Les secousses de lundi n'ont pas fait de... (Photo: AFP)

 

Les secousses de lundi n’ont pas fait de morts, a indiqué David Coetzee, du Centre de gestion de crise nationale. Mais dix personnes ont été blessées et des bâtiments se sont effondrés au centre-ville, a-t-il ajouté.

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Neil SANDS
Agence France-Presse
CHRISTCHURCH

Christchurch a été frappée lundi par une série de fortes secousses, qui n’ont pas fait de morts, mais qui ont un peu plus détruit la deuxième ville de Nouvelle-Zélande, déjà ébranlée par deux gros séismes ces dix derniers mois.

La ville a tremblé lundi à la mi-journée, ébranlée par un séisme de magnitude 5,2, avec un épicentre à 10 km de Christchurch et à une profondeur de 11 km. Quelques minutes plus tard, une autre secousse s’est produite, plus violente, de magnitude 6, avec un épicentre à 14 km de la ville et à une profondeur de 11 km.

Des bâtiments se sont effondrés, sans faire de victimes, et l’électricité et l’eau ont été coupées dans des milliers de foyers. Toutes les écoles ont été fermées.

«C’est une situation très grave», a déclaré le maire Bob Parker. Christchurch porte encore les séquelles du séisme du 22 février, qui avait fait 181 morts et détruit une grande partie du centre-ville.

Six mois auparavant, le 4 septembre, cette cité située sur l’île sud de Nouvelle-Zélande avait été secouée par un tremblement de terre de magnitude 7, qui n’avait pas fait de victimes, mais causé de gros dégâts matériels.

Les secousses de lundi n’ont pas fait de morts, a indiqué David Coetzee, du Centre de gestion de crise nationale. Mais dix personnes ont été blessées et des bâtiments se sont effondrés au centre-ville, a-t-il ajouté.

Selon la compagnie d’électricité Orion, 54 000 habitations ont été privées de courant. L’acheminement de l’eau dans les canalisations à travers la ville est rendu plus difficile, selon les services locaux.

«Nous allons passer une nuit agitée», a déclaré le maire. «On peut s’attendre à avoir pas mal de répliques».

«Si vous n’avez pas d’eau ou d’électricité en ce moment, ne vous attendez pas à en avoir demain», a prévenu Bob Parker.

Un bâtiment s’est effondré dans le centre de la ville, en grande partie déserté depuis le tremblement de terre du 22 février, mais personne n’a été retrouvé sous les décombres, a précisé à l’AFP un porte-parole de la police.

«Nous avons vérifié et c’est vide», a déclaré le porte-parole.

La deuxième secousse, de magnitude 6, a poussé la police à évacuer une partie de ce qui est appelé «la zone rouge», au centre de la ville.

Aux environs de la ville, des magasins désertés depuis février se sont effondrés, ainsi qu’une tour emblématique de Lyttelton, la ville portuaire voisine.

La police a demandé aux habitants de vérifier que leurs voisins et leurs proches sont sains et saufs et recommande aux gens de rester chez eux. Mais beaucoup étaient à l’extérieur, pour se rendre chez leurs proches ou tenter de rentrer chez eux.

Ces nouvelles secousses telluriques se sont produites le jour de l’ouverture d’une enquête sur l’écroulement d’un immeuble au centre de Christchurch, qui avait fait 106 morts, dont 65 étudiants étrangers, lors du séisme de février.

Les avocats et les proches des victimes étaient réunis près de ce bâtiment lorsque les secousses se sont produites. L’enquête a été suspendue.

Fin mai, des scientifiques mandatés par le gouvernement estimaient à une chance sur quatre la possibilité d’avoir un tremblement de terre d’ici un an sur la région de Christchurch.

«Je pense que cela va se poursuivre. Je crois que ce gros séisme (de septembre) a relancé l’activité des failles. Impossible de savoir ce qui va se passer», a déclaré lundi le sismologue David Jepson.

Les séismes des derniers mois se sont produits sur une faille que les scientifiques n’avaient pas détectée jusqu’à présent, avaient indiqué les sismologues fin mai. L’institut GNS Science pense qu’elle a été inactive pendant 16 000 ans, jusqu’à septembre 2010.

La Nouvelle-Zélande, située sur la Ceinture du feu du Pacifique, à la frontière des plaques tectoniques australienne et du Pacifique, enregistre jusqu’à 15.000 secousses sismiques par an.

 

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