Le Nouveau Paradigme

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Quand la "déforestation" atteint aussi les mers

Publié par Dav sur 28 Mai 2012, 21:07pm

Catégories : #Environnement

Un quart de la végétation présente au fond des océans a disparu

Un quart de la végétation présente au fond des océans a disparu. Or, tout comme les arbres, elle capte fortement le CO2. Sa destruction pourrait donc bouleverser l’équilibre gazeux de notre planète.

 

La déforestation terrestre, visible, est une plaie majeure pour notre planète, mais sachez que les "forêts" marines ne se portent pas mieux : 29% d'entre elles n’existent plus en raison de la pollution ou du changement climatique. Or, ne pas s'en occuper serait une erreur car les herbiers marins contribuent significativement à la régulation du CO2 atmosphérique.

 

En effet, selon une étude parue le 20 mai dans l’édition en ligne de Nature Geoscience, la végétation marine capterait deux fois et demi plus de carbone par kilomètre carré que les forêts terrestres. Pour chiffrer le phénomène, cela représente 83.000 tonnes métrique de carbone piégées par les plantes marines quand une forêt en absorbe 30.000. Même si ces végétaux ne tapissent que 0,2% des fonds marins, cela représente des surfaces non négligeables pour une planète recouverte d’océans au deux tiers.

 

Aussi, d’après les chercheurs ces plantes conserveraient le carbone beaucoup plus longtemps qu’un arbre "typique". Les recherches ont montré que certains herbiers analysés à travers le monde contenaient du carbone vieux de plusieurs milliers d’années. A l’heure actuelle, les scientifiques estiment que ces plantes marines capturent environ 27 millions de tonnes de carbone par an. Leur disparition progressive pourrait ainsi déstabiliser fortement les concentrations de CO2 atmosphérique.

 

MAXISCIENCES

"publi 3-4Vers un nouveau paradigme"

2012 et aprés

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lasorciererouge 09/07/2012 19:39


Coraux dans le monde: des milliers d'océanographes tirent la sonnette d'alarme


Quelque 2.600 océanographes réunis en Australie ont prévenu lundi que les récifs coraliens dans le monde étaient en train de décliner rapidement et
ont appelé à agir de manière urgente sur le changement climatique pour sauver ce qu'il en reste.



Dans un appel inédit publié à l'occasion du Symposium international sur les récifs coraliens, à Cairns (nord-est), ces scientifiques parmi les plus réputés dans leur domaine soulignent que les
moyens de subsistance de dizaines de millions de personnes sont en danger.

Les récifs procurent travail et nourriture à nombre d'habitants des régions côtières dans le monde, génèrent des revenus via le tourisme et servent de brise-lames naturels en cas de fortes vagues
et de tempêtes, indiquent-ils.

Les scientifiques réclament des mesures urgentes pour parer aux dégâts croissants causés par la montée de la température des océans, l'acidification des eaux, la surpêche et la pollution venue
des terres.

Nous avons une fenêtre dans le temps pour que le monde puisse agir sur le changement climatique, mais elle se rétrécit rapidement, a déclaré Terry Hughes, président du symposium, qui se tient
tous les quatre ans en présence de scientifiques de quelque 80 pays.

Aux Caraïbes par exemple, 75 à 85% de la surface occupée par les coraux a été perdue ces 35 dernières années, note Jeremy Jackson, océanographe au Smithsonian Institution (Etats-Unis). La Grande
barrière de corail en Australie, qui est pourtant un des écosystèmes marins les mieux protégés au monde, a enregistré un déclin de 50% de ses coraux en un demi-siècle.

Ce qui est bon pour les coraux est aussi extrêmement important pour les gens, et nous devons nous réveiller, a déclaré M. Jackson. L'avenir des récifs coraliens n'est pas qu'un problème marin,
c'est un problème capital pour l'humanité.

Stephen Palumbi, de la station marine Hopkins à l'université américaine de Stanford, souligne qu'il faut aussi résoudre les problèmes engendrés par un développement agraire anarchique et des
pratiques de pêches intensives.

Plus de 85% des récifs dans le Triangle asiatique des coraux sont menacés directement par des activités humaines, telles que le développement des régions côtières, la pollution et la
surpêche.

Le Triangle asiatique comprend l'Indonésie, la Malaisie, la Papouasie-Nouvelle Guinée, les Philippines, les îles Salomon, le Timor oriental. Il couvre près de 30% des récifs coraliens du monde et
abrite plus de 3.000 espèces de poissons.

L'appel commun aux 2.600 scientifiques n'est pas un effort supplémentaire visant à décrire la situation, a insisté le président de la Société internationale de l'étude des récifs, Robert
Richmond.

La communauté scientifique a produit une énorme quantité de recherches depuis des années, elles montrent toutes que nous sommes face à une véritable catastrophe à venir. Nous sommes comme des
médecins qui ont diagnostiqué une maladie du patient, mais qui restent impuissants sans une véritable mobilisation financière internationale , a-t-il déclaré.

Nous devons tous être engagés de manière beaucoup plus active et apporter aux autorités publiques des solutions permettant de réussir, a-t-il ajouté.


Source ©AFP

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