Dimanche 14 octobre 2012 7 14 /10 /Oct /2012 10:07

La forêt amazonienne

 

 

En Amérique du Sud, le bassin amazonien s’étend sur 7,3 millions de km². La forêt elle-même compte environ 6 millions de km2 et s’étend sur neuf pays, essentiellement le Brésil (avec 60 % de la forêt), mais aussi l’Équateur, la Colombie, le Venezuela, la France (via le département de la Guyane), le Surinam, le Guyana, la Bolivie et le Pérou. Située sous l’Équateur, l’Amazonie a un climat chaud et humide qui en fait le domaine d’une forêt tropicale dense. Cette forêt est l’une des principales sources d’oxygène de la planète.

 

Premier fleuve du monde par son débit (de 70.000 à 280.000 m3/seconde lors des crues), l’Amazone (7 025 km de sa source de l’Apurimac dans les Andes à l’Atlantique, plus de 10 km de large dans son cours intérieur) est navigable jusqu’à Manaus. L’Amazone et ses affluents [rio Negro, Japurá, Purús, Madeira, Tapajós, Xingu, Araguaia, Tocantins…] drainent l’Amazonie qui s’étend des plateaux des Guyanes, au nord, de la chaîne des Andes à l’ouest, et du plateau brésilien au sud.

 

En dix ans, la forêt amazonienne s’est rétrécie de 500.000 km² (soit approximativement la superficie totale de la France), la majeure partie perdue devenant des pâturages pour le bétail ou des plantations de soja. En termes de surface, l’Amazonie brésilienne est celle qui est victime de la plus grande déforestation annuelle de la planète.

 

 

Les peuples autochtones

 

 

Les forêts tropicales abritent parmi les dernières tribus indigènes du globe. En coupant les arbres, nous détruisons ces peuples et en même temps leur culture, leurs connaissances, leur science. L’humanité prend le risque de se priver de ce savoir.Plus de 1 000 tribus vivent dans les forêts vierges tropicales. La majeure partie d’entre elles est en voie d’extinction, luttant contre les envahisseurs qui pénètrent sur leurs terres illégalement. Leur disparition provoquerait la perte de tout leur patrimoine culturel mais aussi d’un savoir-faire dont le monde moderne a encore besoin aujourd’hui.

 

La faune et la flore comestibles sont rares dans la forêt amazonienne. Cependant, les Indiens ont su s’adapter à cet univers complexe et tirer parti de sa diversité. Ils se déplacent en fonction des ressources forestières et s’adaptent aux capacités de régénérescence du lieu où ils s’installent. Ils subsistent principalement grâce à la chasse, la pêche et la cueillette. Dans les sociétés traditionnelles, les Indiens dépendent entièrement, beaucoup, peu ou à peine de leurs cultures. Certains cultivateurs itinérants plantent des semences qu’ils laissent se développer seules et reviennent quelques mois plus tard pour la récolte. D’autres cultivateurs sont plus sédentaires. « Les Indiens d’Amazonie pratiquent la culture sur terres déboisées et brûlées depuis des millénaires. Conscients de la fragilité de leur environnement, les parcelles qu’ils laissent en jachère sont suffisamment petites pour que la jungle se reconstitue d’elle-même. » On a pu remarquer que les jardins abandonnés par les Indiens depuis plus de quarante ans sont deux fois plus riches en espèces que les terrains environnants. Les pratiques de gestion traditionnelle permettraient donc aux ressources de se renouveler tout en satisfaisant les besoins des Indiens. Au contraire, les défrichements massifs voués aux plantations et aux pâturages ne permettent pas à la forêt de se régénérer. « Les habitants de la forêt vierge la considèrent comme une terre nourricière, et non comme une menace. »

 

La Fondation nationale de l’Indien, la Funai, prétend que les intérêts des Indiens passent par leur intégration socioculturelle dans la société moderne. La population non indienne établie en Amazonie a augmenté de 1 000 % entre le milieu des années 1950 et aujourd’hui. Toutes les activités qui font venir des hommes en Amazonie apportent aussi des maladies contre lesquelles les Indiens ne sont pas immunisés, et l’alcool, qu’ils ne supportent pas. Malgré les promesses d’action, le gouvernement tarde à expulser les chercheurs d’or, mineurs et autres occupants illégaux des territoires indiens.

 

 

 Les conséquences de la déforestation

 

En Amazonie, on peut constater un déséquilibre tant au niveau végétal, animal que climatique.

Les espèces végétales disparaissent lors de déforestations. Cela pose un réel problème pour la biodiversité végétale car les espèces ne se reproduisent plus. Elles ne peuvent s’accommoder à de nouveaux espaces où elles disparaissent au profit de cultures artificielles.

 

Depuis quelques années, les conditions climatiques de la forêt vierge amazonienne se modifient : un phénomène de sécheresse a été observé au-dessus de la forêt et les précipitations sont plus violentes qu’avant. Les conséquences climatiques dues à la déforestation ne peuvent encore être établies de manière certaine et scientifique mais on constate tout de même un phénomène réel : la modification de l’écosystème.

 

En dix ans, il n’y a jamais eu autant de bouleversements climatiques : la fonte des glaciers, le réchauffement de la planète, les inondations, les records de chaleur, les tempêtes …

 

Ces vagues de chaleur, sécheresses, inondations ou ouragans ne sont qu’un début. L’humanité a toujours eu une formidable capacité d’adaptation. Pourtant, cette capacité d’adaptation sera mise à rude épreuve par le chaos social, économique et politique qu’engendreront ces changements climatiques, les plus rapides et les plus dramatiques de toute l’histoire de l’humanité.

Le taux de dévastation de la forêt amazonienne suit une progression géométrique et si aucune mesure n’est prise, il est probable qu’elle aura totalement disparu d’ici trente ans.

 

La survie des Indiens et la survie de la forêt ne font qu’un. Il y a quelques décennies, il y avait tellement de forêts que les deux n’étaient pas nécessairement liées. Mais aujourd’hui l’une protège l’autre. »

 

L’Amazonie se meurt. Les forêts vierges du monde entier se meurent. La forêt, mais aussi la richesse de sa vie animale et végétale, ses peuplades indigènes et leurs anciennes cultures, l’espoir de trouver de nouveaux remèdes à nos maladies, et surtout la santé de la planète tout entière.

 

Nous autres, citoyens d’autres nations, ne sommes pas les témoins neutres et indifférents de ce problème. Nous en partageons la responsabilité, et devons trouver une solution pour sauvegarder la forêt vierge.

 

Alors que les préoccupations sur l’environnement sont désormais planétaires, la relation que l’on établit entre la destruction par le feu de la forêt vierge et le phénomène général de réchauffement de la planète est d’une extrême gravité. La déforestation est responsable de 75 % des émissions de gaz à effet de serre brésiliennes.

 

L’effet de serre fonctionne comme une serre de maraîcher : les molécules de gaz carbonique, le CO2 permettent aux rayons de soleil de traverser l’atmosphère, et de venir réchauffer la terre mais la couche d’ozone évite un réchauffement excessif en filtrant les rayons infrarouges. Jusqu’aux débuts de la révolution industrielle, il y a deux cents ans, le niveau de gaz carbonique était régulé de façon naturelle par les plantes et les organismes marins qui transformaient le gaz carbonique en oxygène et en carbone.

 

Le déboisement dans les tropiques contribue au réchauffement de la planète de deux manières : les forêts tropicales produisent près de la moitié de l’oxygène mondial en absorbant le gaz carbonique de l’air. C’est pour cette raison qu’on les appelle parfois les “poumons de la planète”. Moins il y a d’arbres et de plantes, moins la terre absorbe de gaz carbonique.

Les forêts jouent un rôle essentiel dans la stabilisation du climat de la planète car elles renferment de grandes quantités de carbone qui contribueraient au réchauffement climatique.


D’ici vingt ans, 80 à 120 milliards de tonnes de CO2 seront libérées suite au déboisement de l’Amazonie. Ce qui aura pour conséquence parallèle une augmentation de la température moyenne mondiale d’un à un degré et demi.

Ce réchauffement entraînera l’élévation du niveau des océans à mesure que fondent les calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groënland. Le réchauffement affectera aussi la direction des courants maritimes et des vents, provoquera des changements climatiques, des inondations et des sécheresses qui mettront en péril la planète tout entière.

 

Des structures géométriques découvertes sous la forêt amazonienne

 

Une partie des structures géométriques découvertes sous la forêt amazonienne

 

 

Légende des structuresSi les circonstances de cette découverte, rendue possible par la déforestation, sont plutôt malheureuses (52.000 km² de forêt amazonienne disparaissent ainsi chaque année), elle n'en demeure pas moins exceptionnelle :

ces vestiges de routes et de bâtiments aux formes géométriques sont en effet tout ce qui reste d'une civilisation encore inconnue des scientifiques, et qui aurait peuplé l'Amazonie il y a plusieurs centaines d'années.

 

 

 

 

 

 

blue-sphere-001David JARRY

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