiers, des chewing-gums, des produits hypocaloriques ou amaigrissants, en édulcorant de table et également dans certains médicaments.






lasorciererouge 17/09/2012



David contre... MONSANTO !






Imaginez qu'une tempête balaie votre jardin et qu'à votre insu et sans votre consentement, des graines
étrangéres génétiquement modifiées s'introduisent dans le potager que vous choyez depuis des années.


Quelques jours après, des représentants d'une multinationale frappent à votre porte, réclament tous vos légumes
et portent plainte contre vous pour utilisation illégale de semences patentées en exigeant le paiement d'une amende de 20'000 euro.
Et le tribunal donne, en plus, raison à la multinationale.


Mais vous résistez...










 


Cette anecdote n’a malheureusement rien de fictif. C’est une réalité amère, à l’échelle mondiale et en
particulier pour les canadiens Percy et Louise Schmeiser, détenteurs du Prix Nobel alternatif, qui se battent depuis 1996 contre le chimiste et fabricant de graines Monsanto.


 


Environ trois quart récoltes mondiales de plantes génétiquement modifiées sont issues des laboratoires
Monsanto, une multinationale américaine à laquelle on doit les tristes inventions du DDT, du PCB et de l’agent orange.


 


Monsanto ne recule devant rien pour
contrôler la chaîne de production allant des champs jusqu’à l’assiette du consommateur. C’est ce qu’ont vécu les agriculteurs Troy Rush, David Runyon et Marc Loiselle ainsi que milliers
d’autres paysans dans le monde.


 


Ceux-ci ne luttent pas seulement contre Monsanto pour survivre en tant que paysans mais également pour
pour la liberté d’expression et le droit de propriété.


 


Pourtant, c’est surtout l’avenir de leurs enfants et petits-enfants qu’ils se sont engagés, pour que ces
derniers puissent grandir dans le monde exempt de nourriture génétiquement modifiée.


 


Ce film est porteur d’espoir : Pour tous les individus qui craignent de ne pas faire le poids face au
monde de la politique, de la finance et aux multinationales. "David contre Monsanto" nous prouve le contraire.







Agoravox tv

lasorciererouge 18/12/2012


Monsanto...Excellent...!



N'hésitez pas à faire tourner...








source: le blog de Merlin


lasorciererouge 20/06/2013


 


Un représentant de Monsanto
lauréat du Prix Mondial de l'Alimentation





 





 


 


Ce prix constitue un premier pas vers "l'acceptation de la
technologie OGM". 

Le scientifique Marc Van Montagu est le premier Belge à recevoir le Prix Mondial de l'Alimentation. C'est le secrétaire d'État américain John Kerry qui l'a annoncé mercredi à Washington D.C.,
indiquent dans un communiqué l'Université de Gand et le VIB, institut de recherche en sciences biologiques. Les recherches du professeur portent sur des technologies OGM permettant la création de
plantes génétiquement modifiées aux propriétés favorables. 

Marc Van Montagu et les Américains Mary-Dell Chilton et Robert T. Fraley (vice-président exécutif de Monsanto) reçoivent le prix 2013 "pour leurs contributions au développement" de la technologie
verte moderne. Leurs travaux ont notamment permis aux agriculteurs de cultiver des plantes qui résistent aux insectes ainsi que le développement à court terme de plantes adaptées aux
environnements défavorables. Marc Van Montagu est l'ancien directeur du VIB Department of Plant Systems Biology de l'Université de Gand et actuellement conseiller scientifique du VIB. Il a
découvert à la fin des années 70 avec le professeur Jeff Schell un "vecteur permettant de modifier génétiquement les plantes". 

Pour le lauréat belge, ce prix constitue un premier pas vers "l'acceptation de la technologie OGM" comme "partie intégrante d'une production durable" d'aliments. En 2012, la superficie OGM totale
dans les pays en développement était pour la première fois supérieure à celle des pays industrialisés, ce qui renforce "la sécurité alimentaire", précise le communiqué. Aujourd'hui, "1 personne
sur 8 dans le monde souffre de la faim", ajoute Kenneth M.Quinn, président de la Fondation World Food Prize, soulignant la contribution des lauréats à l'augmentation de la quantité de nourriture
disponible. Le prix ainsi qu'un montant de 250.000 dollars à partager entre les trois lauréats seront remis en octobre prochain.


 


...cherchez l'erreur !!! 

lasorciererouge 23/06/2013


En Inde, Monsanto et Unilever ont recours au travail des
enfants 


 


 





 


Hindustan Lever Ltd, une filiale indienne de la multinationale
Néerlando-britannique Unilever, ainsi que la multinationale américaine Monsanto ont recours, à grande échelle, au travail des enfants dans la production des semences de coton en Inde. Un nombre
estimé à 25.000 enfants, surtout des filles, travaillent en moyenne de dix à treize heures par jour pour Hindustan Lever, et environ 17.000 enfants travaillent pour Monsanto et leur filiale
indienne Mahyco. Total de l'estimation: 42 000 enfants exploités.


 


Ces enfants ne reçoivent aucune éducation, gagnent moins de 40
centimes d’euro (Rs. 20) par jour et sont exposés à des pesticides toxiques (comme Endosulphan) pendant leur temps de travail. Plus de 11.000 enfants travaillent dans des conditions similaires
pour les multinationales Syngenta (Suisse), Advanta (néerlando-britannique) et Proagro (détenue par le groupe Allemand Bayer).


 


Ce sont les conclusions de l’enquête effectuée par un
chercheur indien, Dr. D. Venkateswarlu, pour le Comité indien des Pays-Bas.


 





 Graines de coton: l’emploi principal des enfants 


 


 Dans le seul État indien de l’Andhra Pradesh, 247.800 enfants travaillent dans la production de coton et environ 450.000 dans
toute l’Inde. La plupart des enfants travaillent pour des entreprises appartenant à des Indiens. Aucune autre industrie en Inde n’emploie autant d’enfants que celle du coton. Les entreprises de
coton n’emploient pas les enfants directement.


 


Ce sont des agents intermédiaires appelés « organisateurs de
semences » qui font travailler les enfants. Le prix du coton fixé (unilatéralement) par les entreprises est si bas, que les agriculteurs n’ont pas les moyens d’employer des adultes. Un enfant est
payé 30% de moins qu’une femme et 55% de moins qu’un homme.


 


La production de coton est très laborieuse. Le secteur est «
unique » en ce sens que neuf employés sur dix sont des enfants âgés de 6 à 14 ans. En général, ils sont obligés de travailler à cause des avances sur salaire qui sont consenties à leurs parents,
eux-mêmes liés au même employeur. Selon les recherches du Dr Venkateswarlu, près de 30% des enfants sont recrutés par des intermédiaires pour travailler comme des « migrants », loin de chez
eux.


 


Ces enfants travaillent 12 à 13 heures par jour et dorment
dans l’étable d’un fermier ou dans un « camp pour enfants » où ils vivent à dix ou trente.


 


Narasamma a 12 ans. Elle travaille dans les domaines de
graines de coton depuis trois ans. Elle dort dans une étable avec d’autres enfants migrants et travaille plus de 13 heures (incluant deux pauses) par jour. A cause des pulvérisation de
pesticides, elle est régulièrement malade. Elle est payée Rs. 800 (16 euros) par mois.


 


Unilever et Hindustan Lever


 


Unilever a informé la presse néerlandaise qu’il souhaite
contribuer à trouver une solution au problème du travail des enfants dans la production de coton en Inde. Pourtant, dans leur communiqué de presse du 5 mai 2003, ils rejettent l’accusation de
recours au travail des enfants.


 


Dans ce communiqué, ils affirment que les ONGs n’ont pas
cherché à contacter Hindustan Lever. Mais ceci est faux. En Février 2002, les représentants du Comité Inde des Pays-Bas (ICN), la Confédération des syndicats néerlandais (FNV), Novib, Amnesty
International Pays-Bas et l’ONG Fondation MV de l’Andhra Pradesh ont discuté de la question avec Unilever.


 


Unilever avait promis de poursuivre ce dialogue entre
Hindustan Lever et la fondation MV. Mais cette promesse n’a pas été tenue.


 


Le jeudi 15 mai 2003, les représentants de ces mêmes
organisations ont à nouveau rencontré les représentants d’Unilever à Rotterdam.


 


En Mars 2002, Hindustan Lever (HLL) a vendu sa « section
semences » à sa filiale