Réintroduction de la peine de mort en Europe, devinez qui y aura droit

Publié le 21 Juillet 2011

Les surprises du Traité de Lisbonne

 

peine-de-mort-233x300L’Union européenne a décidé de réintroduire la peine de mort pour les insurgés. Vous ne le croyez pas ? Les médias ne vous l’ont pas appris ? Alors asseyez-vous et attachez vos ceintures.

 

Tous les Etats membres de l’Union européenne ont aboli la peine de mort. Lors d’émeutes, c’est la prison qui est la pire sanction qui attend les insurgés. Or le Traité de Lisbonne admet de nouveau la peine de mort pour les insurgés au sein de l’Union européenne. A la suite de la crise économique, elle s’attend à de graves troubles dans beaucoup d’Etats membres. C’est pourquoi elle tient à ce que le Traité de Lisbonne entre en vigueur le plus rapidement possible.

 

En juin 2008, les Irlandais l’ont refusé et bloqué ainsi son entrée en vigueur. Il vise à étendre considérablement le pouvoir des 27 commissaires de l’Union européenne, à mettre en place un président puissant, à réduire à l’état de vestiges les lois nationales des Etats membres et à rendre possible la peine de mort dans certains cas. L’entrée en vigueur du Traité permet explicitement de «réprimer [si nécessaire], conformément à la loi, une émeute ou une insurrection». La peine de mort pourra être prononcée dans l’UE pour sanctionner «des actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre». Cela a été précisé en petits caractères dans le Bulletin officiel de l’Union européenne du 14 décembre 2007 et dans les commentaires à propos de la Charte des droits fondamentaux qui aurait force de loi si le Traité entrait en vigueur. Il semble que personne n’ait lu ce passage car l’article 2 («droit à la vie») de la nouvelle Charte des droits fondamentaux dispose que «nul ne peut être condamné à la peine de mort ni exécuté.» Cela paraît incontestable, mais dans un passage en petits caractères on trouve les exceptions:

«La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire:

a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale;

b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue;

c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection.»

 

C’est ainsi que l’abolition de la peine de mort est relativisée et invalidée. Selon l’alinéa c), il sera donc possible dans l’UE, malgré l’interdiction officielle de la peine de mort, d’y recourir pour «réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection». Le saviez-vous? Le Bundestag allemand a voté en avril 2008, à une majorité de deux tiers, avec les voix de la CDU, du SPD, du FDP et des Verts, pour l’abandon de la souveraineté en faveur de l’UE, le Traité de Lisbonne et la réintroduction de la peine de mort pour des insurgés qui y est inscrite. La chancelière Angela Merkel a salué le Traité comme étant un «grand projet».

 

Avec l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, le gouvernement de l’UE devient un gouvernement central puissant, comme celui de l’ex-Union soviétique. Les différentes républiques perdront beaucoup de leur importance et devront renoncer à leurs intérêts individuels pour le bien de l’Empire. Les Irlandais qui, contrairement aux Allemands, avaient été consultés par référendum sur le Traité et l’abandon de leur souveraineté qu’il impliquait l’avaient rejeté en juin 2008 également à cause du retour de la peine de mort. A l’automne 2009, il y aura en Irlande une seconde tentative. Pour que tout marche comme prévu, les 27 commissaires européens se sont mis d’accord en secret, le 18 mars, à Bruxelles, sur le fait de modifier plusieurs lois irlandaises avant le référendum. Ainsi l’UE a mené en Irlande, en dépit de l’interdiction de la propagande politique dans les médias étatiques, une campagne politique en faveur du oui au Traité de Lisbonne, campagne financée avec l’argent des contribuables européens.

Afin que les Irlandais votent «correctement» lors du second référendum, cet automne, les 27 pays de l’UE se sont mis d’accord, le 18 mars à Bruxelles, pour aller à la pêche aux voix. Par exemple, les évêques qui prêchent dans les églises en faveur du Traité de Lisbonne, et donc de l’abandon de la souveraineté irlandaise, recevront de l’argent provenant des caisses de l’UE. En tête de la campagne figure la direction du Parlement européen. Elle a même annoncé publiquement qu’elle voulait que le «non» irlandais soit corrigé le plus vite possible, même au moyen de pressions directes exercées sur les évêques irlandais. De nombreux commissaires de l’UE ont estimé que c’était probablement un peu trop audacieux et ils se sont mis d’accord pour acheter des votes en secret.

 

Extrait de:

Udo Ulfkotte, «Vorsicht Bürgerkrieg!

Was lange gärt, wird endlich Wut.»

pp. 361-363. Kopp Verlag, 2009

(Traduction Horizons et débats)

ISBN 978-3-938516-94-2

 

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Dav "2012 un nouveau paradigme"

Rédigé par Dav

Publié dans #Nouvel ordre mondial

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Laurent 21/07/2011



Cet article date de 2009, mais qu'en est-il aujourd'hui de cette loi ?
Est-elle toujours en vigueur ? (ça serait peut-être utile de publier un article plus récent sur ce sujet)

Je vois la relation avec l'autre article qui mentionne que depuis peu, les forces de l'ordre ont désormais le droit de tirer sur les manifestants... celà fait peur mais peut-il réellement être
appliqué dans notre pays ?

J'espère pas, sinon il faut au plus vite que la France sorte de l'Europe !
(ce qui se produira naturellement lors de l'effondrement de l'euro).



perrin 21/07/2011



Lu à partir du site presse galactique, un article confirmant la possibilité donnée aux forces de l'ordre de tirer à balle réelle sur les manifestants lors d'insurrection,  à titre de riposte
en cas d'ouverture du feu sur les représentants de la force publique .... la lecture du dit décret laisse entrevoir un éventail plus large des cas "de droit de tuer" par une analyse de la
situation laissée "aux bons soins" du préfet.


Le décret en question est accessible sur le site" legifrance" en renseignant le numéro du JO 151 du 1er juillet 2011 page 11269.


Ce décret vient confirmer la mise en oeuvre, par ajustement des lois françaises, de cet article  du traité de Lisbonne. Le plus effarant est d'entendre nos représentants s'indigner de la
répression par les armes de certains dictateurs envers leur peuple, alors qu'eux feront de meme si les circonstances exigent que soit défendus leurs privilèges et pouvoirs.


Remercions pour leur franchise et honneteté, leur éthique Mrs Fillon et Guéant.


Rappelons que les résistants sous le régime de Vichy étaient des terroristes.


Rappelons qu'en Iraq les résistants à l'intervention de la coalition seront reconnus comme des héros le temps venu. 


Si la mutation et l'évolution attendue pour 2012 n'avait pas lieu, je peux vous dire que nous aurions beaucoup de soucis à nous faire pour nos droits à la libre expression et à la liberté.