Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Quand les professeurs peinent à enseigner la Shoah

Publié par David Jarry - Webmaster sur 27 Janvier 2014, 19:14pm

Catégories : #Société

Un groupe de collégiens devant le «mur de la mort», en 2009, dans l'ancien camp de concentration nazi d'Auschwitz, en Pologne.

Un groupe de collégiens devant le «mur de la mort», en 2009, dans l'ancien camp de concentration nazi d'Auschwitz, en Pologne. Crédits photo : © Ambroise TEZENAS / SIGNATURES/SIGNATURES

Des élèves contestent l'évocation du génocide juif. L'affaire Dieudonné a ravivé un antisémitisme latent.

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Avec l'affaire Dieudonné, une digue morale vient de sauter dans les établissements scolaires, selon certains enseignants interrogés par Le Figaro. «La Shoah, j'en suis gavé depuis la classe de troisième. Entre les émissions de télé, les séries, l'école, on ne parle que de ça. Moi, ça me fait du bien d'en rire avec Dieudonné.» Voici ce qu'a entendu la semaine dernière un professeur d'histoire parisien lors d'un cours consacré à la Seconde Guerre mondiale. «Pourquoi parle-t-on tout le temps du génocide juif et pas du génocide rwandais ou cambodgien?», écrit une élève à la fin d'un devoir d'histoire sans vouloir réaliser, apparemment, qu'elle vit en France. Le mois dernier, une enseignante, professeur contractuelle d'histoire-géographie dans un lycée de Saint-Priest (Rhône), a déposé plainte en raison d'attaques à caractère antisémite de ses élèves. Elle s'est ainsi entendu dire: «On ne veut pas d'une juive comme professeur dans notre classe.»

Sur certaines photos de classe abondamment médiatisées, des élèves font, depuis deux ans environ, le signe de ralliement à Dieudonné, la «quenelle», ce geste que le ministre de l'Intérieur a récemment qualifié d'antisémite mais que les élèves revendiquent plutôt comme «antisystème». Déjà en 2009, alors qu'un enseignant de mathématiques du Blanc-Mesnil avait été la cible d'une inscription anti-juive, la conseillère principale d'éducation du lycée y voyait l'influence de Dieudonné:«Son auteur aurait été influencé par des idées véhiculées dans les banlieues, et par le polémiste qui y fait parfois figure d'idole», estimait-elle.

 

« Il faut entrer dans cette question par le nazisme, par la politique. Si les souffrances ne peuvent être comparées, les systèmes politiques peuvent l'être »

 

Iannis Roder , professeur d'histoire en Seine-Saint-Denis et formateur au Mémorial de la Shoah

 

«Dans certains endroits, il est difficile d'enseigner tout court, ce sont ces endroits où les élèves sont trop éloignés de l'école. Ailleurs, il n'y a pas de difficulté spécifique à enseigner la Shoah», estime toutefois Sophie Ernst, professeur de philosophie, enseignante dans le Val-de-Marne. Avant la forte médiatisation du bras de fer mené par Manuel Valls pour annuler la nouvelle tournée de Dieudonné, avance-t-elle, «une bonne moitié d'élèves» n'avaient jamais entendu le nom du personnage. «Depuis, certaines voix se sont élevées pour dire qu'on en parlait beaucoup parce que les juifs étaient visés.»

«Aujourd'hui, la mémoire est devenue l'affaire de chaque communauté souffrante. Chacun réclame son droit à l'histoire», regrette la philosophe qui propose de réinscrire l'enseignement de la mémoire dans celui de la morale laïque. «On a communautarisé la mémoire, alors que la visée aurait dû rester universaliste.»

 

Rapportant les propos de professeurs démunis face à l'affaire Dieudonné, Vincent Peillon estime que «cette situation n'est pas tolérable». L'enseignement de la Shoah doit-il être remis en question? Pour nombre d'historiens, on a trop souvent considéré l'évocation de cette période de l'histoire comme un moyen de lutter contre l'antisémitisme. Au risque de mélanger les genres. Cet enseignement a aujourd'hui adopté une approche résolument scientifique. Mais pour Iannis Roder *, professeur d'histoire en Seine-Saint-Denis et formateur au Mémorial de la Shoah, des progrès considérables restent à faire.

 

Les professeurs qu'il voit passer - environ 1 000 par an - viennent rechercher des contenus. «Lediscours public laisse à penser que l'on connaît tout sur cette période. Nous sommes abreuvés de Shoah, mais les choses sont mal dites.» Iannis Roder combat ce qu'il appelle «la pédagogie de l'horreur». «En choquant, on paralyse la pensée», poursuit celui qui bannit le film Nuit et Brouillard pourtant souvent diffusé en classe de troisième ainsi que «les pèlerinages doloristes à Auschwitz». D'aucuns estiment même que ces voyages pensés comme des vaccins antiracistes sont un ratage complet. «Il faut entrer dans cette question par le nazisme, par la politique. Si les souffrances ne peuvent être comparées, les systèmes politiques peuvent l'être», résume l'enseignant qui entend ainsi couper court aux interrogations communautaristes classiques formulées par certains élèves.

 

 

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ha 30/01/2014 04:11


Non mais franchement (je vais resté poli...) c'est quoi cette article encore? tien je glisse une quenelle et j'ai pas honte et que personne vienne me dire que ce geste est antisémite il est pour
toi peut être mais pas pour moi! de toute façon y'a na marre de repéter les mêmes choses nous connaissons la vérité et elles ne s'arretera plus, les merdias ont perdues toutes crédibilités au
yeux des gens, enfin!! mais beaucoup sont encore dans la confusion vieux et jeunes. Pour les jeunes certains sont encore trop jeune pour s'interesser à toute cette merde, je peux les
comprendre..mais les jouets d'aujourd'hui ne sont pas les mêmes qu'il y à 15 ans et les jeux actuels sont néfaste pour l'esprit. Je pense à FB qui pour les plus jeunes est un terrain très
dangereux et qui a remplacé les jouets, idem pour les jeux console qui brutalise l'esprit humain. Dans tout ça, l'homme ne sort plus, fait tout de chez lui et la peur grandi si il doit se rendre
dehors, l'habitude de rester chez soi de tout faire de chez soi nous incitent à ne plus vouloir sortir et obeir comme des bons toutous sans répondre.

Yann 28/01/2014 16:16


Vous pouvez râler que l'on ne parle pas assez des génocides Rwandais, Aborigènes ou Incas dans nos livres d'Histoire, il n'en reste pas moins que ces massacres ne nous regardent pas, n'ayant
aucun rapport avec l'Histoire de France.


Par contre, pour ce qui concerne la Shoah, la France s'est faite la complice du régime Nazi en aidant l'occupant à rafler des familles juives entières pour les envoyer dans les camps. Voilà. Que
vous le vouliez ou non, la France a sa part de responsabilité, et ça mérite qu'on en parle.


De la même manière, la France a fait son mea culpa concernant l'esclavage, elle assume son passé et c'est une bonne chôse.

gwendal 28/01/2014 02:33


Pour les jeunes de maintenant, il y a 3 ans ...c'est déjà la préhistoire


Alors, c'est perdu d'avance pour leur faire ce bourage de crâne ...et c'est très bien comme ça, vu que c'est fini depuis 70 ans

É.G.D. ☼ 28/01/2014 02:15


Marre de la "shoah", mais marre aussi de toutes ces commémorations de tueries, de bestialités, de meurtres, de ...


On est en 14. En 2014. On va nous gaver de la guerre 14/18 durant quatre ans. En 39, ce sera la même chose (en pire, avec les pauuuuvres juifs qui auront toute opportunité de raconter leurs
malheurs). Et comme je ne compte pas mourir avant 2045, je vais - aussi - devoir me taper ces machins !


Marre !


Pas seulement des malheurs des juifs, mais marre que la "boucherie" prenne tant de place !


"Pour que ça n'arrive plus", m'a-t-on déjà dit...


Ha oui ?


La bonne blague !


Depuis 1919, on célèbre l'armistice de 1918 (et les morts, et les massacres, et blablabla), et pourtant, il y a encore et toujours des guerres, dont - justement - celle qui a vu se développer la
"shoah".


Alors, venir commémorer au prétexte que c'est ne pas qu'on oublie afin d'éviter les futures guerres, ça me met hors de moi, cette hypocrisie !


On commémore parce que l'Humain vibre au son du canon, oui. Parce qu'il aime ça, oui. Parce que, selon qu'il est un homme ou une femme, toutes ces choses prétendues héroïques, ça le fait bander
ou louiller, oui !


Mais PAS pour éviter que ça se reproduise un jour ! Arrêtons de nous raconter n'importe quoi !


Je HAIS toutes ces commémorations !


Qu'on célèbre les faits heureux, oui, mais pas les saloperies qui prouvent que l'humain n'est qu'une ordure !


Tiens, d'ailleurs, dans la bible, ne dit-on pas "laissez les morts s'occuper des morts" (ou quelque chose comme ça ? désolé de ne pas citer "le livre" à la lettre, je ne suis pas catholique) ? Hé
bien, appliquons ce principe : on fiche la paisx aux morts, et n s'occupe des vivants, assez de ces "commémorations" qui ne servent à rien, sauf à prouver l'hypocrisie de l'Homme !


 


Bonne nuit quand même...

gala 27/01/2014 22:49


raz le bol,on dirait qu'il n'y a qu'eux sur la planete,le vase deborde en martelant


comme ça,ils se rejettent eux meme:pourquoi les merdias ne parleraient-t-ils


pas de bonheur,de paix ,de belles choses porteuses de vie,d'espoir et ce dans


notre present,pour qu"a partir de celui-ci nous construisions un avenir radieux ??!!!

ummite 27/01/2014 20:25


shoah veut dire catastphe en hébreu : alors pourquoi gaver comme des oies les étudiants avec cette shoah ?


des shoahs , il y en eu de tout temps de guerre , les indiens d'amérique ( passés sous silence assourdissant , les
arménien , le conflit hutu et tutsi , les arborigènes d'autralie .


alors quel est l'intérêt d'assommer les étudiants et les autres populations sur cette unique shoah ? les autres ne se valeraient donc pas ?

pffff 27/01/2014 19:41


oui ils ont raison les eleves on dirait que il ya que les juifs qui y sont morts dans cette guerre 


la shoa est devenue un marteau qu'on vous jette a la tete  elle est devenue un instrument de droit a tué en meme temps etre l'inocent  


vive les juifs et chretiens atheistes musulmans mais que les tolerants 

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