Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


PROGRÈS ? VOUS AVEZ DIT PROGRÈS ?

Publié par Dav sur 18 Septembre 2012, 21:53pm

Catégories : #Société

    Progrès ? Vous avez dit progrès ?

     

    Suite du marchandage de l'Humanité

     

     

    Amenée au premier plan par les médias, la crise tridimensionnelle (économique, écologique et sociale) n'est pas sans provoquer la crainte auprès de la population.

     

    Il n'y aurait là rien de dramatique si cette crainte était une peur saine qui nous confère la force de bousculer nos conceptions dans le sens d'une prise de conscience. Mais la source de nos problèmes est si parfaitement intégrée à nos vies qu'elle obstrue toutes optiques de changement.

     

    Faute d'une remise en question lucide, les maintes et maintes dispositions prises pour parer aux revers d'une économie de croissance sont aussi efficaces que de creuser un trou pour en combler un autre.

     

    Ces quelques pages ne visent pas à diaboliser le capitalisme et le progrès qui l'accompagne (Toute personne censée et informée connaît, de toute façon, les perversités d'un tel système.) mais il s'agirait plutôt d'exposer certains faits démontrant qu'en réalité ce progrès est très subversif.

     

    D'une part parce que nous négligeons les répercutions directes tout aussi bien qu'indirectes qu'il engendre, mais surtout à cause du sens que nous lui accordons.

     

    Synonyme d'amélioration, le terme « progrès » provient du latin progressus, qui renvoie à l'action d'avancer. Cependant depuis la révolution industrielle la notion de progrès s'est toujours limitée à la multiplication et au perfectionnement de la production, au détriment de paramètres extérieurs tels que le bien-être social ou l'environnement.

     

    D'abord perçus comme une avancée, la résultante de cette conception du progrès est en fait une impasse.

    Confronté à l'épuisement des ressources et à l'appauvrissement culturel, ce modèle est en réalité devenu contreproductif pour l'évolution de l'humanité. C'est bien à la réalité qu'il faille se rattacher dès à présent, car nos comportements et nos modes de vie sont pour la plupart régis par un imaginaire collectif, celui de la croyance en une croissance illimitée.

     

    Or, nul besoin d'être un grand scientifique pour établir que dans un monde aux ressources limitées espérer croître à l'infinie n'est que pure fiction ou utopie. Un enfant de cinq ans parvient à réaliser qu'il ne peut faire plus de châteaux de sable qu'il ne possède de sable dans son bac, et pourtant très peu de politiciens ou d'économistes seraient prêts à admettre que notre continuel quête de croissance se verra un jour confronter au seuil des capacités de notre planète.

     

    Quant aux enfants ignorant le fait précédent, ils savent anticiper dès lors qu'ils voient le sable s'amenuiser petit à petit. Hélas la plus terrible des destructions environnementales ne saurait faire douter l'Homos oeconomicus de sa finalité : Croître pour croître et consommer pour consommer sans aucun contentement ni aucun autre intérêt que le profit immédiat.

     

    Certes pour parer aux limites écologiques de la planète, le développement durable a été érigé en sauveur. Il s'agit pourtant d'une des plus grandes impostures de notre siècle, car les principaux pollueurs usent de ce dernier pour protéger leurs intérêts. Ils l'avancent comme un nouvel argument commercial, et non des moindres, car qui souhaiterait polluer la planète ?

     

    Ainsi le World Business Council for Sustainable Development fusionné à la Chambre de commerce internationale forme un lobby de 163 entreprises transnationales sous le nom de Business Action for Sustainable Development.

    Cet organisme, dont la tâche et de repeindre le monde en vert, réunit donc les principaux responsables de la pollution : Areva, Michelin, Texaco, Dupont, AOL-Time-Warner, etc.

     

    Comme son nom l'indique, le développement durable n'est qu'une roue de secours pour prolonger le développement autant que possible, aussi nuisible soit-il, et sans qu'il ne soit remis en question. Le WBCSD présenté ci-dessus définit d'ailleurs l'éco-efficience qui fait d'un développement qu'il est durable comme étant « accompli par la livraison de biens et de services à des prix concurrentiels qui satisfont les besoins humains et apporte qualité de vie, tout en réduisant progressivement l'impact écologique et l'intensité du prélèvement
    des ressources naturelles... » (1).

     

    L'usage du mot « progressivement » laisserait presque croire qu'il n'y a pas urgence. Pourtant l'urgence est là, et même s'il est vrai que les techniques de production n'ont jamais été aussi peu polluantes, la production mondiale elle, n'a jamais été aussi élevée. Sa constante augmentation rend même les émissions de dioxyde impossible à réduire (2).

     

    Elles devraient continuer de grimper jusqu'à 20 % d'ici 2035, causant une augmentation générale de la température de 3,5° Celsius (3). De grands bouleversements climatiques sont donc à venir, ce qui intensifiera le nombre d'exilés climatiques. Alors que mesure sur mesure ont la volonté de réduire la pollution, seule son augmentation est freinée, et le développement durable qui s'avère plus « rentable » que « durable » ne contribue que peu à la sauvegarde de l'écosystème.

     

    La qualité de vie recherchée par l'éco-efficience se voit donc dégradée, et la satisfaction des besoins humains les plus primaires est en péril, faute de ressources naturelles encore intactes.

     

     

    Notes :
    1. Document du WBCSD pour le Sommet de Johannesburg, 2002
    2. PNUD, Rapport mondial sur le développement humain, 2002
    3. Rapport de l'Agence internationale de l'énergie, 2011

     

    (A suivre)

     

    Un article de Serge Latouche, publié dans Survivre au développement (Fayard)

     

    publi 3-4Vers un nouveau paradigme

    2012 et apres

    Commenter cet article

    lasorciererouge 04/10/2012 20:31


    APPEL A TOUS LES
    FRANÇAIS


     


    Emile Zola sort de sa tombe pour vous réveiller, chers français


     


    "J’accuse le système politique actuel : de s’être soumis aux
    puissances bancaires et chimico-pharmaceutiques agissant en toute impunité, asservissant les peuples à leur profit.


    J’accuse le système politique actuel : de manipuler l’opinion
    publique en vue de l’instauration de nouvelles lois liberticides.


    J’accuse le système politique actuel : de favoriser une élite
    dirigeante corrompue et d’oublier les intérêts du peuple et de nos enfants.


    JE NE SUIS NI COMPLICE, NI RÉSIGNÉ(E) !


    Je ne veux plus de guerres.
    Je ne veux plus que mon pays soit pillé au profit des banques et des multinationales.
    Je ne veux plus d’une classe dirigeante qui décide de mes droits et de ma liberté.


    Je nie la validité d’élections réservées aux seuls politiciens,
    TOUS corrompus !


    Je veux la mise en place d’un nouveau système de gestion du pays
    où les citoyens retrouveront leur souveraineté en s’exprimant directement sur les lois et les orientations de leur pays, sans passer par l’élection d’un représentant qui choisira à leur
    place.


    De tels systèmes existent !


    J’AI LE DROIT DE LES CONNAÎTRE
    ET DE DECIDER !


    D’autres déjà se sont révoltés pour des causes qu’ils jugeaient
    justes et pour faire éclater la vérité aux yeux de l’humanité !"


    (extrait de la lettre d’Emile Zola, L’Aurore du 13 janvier
    1898)


     


    "Ah oui,


    pour les mineurs d'Afrique du sud, je pense à
    Germinal


    Pour les ouvrier de PSA et des autres boites qui licencient
    tandis qu'elles font du profit, je pense à l'assommoir


    Coût de la vie, prix des produits de base qui s'enflamment, cela me fait penser à
    Port-Bouille


    Quand je pense à DSK, au Carlton, à New York, aux pédo-criminels politiques, je relis
    Nana


    Nos agriculteurs se suicident à la pelle, français, lisez donc La Terre


     


    Sur ce mes amis du 21ème siècle, je n'ai pas l'impression d'être mort. je suis même plus vivant que
    jamais. Vous l'avez coùmpris, j'ai la haine et une envie féroce de reprendre la plume


     


    Emile Zola pour WikiStrike

    Skeptikos Evlavis 19/09/2012 09:54

    Tout un chacun peut se rendre compte que l'humanité ne peut pas continuer ainsi, surtout avec une Terre aussi peuplée. Mais peu de gens se remettent en question... Les gestes pour l'environnement
    prônés par les médias sont ridicules par rapport à l'urgence de la situation. Les masses sont sourdes et aveugles, sinon les partis verts auraient des scores de dizaines de pourcents de vote. Je
    crains ce que devra vivre ma fille, et encore plus ce qui attends ses enfants. Ils nous maudiront, notre génération et celle de nos parents, de n'avoir rien fait pour éviter l'effondrement des
    écosystèmes.

    Radomir 19/09/2012 09:11


    La conscience est ce qu'il y a de plus puissant.


    Explorer la conscience permet les plus grandes découvertes.


    Etre conscient c'est "voir" entre autres que le respect est essentiel


    et la plus grande force, que les problèmes sont liés à nos peurs.


    Voila quelques mots maladroits juste pour regretter que la solution :


    "la conscience" ne soit pas envisagée ni citée ici.

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