Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Panne de courant à la centrale japonaise de Fukushima

Publié par Dav sur 19 Mars 2013, 09:35am

Catégories : #Environnement

 
La centrale nucléaire japonaise de Fukushima Daiichi, le 6 mars 2013
La centrale nucléaire japonaise de Fukushima Daiichi, le 6 mars 2013 (Photo Issei Kato. AFP)

De notre correspondant En conséquence, le système de refroidissement de trois piscines de stockage a dû être suspendu à la centrale nucléaire frappée par un grave incident il y a deux ans.

Nouvel incident inquiétant à la centrale de Fukushima. Lundi soir, à 18h57 (heure locale, 10h57 heure de paris), l’électricité permettant le refroidissement des piscines des réacteurs 1,3 et 4 a été coupée sans que l’on connaisse les raisons de cette longue panne. Depuis lundi, Electric power (Tepco), qui gère le site, s’affaire pour relancer les systèmes de refroidissement des bassins où sont entreposés les combustibles usagés hautement radioactifs.

Selon Tepco, le centre de commande de l’usine a également subi une brève panne de courant avant 19 heures lundi. Mais l’électricité y a été rétablie rapidement, à la différence de l’équipement de pompage de l’eau dans les piscines et d’un système de traitement des débris contaminés de la centrale, restés à l’arrêt depuis plus près de 20 heures maintenant.

Une défaillance dans une unité de distribution de courant pourrait être à l’origine de la coupure. Selon le quotidien Mainichi Shimbun, le système de refroidissement du réacteur 2, qui n’est pas concerné par la panne, avait été arrêté hier matin pour des travaux électriques, avant de redémarrer à 18h30 sans problème.

A en croire un porte-parole de Tepco cité par l’AFP, Kenichi Tanabe, l’incident n’a pas affecté jusqu’à présent l’injection d’eau dans les réacteurs 1 et 3 de la centrale, dont le combustible avait fondu à la suite de la triple catastrophe de mars 2011. «Aucun changement important des niveaux de radioactivité n’a été détecté par nos instruments de mesure à proximité», a souligné Tanabe, écartant la possibilité d’une résurgence de la crise.

Par la voix de son porte-praole, Yoshihide Suga, le gouvernement japonais a indiqué ce matin que Tepco «utilisait tous les moyens alternatifs pour refroidir (les piscines), aussi nous n’avons pas de raison de nous inquiéter, en quelque sorte». Avant de répéter qu’il n’y avait «aucun changement» dans les niveaux de radiation.

On a toutefois appris que l’opérateur électrique Tepco, qui cumule les omissions, les erreurs et les ratés depuis le début de la crise nucléaire il y a deux ans, avait mis trois heures avant de communiquer l’information sur ce black-out. Selon le quotidien Manichi Shimbun, l’Autorité de régulation nucléaire, créée en septembre dernier pour remplacer la très critiquée Nisa, a été informée en temps réel de la panne.

 

 

A lire aussi  Fukushima, irradiation à flot continu

 

La piscine de l'unité 4 sous haute surveillance

 

Ce mardi matin, le responsable des installations nucléaires chez Tepco, Masayuki Ono, a précisé que la température de la piscine de stockage du réacteur 4 était estimée à 30,5 degrés celsius à 10 heures locale (2 heure, heure de Paris). Soit 5 degrés de plus que la veille. D’après Tepco, la température y monte en moyenne de 0,3 à 0,4 degré par heure depuis la coupure du système de refroidissement, ce qui laisse à l’opérateur environ quatre jours pour rétablir le courant avant que ne soit atteinte la limite de sûreté, fixée à 65°C.

La piscine de l’unité 4 est l’objet de toutes les attentions depuis mars 2011. C’est l’un des points faibles de la centrale de Fukushima Daiichi. D’abord parce qu’elle renferme 1 333 barres de combustible usagé et 200 barres de combustible non utilisé. Ensuite, parce ce qu’elle reste l’un des bâtiments les plus fragiles du site, frappé par le séisme de magnitude 9, puis la vague de 15 mètres du tsunami dès le 11 mars et des explosions en série les jours suivants. C’est là que Tecpo bâtit depuis plusieurs mois une imposante structure métallique coiffant le réacteur pour récupérer les combustibles à partir de novembre prochain.

Ce mardi matin à 10 heures, heure locale, la température des deux autres piscines était plus basse : 17,1°C pour celle du réacteur 1 et 15,9°C pour le bassin du 3. Tepco estime disposer de respectivement 14 et 26 jours avant que la température de ces piscines n’atteigne le seuil de sûreté, si d’aventure l’électricité ne pouvait être rétablie.

Ce n’est pas la première fois que la centrale est victime de problèmes électriques. En janvier 2012, le système de refroidissement est tombé en panne pendant une heure dans trois piscines. Six mois plus tard, une pompe dans le bassin du réacteur 4 avait interrompu le refroidissement pendant 30 heures. La température de l’eau était alors montée jusqu’à 43° degrés.

 

Par ARNAUD VAULERIN Correspondant à Kyoto
Libération
NP le nouveau paradigme

Commenter cet article

gwendal 20/03/2013 00:06


Précision sur mon commentaire précédent:


quand on aime quelqu'un, on se doit d'être 100% honnête avec lui. ...C'est donc ma façon de leur dire que je les aime ...mais c'est aussi la dernière fois que je leur dis!


Si mes 2 commentaires faisaient le tour du monde pour les atteindre massivement, j'en serais ravi, car çà pourait être "l'électrochoc" qu'ils ont besoin...

gwendal 19/03/2013 23:57


Si çà doit encore faire boum pour que les pro-nucléaire comprennent ...et bien que çà le fasse!


De toutes façons; et c'est triste a dire; les japonais n'existent déjà plus depuis 1945; date à laquele ils ont renoncé à leur culture ancestrale au profit de la pseudo culture des ricains
...qui leur avaient pourtant "mis plein la gueule" avec les 2 bombes atomiques!


Même les amérindiens qui ont faillit être exterminés par les ricains n'ont jamais abandonné leur culture, eux


Si les japonais ne se défendent pas, pourquoi devrions-nous perdre notre temps a les défendre...? Qu'ils se défendent (contre leur gouvernement de vendus aux ricains), ou qu'ils
disparaissent Je suis triste pour leur si belle nature, mais pas pour eux

Nous sommes sociaux !

Articles récents