Le Nouveau Paradigme

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Remise à niveau nécessaire pour la sécurité nucléaire

Publié par Dav sur 4 Octobre 2012, 06:08am

Catégories : #Environnement

 

© belga.

 

Le parc des centrales nucléaires européennes nécessite une sérieuse remise à niveau pour assurer la sécurité des réacteurs situés dans des zones habitées, mais aucune fermeture ne sera recommandée par la Commission européenne, selon un rapport qui doit être présenté jeudi.

 

 

 

Les investissements nécessaires sont évalués entre 10 et 25 milliards d'euros. Le commissaire en charge de l'Energie, l'Allemand Gunther Oettinger, présentera ces conclusions jeudi lors d'une conférence de presse.

 

Rien dans ce rapport n'est alarmiste pour les gouvernements des 14 pays nucléaires (Allemagne, Belgique, Bulgarie, Espagne, Finlande, France, Hongrie, Pays-Bas, République Tchèque, Roumanie, Royaume Uni, Slovaquie, Slovénie et Suède). Les défaillances identifiées peuvent toutes être corrigées et les conclusions ne permettent pas à la Commission de recommander des fermetures, a confié à l'AFP une source proche du dossier.

 

Le document de 25 pages recense des problèmes identifiés par les autorités de sûreté nationales lors de tests de résistance à une coupure d'électricité provoquée par une catastrophe naturelle, comme ce fut le cas pour la centrale japonaise de Fukushima, ou un accident d'avion.

 

L'eurodéputé vert français Yannick Jadot a déploré mardi la limitation de l'exercice. Il préconisait "une analyse exhaustive et approfondie des risques d'incendie, d'explosion, d'actes malveillants, de chute d'un avion, d'erreurs humaines ou encore de la combinaison de plusieurs de ces risques".

 

La sûreté des centrales, notamment la protection contre une attaque terroriste, a été traitée par un groupe spécial mis en place par les gouvernements, mais ses conclusions resteront confidentielles.

 

Toutes les centrales nucléaires de l'UE montrent des défaillances, y compris les 7 réacteurs de Doel et Tihange. Les deux sites belges nécessitent des investissements pour mieux les protéger des secousses sismiques.

 

Les autorités françaises ont déjà décidé la fermeture fin 2016 de la centrale de Fessenheim, la plus ancienne du parc nucléaire français. Elle présente pourtant moins d'insuffisances que les centrales de Cattenom, Chooz, Golfech, Nogent, Paluel et Penly.

Mais toutes sont équipées de recombineurs d'hydrogène, un équipement qui permet de prévenir des explosions d'hydrogène et qui fait cruellement défaut dans les 10 centrales du Royaume Uni et cinq des six centrales espagnoles.

Les 12 sites allemands sont pris en défaut pour la gestion d'un "accident grave".

 

Et deux centrales, Olkiluoto en Finlande et Oskarshamn en Suède, ont moins d'une heure d'autonomie pour restaurer les fonctions de sécurité si elle sont privées d'électricité, comme ce fut le cas à Fukushima.

 

L'évaluation des coûts n'est pas non plus une surprise. Philippe Jamet, représentant français du Groupe des régulateurs européens dans le domaine de la sûreté nucléaire (ENSREG), qui a mené les tests, avait chiffré en juin entre 100 et 200 millions d'euros par centrale le coût des investissements pour la France, qui compte 58 réacteurs.

 

Le rapport sera soumis aux dirigeants de l'UE lors de leur sommet les 18 et 19 octobre à Bruxelles. Il leur reviendra de prendre les décisions qu'ils jugeront utiles, car la Commission ne peut rien imposer.

 

134 réacteurs sont actuellement en service dans 68 centrales et 111 sont actuellement situés dans des zones urbanisées où vivent plus de 100.000 habitants dans un rayon de 15 km. Mais les tests de sécurité n'ont pas porté sur la capacité d'évacuation en cas de catastrophe.

 

édité par: Sophie Lapy
belga.be

publi 3-4Vers un nouveau paradigme

20102 et apres

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lasorciererouge 18/12/2012 20:03




Aujourd'hui, 18 décembre, chers habitants voisins de la centrale nucléaire de Dampierre en Burly, vous apprenez que vous êtes
morts






Mardi 18 décembre, la déjà bien vieille centrale de Dampierre en Burly sera l’objet, explique EDF, d’un« exercice grandeur nature » pour
un accident nucléaire. Tellement « grandeur nature » que les autorités expliquent à l’avance que cette simulation basée sur d’importants rejets d’éléments radioactifs dans
l’atmosphère ne concernera que... 340 personnes habitant dans un rayon de...deux kilomètres. L’exercice évitera soigneusement la petite ville de Dampierre en Burly, toute proche, qui en
compte 1400. Tout comme la commune de Nevoy et ses 1200 résidents et celle de Gien, 15 000 personnes. Ces deux agglomérations dont la zone urbaine comptent 24 000 habitants et sont toutes les
deux à l’Ouest des quatre réacteurs de la centrale, c’est à dire dans la zone que la radioactivité toucherait en quelques minutes.


« Le pire est prévu, explique le directeur de la centrale à la presse locale, afin que l’entraînement apporte le maximum de
solutions à un maximum de situations ». Déclaration qui relève de la désormais célèbre langue de bois, approuvée par les syndicats, pratiquée depuis des lustres par les responsables d’EDF.
Lesquels, par exemple, n’ont toujours pas expliqué pourquoi et comment un salarié de la centrale a été contaminé le 29 novembre dernier.


Les responsables d’EDF, avec cet exercice pour lequel seulement une part négligeable des populations sera concerné, cherchent
une nouvelle fois à persuader les habitants de la région qu’un éventuel accident aurait des conséquences limitées et que la radioactivité s’arrêtera sagement là où ils l’ont décidé. Ce qui ne
correspond évidemment à aucune réalité météorologique. Tous les accidents ou incidents du passé, et pas seulement à Fukushima, à Three Miles Island et à Tchernobyl, ont amplement démontré
trois choses. D’abord que le déroulement d’un accident est imprévisible dans son développement, ensuite que la radioactivité n’obéit pas aux prudences des prophètes du nucléaire et enfin que
les rejets éventuels concernent aussi les cours d’eau qui refroidissent en permanence les réacteurs. C’est à dire la Loire pour Dampierre, Loire qui devrait notamment charrier elle aussi des
éléments radioactifs vers Orléans sans qu’il soit possible de les arrêter. Dans ce cas d’école destiné à rassurer et à prouver que l’accident nucléaire n’est pas plus dangereux qu’un accident
nucléaire n’est qu’un simple accident industriel, les responsables de la centrale et d’EDF, contribuent à banaliser le fonctionnement d’une centrale.


Quand la sirène de Dampierre se déclenchera mardi à 9 heures, les 340 habitants officiellement concernés seront prévenus par
téléphone, ce qui serait impossible pour les 24 000 autres se trouvant dans le cône de dispersion de la radioactivité en cas d’accident réel. Les routes d’accès à la zone restreinte définie
pas les autorités, seront barrées par les gendarmes. Lesquels, dans une réalité menaçante, ne seraient même pas équipés d’un matériel leur permettant d’échapper au danger. Quant aux autres,
ils attendront le véritable accident pour savoir quoi faire. Ils pourront toujours s’occuper à chercher fébrilement les fameuses pastilles d’iode qui n’ont pas été distribuées depuis des
années dans tout le canton. Ils pourront toujours appeler le 800 201 299 ou le 02 38 62 48 48 pour manifester leur mécontentement devant cette simulation dérisoire...


D’ailleurs, comme il ne faut pas effrayer les abonnés à EDF, les gendarmes ont reçu comme instructions de ne pas s’opposer à la
circulation avec leurs barrages. Ils feront simplement de la figuration qui n’est pas intelligent. Alors que chacun sait qu’en cas d’accident, même limité, l’annonce de l’accident
entraînerait instantanément un embouteillage monstre provoqué par les habitants pressés de fuir et d’aller récupérer leurs enfants dans les écoles. D’autant plus que les spécialistes de la
cellule de crise installée à Fontenay aux Roses dans la banlieue parisienne, ne sont toujours pas d’accord sur la conduite à tenir : se calfeutrer dans les maisons ou fuir le plus rapidement
possible en espérant échapper au nuage dangereux.


Il serait plus logique, pour EDF et surtout pour les habitants, de ne pas s’opposer plus longtemps à la fermeture de cette
centrale vieillissante qui a été à plusieurs reprises rappelée à l’ordre pour ses manquements à la sécurité. Que celle ci concerne ses salariés ou les intérimaires de plus en plus
nombreux.


Il serait plus honnête également qu’EDF renonce au chantage au chômage qui serait provoquée par la fermeture, alors que le
démantèlement d’une telle installation donnera du travail aux ingénieurs, aux techniciens et aux ouvriers d’EDF pour au moins une quarantaine d’années....





P.-S.



Au fait, si comme les augures nucléaires l’affirment et le répètent, l’accident est impossible, pourquoi se donner du
mal à faire semblant d’en simuler un ?


Source: Politis


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