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New York bientôt envahie par des cigales…

Publié par Dav sur 9 Avril 2013, 13:26pm

Catégories : #Environnement

 

Tous les 17 ans, les cigales sortent de terre et envahissent une partie de l’Est des États-Unis

 

Le phénomène est parfaitement connu. Sauf que, cette année, ces insectes n’ont jamais été aussi nombreux : jusqu’à un milliard de cigales au mille carré !

Au secours ! Les environs de New York vont bientôt être le siège d’un phénomène digne d’un film d’horreur. L’événement, qui se produit tous les dix-sept ans, aura lieu d’ici le 27 mai prochain, dès que la température du sol atteindra 17 degrés, qu’il fera nuit et qu’il commencera à pleuvoir.

De quoi s’agit-il ? Inutile de vous torturer avec une énigme impossible à trouver : des millions de larves de cigale de la taille d’une crevette vont surgir de terre en même temps pour se reproduire.   

Leur sortie durera environ deux mois, au cours desquels leur densité pourra atteindre 3 tonnes par hectare sur des milliers de kilomètres dans 13 États de l’est des États-Unis.

Mais la couvée d’insectes attendue dans les environs de New York sera l’une des plus importantes jamais vues, car elle pourrait atteindre 1 milliard de cigales au mille carré (2,6 km2).

Autant de bruit qu’une rame de métro ou qu’une tondeuse à gazon !

« Cela va être spectaculaire », annonce Michael Raupp, un professeur d’entomologie à l’université du Maryland, qui, à l’instar de tous les entomologistes du pays, se réjouit d’assister à un phénomène qu’il ne pourra au mieux observer que quatre fois dans sa vie.

Les habitants des environs de New York, eux, risquent fort de ne pas apprécier un phénomène, certes sans danger, mais susceptible de leur faire peur ou de les dégoûter. Car la vue de ces milliards d’insectes aux yeux rouges et aux ailes translucides a de quoi impressionner.

Sans compter que les mâles sont particulièrement bruyants, puisque leur chant destiné à attirer les femelles, qui est produit par un organe phonatoire situé dans leur abdomen, peut atteindre jusqu’à 100 décibels, c’est-à-dire le bruit produit par une rame de métro ou une tondeuse à gazon. Ajoutez à cela qu’ils se mettent à chanter tous ensemble, dès que la température atteint 25 degrés, et vous comprendrez que le printemps s’annonce assourdissant dans la région.

Puisqu’il y a de fortes chances pour que vos connaissances en matière de cigales se limitent à La Fontaine, un petit cours de rattrapage s’impose pour comprendre ce phénomène.

Souvent associées aux pays méditerranéens et au folklore de la Provence, les cigales, qui sont des insectes de la famille des Cicadidae, dont le nom vient du grec kiccos (membrane) et de ado (chanter), existent donc aussi en Amérique. Mais il s’agit là-bas de cigales périodiques, qui restent sous terre à l’état de larve pendant 17 ans, alors que les cigales européennes y restent seulement 10 mois. Une différence de taille qui ne les empêche pas de traverser les mêmes cycles que toutes les cigales du monde.

Un aliment très riche en protéines

Durant leur période larvaire, elles se nourrissent de racines, creusent la terre à l’aide de leurs pattes avant, tandis que leur abdomen canalise leur abondante urine pour la ramollir. Puis elles sortent du sol pour se reproduire. Commence alors la période aérienne, la dernière année de leur vie, où les larves, métamorphosées en nymphes, se fixent sur une tige ou un tronc, dont elles se nourrissent en enfonçant une sorte de longue paille (le rostre) pour en aspirer la sève. Elles y subissent alors quatre métamorphoses qui vont les mener à leur dernière mue, ou « mue imaginale ».

 

Les nymphes doivent en effet sortir de leur carapace, déployer leurs ailes, devenir vertes, puis grises, pour se transformer enfin en insectes adultes capables d’accomplir leur mission ultime : se reproduire.

Une fois fécondées, les femelles creusent de petites fentes dans l’écorce des branches, où elles pondent chacune environ 800 oeufs qui éclosent au bout de quatre semaines. Et ce cycle « aérien » s’achève lorsque les cigales meurent et que les larves, sorties des oeufs insérés dans les feuilles et les branches des arbres, tombent au sol et retournent aux racines pour un nouveau cycle de 17 ans.

La région de New York s’apprête donc à se laisser envahir par ces insectes qui seraient apparus aux États-Unis en 1893.

Déjà circulent sur la Toile des recettes pour les cuisiner, notamment en raison de leur teneur en protéines, ce qui n’est pas nouveau, puisque la cigale était un mets de choix du temps des Romains.

Ah oui ! un dernier conseil au cas où vous passeriez par les environs de New York vers la fin mai : mieux vaut chercher les cigales au petit matin quand elles sont encore engourdies et faciles à attraper, les recueillir au pied des arbres où se trouvent les larves tout juste métamorphosées en nymphes qui sont aussi les plus tendres, et, comme les Grecs de l’Antiquité, choisir des adultes femelles, dont le ventre est plein d’oeufs très nourrissants. Bon appétit !

 

Un article de Cécile David-Weill, publié par lepoint.fr et relayé par kannie pour SOS-planete

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mixjux 11/04/2013 17:53



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