Nucléaire: la France prête à arrêter des réacteurs!!!

Publié le 28 Novembre 2011

Nucléaire: la France prête à arrêter des réacteurs si cela s'impose selon Besson

 

La France est prête à arrêter des réacteurs si l'autorité de surveillance du nucléaire le juge nécessaire à l'issue des tests de résistance menés sur les installations de l'UE, a assuré jeudi à Bruxelles le ministre de l'Energie Eric Besson.

 

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"Nous adopterons les recommandations de l'autorité de surveillance du nucléaire (l'autorité publique de sûreté nucléaire, IRSN). Si elle juge nécessaire d'arrêter des réacteurs, nous le ferons. Il n'y a pas de doute à avoir", a-t-il déclaré au cours d'un point de presse en marge d'une réunion avec ses homologues européens.

Le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy avait pris cet engagement le 25 mars lors d'un sommet européen dont une partie des travaux était consacrée aux leçons de l'accident nucléaire de Fukushima au Japon.

 

La Commission a estimé jeudi qu'il n'était pas nécessaire de prendre immédiatement des mesures de fermeture dans une communication tirant un bilan des premiers tests réalisés dans les quatorze Etats de l'UE où des réacteurs sont en exploitation.

 

Elle se prononcera en juin 2012, dans son rapport définitif, une fois effectués les contrôles par des pairs (équipes d'experts des autres pays, nucléaires ou non, de l'UE).

 

L'UE compte 143 réacteurs, dont 58 en France, et 24 nouveaux réacteurs sont en projet, dont six sont en construction: deux en Bulgarie, un en Finlande, un en France et deux en Slovaquie.

Les pays nucléaires sont l'Allemagne, la Belgique, la Bulgarie, l'Espagne, la Finlande, la France, la Hongrie, les Pays-Bas, la République Tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède. La Lituanie, qui procède au déclassement de sa dernière tranche nucléaire, participe à cette campagne.

 

Le cahier des charges établi par le groupe des régulateurs européens (ENSREG) impose de contrôler "les critères les plus extrêmes, y compris les phénomènes cumulatifs, quels que soit leur origine", a souligné M. Besson en réponse aux critiques formulées par les Verts du Parlement européen et Greenpeace.

 

"Parmi les événements déclencheurs indirects figurent en toutes lettre les conséquences de la chute d'un avion. Cela fait partie des tests et c'est écrit en toutes lettres", a affirmé le commissaire à l'Energie Gunther Oettinger.

AFP

B-calendrier-maya-completDav "2012 un nouveau paradigme"

Rédigé par Dav

Publié dans #Environnement

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lasorciererouge 26/04/2012


http://spread-the-truth777.blogspot.fr/2012/04/risque-nucleaire-ils-ne-voient-rien-ils.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+blogspot/vRGh+(SPREAD+THE+TRUTH)


 


On est mal barré avec ces deux zigotos !

lasorciererouge 14/06/2012


Audits européens de sûreté nucléaire : Greenpeace publie son analyse et sa contre-expertise



En mai 2011, suite à la catastrophe de Fukushima, la Commission européenne a décidé de procéder à un examen de sûreté des centrales européennes. Plusieurs étapes ont donc eu lieu dans ce but :
une évaluation de la part des exploitants a été demandée. Puis, les Autorités de sûreté nucléaires nationales ont examiné ces évaluations des exploitants (voir l’analyse critique de Greenpeace
France : Les 58 réacteurs nucléaires français aussi
fragiles que ceux de Fukushima ). Enfin, une équipe internationale a passé au crible ces rapports des autorités de sûretés.
Cette “analyse par les pairs” s’est concentrée sur trois aspects :
les risques naturels, la perte des systèmes de sûreté et la gestion des accidents graves.


Greenpeace publie aujourd’hui sa contre-expertise de l’évaluation finale par les pairs qui a été été étudiée, décortiquée, analysée par Antonia Wenisch et Oda Becker experts indépendants.
Ces experts ont donc étudié en profondeur des cas de centrales nucléaires réparties dans toute l’Europe en France, Allemagne, Espagne, Suède, Grande-Bretagne, Slovaquie, Slovénie,
Suisse et en Belgique, découvrant ainsi des éléments inquiétants.





 


Consulter le résumé du rapport (en anglais) : Critical Review of the EU
Stress Test performed on Nuclear Power Plants; Study commissioned by Greenpeace; Antonia Wenisch, Oda Becker; Wien, Hannover May 2012


Des audits lacunaires …


Malgré un processus complet, l’audit commandé par l’Union Européenne reposait sur des bases incomplètes. La réalisation de l’audit commandité par le gouvernement Français a été confiée aux
exploitants nucléaires eux-mêmes, (CEA, Areva et EDF) et celui-ci a été analysé par l’Autorité de Sûreté Nucléaire.


Cet audit, réalisé intégralement au sein du consortium nucléaire français, s’est borné à étudier les problèmes liés à des événements naturel (séismes, inondations…). Risque terroriste, chute
d’avion, virus informatique : aucun risque d’agression externe d’origine “non-naturelle” n’est pris en compte.


Il est à noter cependant que l’évaluation de la sécurité des installations nucléaires, qui complète
les audits de sûreté, vient d’être transmise au Conseil de l’UE. Il ne s’agit pas, ici, de sûreté, mais de sécurité nucléaire : la sécurité des installations concerne les actes malveillants
tels que les actions terroristes, le vol de matière radioactive ou l’intrusion sur les sites (physique ou informatique).


En France : zoom sur Fessenheim, Gravelines et Cattenom


Le rapport reprend les principales failles relevées par l’ASN et sur lesquels les exploitants devront travailler pour chaque famille de risques analysée : risque sismique, risque d’inondation,
perte des systèmes électriques, perte des systèmes de refroidissement et enfin la gestion d’une crise nucléaire.


Pour chaque site analysé, les experts relèvent :


Fessenheim :


La résistance à un séisme des structures destinées à protéger la centrale d’une inondation n’a pas été analysée dans les stress tests
L’ASN a demandé à EDF d’évaluer précisément le niveau d’eau qui inonderait le site de Fessenheim si jamais la digue qui le sépare du canal d’Alsace venait à céder
L’épaisseur du radier ne permet pas de confiner le corium en fusion pendant plus de 24 heures, délai au delà duquel le corium aura transpercé la dalle de béton
Fessenheim (comme a Gravelines) est particulièrement sensible aux agressions externes dans la mesure où il n’y a qu’une simple enceinte de confinement avec un liner (paroi métallique de 6 mm
d’épaisseur).


Gravelines :


La centrale de Gravelines doit effectuer un certain nombre d’améliorations sur la prise en compte du risque sismique, les travaux qui avaient déjà commencé sur le réacteur n°1 s’achèveront sur
les 5 autres d’ici à 2017
L’ASN a demandé à EDF de mener des études additionnelles sur la tenue des murs du canal au risque sismique notamment afin de s’assurer du maintien du système de refroidissement assuré par ce
canal
La centrale n’est pas protégée contre une éventuelle fuite de gaz toxique sur un site voisin qui nécessiterait l’évacuation des travailleurs de la centrale


Cattenom :


A l’inverse des deux autres centrales, la centrales dispose d’un double niveau de confinement avec deux parois en béton, ce qui la rend plus résistante aux agressions extérieures. En revanche
l’absence de liner métallique interne la rend plus exposée aux agressions internes comme une explosion d’hydrogène


Mais les experts de Greenpeace sont allés au delà du travail de l’ASN, soulignant au sujet des réacteurs de 900 MW et de 1300 MW que :


Le vieillissement des centrales peut jouer un rôle dans l’aggravation du phénomène accidentel voire provoquer le phénomène accidentel, comme par exemples les micro fissures découvertes sur la
cuve du réacteur n°1 de Gravelines
L’usage de gaines de combustibles en zirconium joue un rôle non négligeable dans le rejet d’hydrogène et le risque d’explosion en situation de dénoyage des combustibles (les assemblages
combustibles ne sont plus submergés dans l’eau mais sont à l’air libre)
De même le recours à la sous-traitance n’a pas été traité de façon à parvenir à le conclusion qu’il était compatible avec la sûreté et la radioprotection


Les tests de résistance auxquels sont soumises les centrales nucléaires européennes ne sont pas fiables. ils ne semblent constituer, pour l’instant, qu’une tentative pour restaurer la
confiance dans le nucléaire…


Face aux conclusions de l’étude commandée par Greenpeace, la fermeture immédiate de Fessenheim s’impose. Greenpeace souhaite que l’ASN travaille sur les nivaux de risques et de
dangerosité… afin d’identifier les autres fermetures nécessaires.


Consulter le résumé du rapport (en anglais) : Critical Review of the EU
Stress Test performed on Nuclear Power Plants; Study commissioned by Greenpeace; Antonia Wenisch, Oda Becker; Wien, Hannover May 2012